Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Jun 26, 2023 • 2min

Combien de temps faut-il pour aller sur l'exoplanète la plus proche ?

L'homme a toujours envie de pousser plus loin son exploration de l'espace. Mais il est limité, dans cette entreprise, par les moyens dont il dispose. S'il est possible, du moins en théorie, de visiter les planètes de notre système solaire, par le biais d'un vaisseau habité ou d'une sonde, il est bien difficile d'aller au-delà.En effet, l'exoplanète, donc en dehors de notre système solaire, la plus près de nous, est, malgré tout, bien trop éloignée pour être accessible. De fait, les vaisseaux et les sondes actuels ne permettraient pas de l'atteindre dans des temps humainement raisonnables.L'exoplanète la plus proche de la Terre est située dans la constellation du Centaure. Cette planète, qui se nomme Proxima b, se trouve à environ 4,24 années-lumière de la Terre, soit à peu près 40.000 milliards de kilomètres.Elle est en orbite autour de l'étoile la plus proche de nous, Proxima du Centaure. Malgré cette très relative proximité, il faudrait aux sondes les plus rapides, qui se déplacent, à ce jour, à la vitesse de 15 kilomètres par seconde, environ 60.000 ans pour parvenir sur cette planète.Un autre exemple aidera à mieux comprendre l'impossibilité, du moins avec les moyens actuels, d'un tel voyage sidéral. C'est celui que nous donne la sonde Voyager 1, lancée dans l'espace en 1977.À ce jour, elle se trouve à plus de 20 milliards de kilomètres de la Terre, ce qui en fait la sonde la plus éloignée de notre planète. Pour considérable qu'elle paraisse, la distance qu'elle a parcourue ne représente pourtant que 0,002 année-lumière.On comprend, dans ces conditions, qu'une expédition vers Proxima b demeure, pour l'instant, un rêve inaccessible.Il existe cependant des technologies plus efficaces, comme le moteur ionique, qui permettrait d'arriver à une vitesse de 60 kilomètres par seconde. Mais les scientifiques ont calculé que, pour atteindre Proxima b en 40 ans, avec une cargaison d'environ une tonne, il faudrait emporter une quantité de carburant qui excéderait la masse de l'Univers ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 25, 2023 • 2min

Comment le graphène a-t-il été découvert ?

Le graphène est un matériau issu du graphite, qui compose nos mines de crayons à papier. On en supposait l'existence depuis longtemps, sans avoir, jusqu'à ce jour, réussi à l'isoler.Extrêmement plat, il est composé d'atomes disposés selon une structure évoquant un nid d'abeilles. Il s'agit aussi d'un matériau très résistant et très dense, que le gaz le plus volatile ne réussira pas à pénétrer.Quasiment transparent et excellent conducteur d'électricité, le graphène est considéré, en raison de toutes ces propriétés, comme un matériau très prometteur. Aussi est-il utilisé à de nombreuses fins.En effet, on s'en sert pour fabriquer des panneaux lumineux et des écrans tactiles transparents. On pourrait aussi utiliser ce matériau flexible et léger pour mieux stocker l'énergie ou pour des applications biomédicales.En plus de toutes ces propriétés, le graphène peut faire office d'accélérateur de particules, les électrons circulant dans ce matériau à une vitesse prodigieuse. Il pourrait donc favoriser l'étude de certains phénomènes physiques.Le graphène étant un matériau très instable, on pensait, jusqu'à une date très récente, qu'il serait très difficile de l'isoler et de le conserver. Mais, voilà quelques années, en 2004, deux physiciens ont relevé le défi.Et ils n'ont pas eu besoin d'un matériel très sophistiqué pour arriver à leurs fins. En effet, il leur a suffi d'un crayon et d'un peu de scotch. En appliquant le scotch sur la mine du crayon à papier, et en le décollant, ils ont fini par recueillir un échantillon de graphène, le premier dont on disposait.Malgré le caractère artisanal de leurs méthodes, cette découverte a impressionné leurs pairs. Et elle a valu à ces deux scientifiques ingénieux le prix Nobel de physique pour 2010.À cette occasion, le comité Nobel, chargé d'attribuer la prestigieuse récompense, a souligné combien l'improvisation, ou même le jeu, comme dans ce cas, pouvaient faire progresser la science.Une autre équipe de scientifiques a recueilli des échantillons de graphène en faisant chauffer un autre matériau. Mais le graphène obtenu ainsi n'a pas les même propriétés que celui recueilli au moyen du ruban adhésif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 22, 2023 • 2min

Les empreintes de pieds et celles des mains sont-elles identiques ?

On sait que la police et l'administration utilisent les empreintes digitales comme le moyen infaillible d'identifier une personne. En effet, ces circonvolutions particulières de la peau, qu'on remarque sur les doigts, sont particulières à chaque individu.Même les vrais jumeaux ont des empreintes digitales différentes. Apparus entre la 16e et la 25e semaine de grossesse, ces dessins sont d'origine génétique, mais ils se forment aussi durant la gestation.De tels signes n'apparaissent d'ailleurs pas seulement sur les doigts, mais aussi sur la paume des mains. Depuis 2009, la police a le droit d'utiliser ces empreintes "palmaires".Mais les empreintes digitales ne se forment pas seulement sur les doigts. Elles apparaissent aussi sur les orteils et la plante des pieds. Et celles-ci aussi sont propres à chaque individu.En théorie, rien n'empêche d'utiliser les empreintes d'orteils comme un moyen d'identification supplémentaire. En pratique, cependant, on se doute que la mise en œuvre d'une telle méthode est plus malaisée.Par ailleurs, de par leur forme, plus arrondie, les orteils donnent des empreintes moins précises. Mais l'utilisation de ces empreintes d'orteils a tout même permis d'élucider quelques affaires criminelles.Ainsi, en 1952, un voleur a laissé l'empreinte de ses orteils dans l'entrepôt qu'il venait cambrioler. Il avait retiré ses chaussures pour faire moins de bruit et, ses chaussettes étant trouées, il a laissé la marque de ses pieds sur le sol. C'est l'exploitation de ces empreintes qui a permis de le confondre.Ces empreintes uniques, qui s'inscrivent sur l'épiderme, ne sont pas propres à l'homme. Certains singes en possèdent aussi. Sur la truffe d'un chien, on trouve également des dessins singuliers, qui n'appartiennent qu'à lui. Quant au cheval, on discerne aussi des empreintes "digitales" sur le vestige d'un doigt qui a disparu au cours de l'évolution. Elles servent aussi à identifier ces animaux.D'autres parties du corps humain sont assez particulières à chaque individu pour permettre son identification. C'est notamment le cas du conduit auditif, de la forme du réseau veineux ou de celle de l'iris, qui est une partie du globe oculaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 21, 2023 • 2min

Le chromosome masculin Y est-il en voie de disparition ?

On sait que les chromosomes sont légèrement différents chez l'homme et la femme. Il en va de même chez les animaux. En effet, si la femme possède deux chromosomes X, l'homme n'en a qu'un, auquel s'ajoute un chromosome Y.Ce chromosome comprend peu de gènes, mais l'un d'entre eux joue un rôle essentiel dans la détermination du sexe de l'embryon et dans l'apparition et le développement des attributs mâles.La dissymétrie entre les chromosomes X et Y, qui possède beaucoup moins de gènes, ne laisse pas d'être préoccupante. En effet, au départ, les chromosomes Y des mammifères comprenaient de très nombreux gènes.Voilà environ 300 millions d'années, en effet, ils en possédaient environ 1.400.Le problème est que le chromosome Y a peu à peu perdu ses gènes. En l'espace d'environ 160 millions d'années, il en aurait perdu 900. Et cette déperdition est telle qu'il ne lui en reste plus que 55.Et si le chromosome Y continue à se dégrader au même rythme, ses derniers gènes devraient disparaître dans 11 millions d'années environ. Pour certains spécialistes, cette situation pourrait provoquer, d'ici environ 125.000 ans, une infertilité des hommes.Alors l'espèce humaine ne pourrait que disparaître. Mais de telles spéculations, très pessimistes, ne semblent pas refléter la réalité. En effet, de récentes découvertes rendent moins sombre l'avenir de notre espèce.De fait, des scientifiques se sont aperçus que, chez deux espèces de rongeurs, les mâles étaient dépourvus de chromosome Y. Et pourtant, ces espèces ne sont pas éteintes, ce qui signifie que les mâles sont capables d'en assurer la perpétuation.Une étude plus poussée, sur l'une de ces lignées, a permis aux chercheurs de constater que ces rongeurs avaient subi une légère modification génétique. Ils ont trouvé, chez les mâles de cette espèce uniquement, un nouveau gène, capable de provoquer la détermination du sexe.D'une certaine manière, il remplacerait donc le chromosome Y dans ce rôle. Rien n'empêche de penser qu'une telle évolution pourrait aussi concerner l'espèce humaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 20, 2023 • 2min

Pourquoi la Nasa lance-t-elle le projet « A Sign in Space » ?

Comme beaucoup de leurs confrères, les scientifiques de la NASA croient peu probable que la Terre soit, au sein de l'immensité de l'univers, la seule planète qui ait pu abriter une vie intelligente.C'est pourquoi, depuis des décennies, ils envoient dans l'espace des messages destinés à une hypothétique civilisation extraterrestre. Dès 1969, Neil Armstrong en avait déposé un sur la Lune, dans le cadre de la mission Apollo 11.En tout, une trentaine de messages ont été transportés en dehors de notre planète, dont certains au-delà des limites de notre système solaire.Mais le nouveau message élaboré par la NASA est assez différent. Il a été conçu en collaboration avec l'Agence spatiale européenne et l'Institut SETI, dont la mission est précisément de rechercher la présence, dans l'univers, d'une vie intelligente.En effet, il ne s'agit pas, cette fois-ci, d'adresser un message de plus à d'éventuels extraterrestres, mais d'en élaborer un dont ils soient les auteurs. En effet, pour les scientifiques de la NASA, il faut aussi se préparer à l'éventualité de recevoir un message de l'espace.Ce projet original, baptisé "A sign in space", consiste donc à mettre au point un message crypté, envoyé à la Terre depuis un vaisseau placé en orbite autour de Mars en 2016, et dont la mission est d'étudier l'atmosphère de la planète rouge.Le message a d'ores et déjà été reçu par plusieurs observatoires, situés notamment aux États-Unis et en Italie. Mais une autre originalité de ce projet est de compter sur la participation du public.En effet, chacun est invité à contribuer au décodage et à l'interprétation de ce message. Il suffit pour cela de se faire connaître et de remplir un formulaire spécifique. À l'appui de leurs suggestions, les personnes intéressées sont invitées, si elles le souhaitent, à envoyer des dessins ou des croquis.Une manière d'habituer les Terriens à une éventualité qui pourrait se produire un jour. Il s'agit donc de savoir, dès maintenant, si les humains sont capables de déchiffrer un message censé provenir d'une civilisation extraterrestre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 19, 2023 • 2min

Pourquoi la viande artificielle pollue-t-elle davantage que la viande naturelle ?

A priori, la viande semble rencontrer moins de succès auprès des consommateurs. En effet, la vogue des régimes végétariens ou végans semble se confirmer. Mais ce n'est qu'une fausse impression, en partie du moins.En effet, d'après l'Organisation des nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la consommation de viande devrait progresser de 70 % d'ici 2050.Ce qui ne laisse pas de préoccuper les écologistes. En effet, les éleveurs, qui ont besoin de prairies pour leurs animaux, encourageraient la déforestation. Sans oublier les grandes quantités d'eau nécessaires à l'abreuvement des animaux et à la croissance des herbages. Par ailleurs, l'élevage serait à l'origine de plus de 14 % des émissions de gaz à effet de serre.C'est pourquoi la viande artificielle, produite à partir de cellules animales, traitées et fermentées en laboratoire, apparaît une solution intéressante aux défenseurs de l'environnement, mais aussi à ceux du bien-être animal.La production de viande artificielle ne serait pourtant pas sans danger pour la planète. Si l'on en croit les conclusions d'une récente étude, en effet, l'empreinte carbone liée à la culture d'un kilo de bœuf en laboratoire serait 4 à 25 fois plus importante que celle d'un kilo de viande produite dans des conditions ordinaires.En cause, les produits nécessaires à la production de cette viande artificielle. Par ailleurs, la méthode utilisée, notamment pour prévenir tout risque d'infection provenant des cellules prélevées, emploie une grande quantité d'énergie.Les auteurs de l'étude préconisent d'ailleurs l'utilisation d'énergies renouvelables, de manière à réduire l'empreinte carbone de cette activité.Les industriels doivent cependant veiller à ce que leurs efforts pour réduire l'empreinte carbone de la viande artificielle n'entraînent pas des coûts supplémentaires. Pour l'heure, en effet, son prix n'est guère comparable à celui de la viande traditionnelle.De fait, la valeur du premier steak de viande artificielle, fabriqué en 2013, était estimée à 250.000 euros ! Des progrès ont été faits depuis lors puisqu'une entreprise a réussi à produire du poulet artificiel se vendant aux environs de 14 euros le kilo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 18, 2023 • 2min

Quel a été le projet fou de 4 nonnes italiennes ?

Depuis la fin du XIXe siècle, un laborieux travail a permis d'enregistrer les données astronomiques de millions d'étoiles. Cette collecte d'informations fut menée dans le cadre d'un projet baptisé "carte du ciel", entrepris en 1887 sous l'impulsion d'astronomes de l'observatoire de Paris.Le projet consistait à prendre plus de 20.000 clichés du ciel. Les plaques photographiques qui en seraient tirées devraient être examinées minutieusement, avec des microscopes ou d'autres instruments de précision.Le but était de déterminer la position des étoiles figurant sur chaque plaque, en utilisant, pour cela, des astres plus notables, qui serviraient de référence.Des observatoires du monde entier devaient se partager la tâche. 18 ont répondu à l'appel, chacun devant photographier un morceau du ciel. L'observatoire du Vatican était du nombre.Pour mener sa mission à bien, son directeur fait appel, en 1909, à la supérieure d'une congrégation religieuse, l'ordre de Maria Bambina. En effet, il a besoin de deux moniales dévouées et patientes.De fait, ce travail de cartographie du ciel est une tâche répétitive et fastidieuse. Il demande aussi une bonne vue. En somme, une tâche subalterne, que les préjugés du temps réservaient aux femmes. La mère supérieure désigne donc deux religieuses, qui seront bientôt suivies de deux autres.Elles se mettent aussitôt au travail. Entre 1910 et 1921, Elles notent la localisation et la luminosité de plus de 480.000 étoiles ! L'entreprise ne passe pas inaperçue. En 1920, en effet, le pape Benoît XV reçoit les quatre nonnes en audience privée. Huit ans plus tard, elles sont même décorées par Pie XI.Malgré tout, le nom de ces religieuses est tombé dans l'oubli. L'assistant du directeur de l'observatoire du Vatican vient de les tirer de cet injuste anonymat.En effet, elles ont contribué, par leur patient travail, à la collecte des innombrables données alimentant les 254 volumes de cet atlas du ciel. On y trouve des informations précises sur plus de 4,5 millions d'étoiles.Aujourd'hui, le labeur minutieux de ces "petites mains" de l'astronomie est remplacé par de puissants ordinateurs, qui complètent cette cartographie du ciel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 15, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'une “super Terre” ?

Munis d'instruments d'observation toujours plus puissants, les astronomes ne cessent de faire des découvertes nouvelles. C'est ainsi qu'ils détectent, en dehors du système solaire, la présence de planètes qualifiées de "super terres". À quoi ressemblent-elles?Le qualificatif "super", donné à ces planètes, signifie qu'elles sont plus grosses que la Terre. Autrement dit qu'elles ont une masse plus grande que celle de notre planète. Cependant, les scientifiques ne s'accordent pas sur la mesure précise de cette masse.Pour certains, une planète ayant 5 fois la masse de la Terre serait une "super Terre", pour d'autres elle n'aurait droit à ce titre que si elle était 10 fois plus massive que la Terre.Par ailleurs, une "super Terre" est une planète rocheuse. Elle se distingue donc des planètes gazeuses qui, comme Jupiter ou Saturne, appartiennent à notre système solaire. En effet, celui-ci ne contient aucune "super Terre". C'est pourquoi les seules qui ont été décelées sont des exoplanètes, situées en dehors de notre système solaire.Appeler une planète "super Terre" ne suppose nullement qu'elle soit habitable. Et ce, même si la découverte de vapeur d'eau dans l'atmosphère d'une lointaine exoplanète, qu'on hésite d'ailleurs à qualifier de "super Terre", a soulevé quelque espoir en ce sens.Les astronomes disposent de deux techniques pour repérer la présence d'une "super Terre". Pour comprendre la première méthode, il faut se rappeler que l'exoplanète observée est en orbite autour d'une étoile.Pour mesurer la taille de l'exoplanète, on apprécie la baisse de luminosité de l'étoile quand l'exoplanète est amenée, dans sa course, à la masquer partiellement. Cette technique ne permet pas d'évaluer la masse de la planète.Pour tenter d'apprécier celle-ci, les scientifiques se fondent sur la force gravitationnelle exercée par la planète sur son étoile. Ces calculs ne proviennent pas d'une observation directe, qui n'est pas possible dans la plupart des cas.Les astronomes doivent également éviter de confondre, au cours de leurs observations, les "super Terre" avec les mini Neptune. Ces dernières planètes, gazeuses et plus petites que Neptune, peuvent être confondues, dans certains cas, avec les "super Terre". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 14, 2023 • 2min

Pourquoi la fraise n’est-elle pas un fruit ?

Quand, la saison venue, vous mordez dans la chair succulente d'une fraise, vous pensez vous régaler d'un de vos fruits préférés. Or, il y a là une légère erreur. En effet, la fraise n'est pas un véritable fruit.Ou plutôt, elle est composée de centaines de petits fruits. En effet, les fleurs, qui donnent généralement les fruits, sont, dans le cas du fraisier, constituées par une sorte de réceptacle, le synophore.La fraise naît en quelque sorte de l'expansion de ce réceptacle, qui provient de la fécondation de l'ovule de la fleur de fraisier.C'est sur ce réceptacle charnu, au large essor, que se fixent de petites graines, appelées "akènes". En botanique, ce terme désigne en effet un fruit sec. On voit d'ailleurs ces petites graines sur la surface de la fraise.À proprement parler, la fraise n'est donc pas un fruit, mais l'association d'une centaine de petits fruits. Ce sont donc eux que l'on mange quand on déguste une fraise.La fraise est donc un fruit complexe, ce que les botanistes appellent un "polyakène". Mais elle n'est pas la seule dans ce cas. La framboise ou la mûre sont, elles aussi, de faux fruits.Elles sont composées de sortes de graines, appelées "drupes", qui, en l'occurrence sont les vrais fruits. Ce type de faux fruits a reçu le nom de "multiples".De fait, s'il existe plusieurs catégories de faux fruits, c'est qu'ils sont finalement assez nombreux. Ainsi, on peut encore citer les faux fruits "composés", dont l'ananas fait partie.En effet, l'ananas provient en quelque sorte de la soudure de petites feuilles. Les botanistes parlent, dans ce cas, d'"infrutescence".Mais il existe encore d'autres faux fruits, et parmi les plus communs. Qui se doute que la pomme, ce fruit si consommé, en fait partie ? Seul le cœur de la pomme correspond au véritable fruit, le reste constituant le réceptacle floral.Pour être faux, aux yeux de la science, tous ces fruits n'en sont pas moins succulents.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 13, 2023 • 2min

Qu'est-ce que le monstre de Tully ?

En 1950, Francis Tully, un paléontologue amateur, trouve, dans un site fossilifère de l'Illinois, aux États-Unis, le fossile d'une créature qui fera beaucoup parler d'elle. On la surnomme le "monstre de Tully".Non en raison de son apparence repoussante, mais du fait de la difficulté de la classer dans l'un des groupes définis par la taxonomie. Autrement dit, le "monstre de Tully" faisait-il partie des vertébrés ou des invertébrés ?On pencha d'abord pour la seconde solution, dans la mesure où ce petit animal marin, qui fréquentait les eaux côtières peu profondes, voilà environ 300 millions d'années, ne semblait posséder ni colonne vertébral ni système osseux.Mais, durant de longues années, les scientifiques ont poursuivi leurs recherches. Et, en 2016, une équipe de chercheurs américains est parvenue à la conclusion que le "monstre de Tully" était plutôt un vertébré.Ils ont notamment cru déceler, chez cet animal, la présence d'une notochorde, une structure précédant l'apparition de la colonne vertébrale. Pour eux, le monstre de Tully possédait d'autres éléments caractéristiques des chordés, ces animaux qu'on peut classer dans une catégorie intermédiaire, entre les invertébrés et les vertébrés.Mais les recherches plus récentes de scientifiques japonais vont dans le sens opposé. Pour eux, le monstre de Tully serait bien un invertébré. Pour arriver à ces conclusions, ils ont utilisé des techniques sophistiquées, l'une d'entre elles permettant de récréer en 3D un de ces animaux, à partir d'une radiographie aux rayons X.Une technique qui permet de voir des détails invisibles pour les chercheurs précédents. Sur la base de cet examen, les scientifiques ont montré que certains muscles du monstre de Tully ne se retrouvaient en fait ni chez les chordés ni chez les vertébrés.Quant aux "dents" repérées sur l'animal, elles seraient très différentes de celles des lamproies, avec lesquelles on avait voulu les comparer.Pour autant, ces chercheurs japonais ne savent pas encore dans quel groupe d'invertébrés classer le monstre de Tully. Certains les associent tout de même aux chordés, d'autres les reliant plutôt aux protostomiens, qui regroupent les vers ou les escargots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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