Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Sep 18, 2023 • 2min

Peut-on vraiment voir le Mont Blanc depuis la Tour Eiffel ?

Tous les écoliers de France le savent : du haut de ses 4.810 mètres, le mont Blanc est le plus haut sommet de l'Hexagone. Il doit donc se voir de très loin. Et, de fait, on peut parfois l'apercevoir depuis la Suisse ou même l'Alsace.Certains prétendent même qu'un visiteur parvenu au sommet de la Tour Eiffel pourrait distinguer cette montagne.Il est vrai que l'œil humain est capable de discerner des objets très éloignés. Et il les verra d'autant mieux qu'ils sont plus hauts et que l'observateur est lui-même plus grand.Ainsi, si une personne d'1,80 m peut distinguer un homme à une distance de près de 4,80 km, il pourra apercevoir la flèche de la cathédrale de Chartres, qui s'élève à plus de 110 m du sol, même s'il se trouve à 38 km de là.Une planète sphériqueAlors, est-il possible de voir le mont Blanc depuis la Tour Eiffel ? Sans répondre encore à cette question, il faut rappeler que certaines conditions doivent être réunies pour qu'un observateur distingue un objet lointain.Il faut d'abord qu'aucun obstacle n'obstrue le champ de vision de l'observateur. Par ailleurs, il verra plus loin s'il gagne en hauteur. À cet égard, la Tour Eiffel est donc un bon point d'observation.Notre planète étant sphérique, les objets que l'observateur s'efforce de voir vont finir par disparaître sous la ligne d'horizon. Pour calculer cette distance, à partir de laquelle les objets ne sont plus visibles, il faut recourir au célèbre théorème de Pythagore.Il nous enseigne que le mont Blanc est visible à 247,5 km à la ronde, alors que la Tour Eiffel, haute de 324 m peut être encore aperçue par un observateur situé à 64,2 km. Or, comme la distance de Paris au mont Blanc est d'un peu plus de 475 km, il est donc impossible de percevoir la montagne du haut du célèbre monument parisien.En altitude, enfin, la lumière ne se diffuse pas tout à fait en ligne droite, ce qui limite la perception des objets lointains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 17, 2023 • 2min

Depuis quand portons-nous des chaussures ?

L'histoire de l'humanité est faite de petits détails significatifs. Parmi les questions que se posent les scientifiques, figure notamment celle concernant la date de l'apparition des chaussures.Certaines découvertes permettaient de penser qu'elle est très ancienne. Ainsi, des peintures rupestres, datant de 13 à 15.000 ans, faisaient apparaître des hommes chaussés de bottes en fourrure.Mais certains spécialistes pensent que l'homme aurait cessé de marcher pieds nus encore beaucoup plus tôt. En effet, des empreintes de pas particulières ont été trouvées sur trois sites d'Afrique du Sud.Ce qui a intrigué l'équipe de chercheurs, c'est l'aspect très net de ces empreintes. De fait, les bords étaient arrondis et les orteils n'y étaient pas imprimés. De plus, la découverte de petites cavités fait penser à la présence de lanières, attachées à des chaussures.D'après ces scientifiques, les roches où ont été relevées ces empreintes pourraient remonter à une période comprise entre 79.000 et 148.000 ans. Ce qui en ferait, et de loin, les plus anciennes traces de chaussures jamais trouvées à la surface de la terre.À la recherche d'indices supplémentairesLes preuves laissées par l'ichnologie, autrement dit les traces fossiles laissées par les hommes et les animaux, demandent cependant à être précisées.Pour ce faire, les chercheurs à l'origine de cette découverte ont imaginé un moyen original. Ils ont fabriqué des chaussures semblables à celles portées par un peuple autochtone, présent dans la région depuis près de 45.000 ans.Il s'agit de sandales comportant une semelle assez rigide, composée de deux couches de peau de vache. De petits orifices, destinés à faire passer des lanières, y ont été percés.Les traces laissées par ces chaussures, dans des dunes de sable humide, sont apparues très comparables à celles relevées sur les roches trouvées en Afrique du Sud.Des empreintes similaires, elles aussi très anciennes, ont été découvertes dans d'autres endroits, en France et en Grèce notamment. Pour autant, il n'est pas possible de prouver, avec certitude, qu'elles aient été faites par des chaussures, d'autant que les matériaux qui les constituaient, le cuir par exemple, ne se sont sans doute pas conservés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 14, 2023 • 2min

Pourquoi la NASA va explorer l’astéroïde Psyché ?

Depuis quelques années, les projets d'exploration de l'espace fleurissent. C'est ainsi qu'en octobre de cette année, la NASA devrait lancer une mission vers l'astéroïde Psyché. Baptisé du même nom que l'astéroïde qu'il doit atteindre, le vaisseau spatial américain devrait y arriver en août 2029.Découvert en 1852, ce corps céleste fait partie de la "ceinture principale d'astéroïdes", une région située dans le système solaire, entre Mars et Jupiter.L'astéroïde Psyché, qui est trois fois plus éloigné du Soleil que la Terre, met cinq années terrestres à faire sa révolution autour de l'astre solaire. Orbitant entre Mars et Jupiter, cet astéroïde de 226 kilomètres de diamètre a la taille d'une ville.Un corps céleste très précieuxSi l'on en croit les auteurs du programme, un tel voyage d'exploration est motivé par la volonté d'étudier le noyau de cet astéroïde. Son examen attentif permettrait d'en apprendre davantage sur la formation des planètes.Et pourtant, on pourrait penser que les raisons économiques ne sont pas étrangères à la mise au point de la mission "Psyché". En effet, la nature du noyau de cet astéroïde pourrait susciter bien des convoitises, car il est fait de fer, de nickel et d'or.On a même essayé d'en estimer la valeur. Et on est arrivé à la somme, proprement astronomique, c'est le cas de le dire, de 10.000 quadrillons d'euros.Comme ce chiffre ne parle sans doute pas à grand monde, on a voulu savoir ce que chaque habitant de la Terre recevrait si l'on s'avisait de partager cette fabuleuse fortune. Le calcul a été fait : dans ce cas, chaque terrien recevrait la coquette somme d'1,4 milliard d'euros !Pour autant, il n'est pas question d'exploiter les prodigieuses ressources de l'astéroïde Psyché. pour cela, il faudrait le ramener sur Terre. Ce qui, pour des raisons tant techniques que financières, est impossible.La mission spatiale s'en tiendra donc, de manière plus classique, à l'observation et à l'exploration d'un astéroïde qui devrait nous permettre de mieux comprendre la manière dont se sont formés le système solaire et les planètes qui le composent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 13, 2023 • 2min

Comment les Hommes auraient-ils modifié l'inclinaison de la Terre ?

L'axe de rotation de la Terre est une droite imaginaire, passant par le centre de la planète et ses deux pôles. Cet axe est incliné de 23,4 degrés par rapport à la verticale.Or, des scientifiques sud-coréens ont constaté que cet axe s'était déplacé d'environ 80 cm vers l'Est entre 1993 et 2010, période durant laquelle ils ont enregistré ces modifications. Ce qui représente un déplacement d'environ 4 cm par an.Même si cet axe de rotation est plutôt stable par rapport à celui d'autres planètes du système solaire, il a donc tout de même tendance à dériver.Ce déplacement de l'axe de rotation est dû, en premier lieu, à des phénomènes naturels, comme la fonte des glaces, et la montée des eaux qu'elle produit. Cette fonte glaciaire, notamment aux pôles, fait s'évanouir le poids de la glace dans l'océan et modifie donc la répartition de la masse.L'impact de l'activité humaineMais les phénomènes naturels ne sont pas seuls en cause dans ce déplacement de l'axe de rotation de la Terre. L'activité humaine y contribue aussi.Celle qui aurait le plus d'impact sur cette dérive serait le pompage des eaux souterraines. En effet, durant la période considérée, soit une vingtaine d'années, les hommes auraient pompé environ 2.150 gigatonnes d'eau dans le sous-sol (une gigatonne étant égale à un milliard de tonnes).Le fait de prélever cette eau, et de la déplacer à la surface de la planète, modifie la répartition de la masse d'eau que contient la Terre. C'est ce déséquilibre qui provoque, du moins en partie, le déplacement de l'axe de rotation de notre planète.Si l'homme pompe autant d'eau dans les tréfonds de la Terre, c'est qu'elle lui est très utile. Elle sert notamment à son alimentation et à l'irrigation des cultures. Ainsi, cette eau souterraine représente plus de 60 % de la consommation d'eau potable en France.Par ailleurs, ce pompage intensif des eaux souterraines contribuerait aussi à faire monter le niveau des mers, s'ajoutant ainsi aux conséquences de la fonte des glaciers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 12, 2023 • 2min

Depuis quand l'Homme enterre-t-il ses morts ?

L'inhumation d'un mort est très différente de la simple protection d'un cadavre, enterré là où il est décédé, pour le préserver des bêtes sauvages. Cette pratique culturelle, qui s'accompagne d'une certaine ritualisation, suppose une véritable réflexion sur le sens des pratiques funéraires.Les tombes les plus anciennes que les paléontologues aient découvertes dataient, du moins jusqu'ici, d'environ 100.000 ans. Donc bien avant l'ère néolithique, qui a vu la découverte de l'agriculture et la sédentarisation des hommes. On les a trouvées au Proche-Orient.Les hommes de cette époque ne sachant pas écrire (l'écriture sera inventée voilà environ 3.500 ans), ces sépultures ne présentent aucune épitaphe ou inscription. Il n'y a pas non plus de pierre tombale.Certains indices suggèrent que les tombes ont été préparées avec soin. Des objets sont parfois placés dans la sépulture. Est-ce seulement parce que le défunt les affectionnait, ou devaient-ils l'accompagner dans un autre monde, au-delà de cette vie ? Ce sont pour l'instant des questions sans réponse.Des inhumations encore plus précoces ?Mais de récentes trouvailles, par le paléontologue américain Lee Berger, pourraient faire reculer d'au moins 100.000 ans la date de ces premières inhumations.Elles ont été faites en Afrique du Sud et concernent une espèce d'hominidés éteinte, l'homme de Naledi, découvert par Lee Berger en 2015. Si cet homme de petite taille se rattache plutôt aux australopithèques, certains de ses traits le rapprochent tout de même du genre "Homo".Cet homme de Naledi aurait vécu entre moins 335.000 ans et moins 241.000 ans. Or, le paléontologue et son équipe ont découvert, sur un site d'Afrique du Sud, des sortes de chambres, d'un accès difficile.Ils y ont retrouvé les squelettes de personnes soigneusement placées là, en position fœtale. Des trous, creusés dans le sol, ont été retrouvés dans ces chambres, sans qu'on sache s'ils devaient servir de sépultures.On peut également se demander si les gravures peintes sur les parois et les charbons brûlés, retrouvés sur place, ont un rapport avec d'éventuels rituels funéraires. Si c'était le cas, cela montrerait que ces hominidés avaient déjà de véritables capacités cérébrales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 11, 2023 • 2min

Dans quels pays le changement climatique va-t-il faire le plus de victimes ?

Les experts s'accordent à dire que le réchauffement climatique aura un impact important sur la santé humaine. Ainsi, selon une étude de 2022, une hausse moyenne de la température de 2°C pourrait entraîner, durant les jours les plus chauds, une augmentation de plus de 40 % de la mortalité.Ainsi, les décès liés aux épisodes de canicule feraient partie des quatre principales causes de mortalité à l'horizon 2050. Mais tous les pays seront-ils affectés de la même façon ? Une très récente étude, datant de cette année, répond par la négative à cette question.En effet, les habitants des pays du Nord, qui englobent l'Europe, l'Amérique du Nord et certaines régions développées d'Asie, souffriraient moins des conséquences du réchauffement climatique que ceux des pays du Sud.Et pourtant, les pays du Nord, qui ne représentent que 14 % de la population mondiale, sont responsables de plus de 90 % des émissions de gaz à effet de serre.Les grandes métropoles pas épargnées par la caniculeDans les pays tropicaux, où règne une chaleur humide toute l'année, une légère hausse moyenne des températures se fera plus sentir que dans des pays tempérés.Par ailleurs, les effets cumulés de la chaleur et de la pauvreté font de certains pays africains, comme la Guinée équatoriale ou la République démocratique du Congo, des zones plus sensibles aux conséquences délétères du réchauffement climatiques.Les grandes métropoles ne seront pas non plus épargnées, même dans les pays du Nord. Selon certains experts, New York pourrait ainsi connaître, d'ici 2100, environ 50 jours de chaleur potentiellement mortelle.De son côté, Los Angeles en connaîtrait une trentaine et Sydney, en Australie, environ 20. Mais les habitants de Houston, au Texas, où le climat est déjà chaud et humide, devraient supporter environ 90 jours de chaleur intolérable.Bien entendu, cette chaleur n'atteint pas tout le monde de la même façon. Les personnes capables de se protéger contre des températures accablantes, en faisant notamment installer des systèmes efficaces d'air conditionné, seront moins affectées que des gens moins fortunés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 10, 2023 • 2min

Pourquoi le miel est-il « éternel » ?

Le pot de miel est souvent présent sur la table des Français. D'abord parce qu'il a un goût délicieux et qu'il peut représenter, si on l'utilise avec modération, une intéressante alternative au sucre.Mais le miel peut être aussi considéré comme un remède. En effet, il est riche en vitamines, glucides et minéraux. Et ses vertus anti-inflammatoires et antibactériennes sont bien connues.Les apiculteurs veillent cependant à laisser suffisamment de miel aux abeilles. Fabriqué à partir du nectar des fleurs, un liquide sucré très utile aux insectes pollinisateurs, il leur sert en effet de réserve de nourriture, notamment en hiver et durant les périodes de sécheresse.Un milieu acide et très peu humideMais le miel a encore un autre avantager : il peut se conserver presque indéfiniment. D'ici à dire que le miel est "éternel", il n'y a qu'un pas.En tous cas, les archéologues en ont trouvé sur des sites vieux de plusieurs millions d'années. Mais comment expliquer cette absence d'altération du miel ? Si le miel se conserve si longtemps, c'est d'abord en raison de sa très faible humidité.En effet, le miel contient très peu d'eau. Et même si un peu d'humidité peut pénétrer votre pot de miel, elle est très vite absorbée. Or, un tel milieu est très peu propice à l'apparition et au développement de bactéries et autres micro-organismes.Ils ne peuvent pas vivre dans ce miel si peu humide, qui les "étouffe" en quelque sorte. Si le miel est si sec, c'est qu'il serait préparé d'une certaine manière par les abeilles. Durant son élaboration, en effet, leurs battements d'ailes élimineraient en grande partie l'humidité du produit.Si le miel est un milieu si hostile aux bactéries, c'est encore pour une autre raison. En effet, il présente un taux d'acidité très élevé à l'état naturel. De quoi, là encore, tuer tout micro-organisme qui voudrait s'inviter dans votre pot de miel.Enfin, une autre substance, le glucose oxydase, introduit dans le miel par les abeilles, achève de le protéger des bactéries. Vous pourrez ainsi le conserver, dans votre placard, aussi longtemps que vous voulez. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 7, 2023 • 2min

Pourquoi Valentina Terechkova est-elle célèbre ?

Voilà 70 ans, en juin 1963, la Soviétique Valentina Terechkova s'envolait vers l'espace, dans le cadre du programme Vostok, mis au point deux ans plus tôt. C'était la première femme au monde à vivre une telle expérience.Elle devait rester plus de 70 heures en orbite basse. Seule dans sa capsule spatiale, elle fera près de 50 fois le tour de la Terre, avant d'atterrir dans un lac de l'Altaï. On ignore les raisons qui ont poussé Nikita Khrouchtchev, le dirigeant soviétique del'époque, à accepter la présence d'une femme dans l'espace.C'était peut-être une suite logique pour le responsable du programme Vostok. Mais il est également probable que, sur ce point comme sur les autres, les Russes ne voulaient pas se faire dépasser par les Américains.Deux ans plus tôt déjà, en 1961, ils avaient envoyé le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine. Ils enverraient donc aussi la première femme.Et cette pionnière devait être Valentina Terechkova. Elle venait d'un milieu modeste, son père étant conducteur de tracteurs et sa mère ouvrière. Mais comment avait-on sélectionné cette première cosmonaute ?Chez les hommes, les cosmonautes étaient choisis parmi les pilotes militaires, ce qui paraissait logique. Mais il y avait bien peu de pilotes féminins. Alors on se tourne vers les parachutistes.Par ailleurs, la future cosmonaute devait répondre à certains critères physiques : elle devait avoir moins de 30 ans, ne pas peser plus de 70 kilos et mesurer au moins 1,70 m.Satisfaisant à ces conditions, Valentina Terechkova est retenue parmi les cinq femmes finalement sélectionnées.Et c'est elle qui est choisie pour s'envoler dans l'espace. Pourtant, elle n'obtient pas les meilleurs résultats lors de la formation et elle n'est pas non plus la parachutiste la plus aguerrie.Mais son profil convient mieux à Khrouchtchev. C'est une femme simple, qui a travaillé dans une usine de pneus pour aider sa famille. Elle illustre mieux la promotion du prolétariat, chère au régime soviétique.Quoi qu'il en soit, les Soviétiques attendront 19 ans avant d'envoyer une autre femme dans l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 6, 2023 • 2min

Pourquoi la lumière améliore-t-elle notre humeur ?

Beaucoup d'entre nous apprécient mieux une journée ensoleillée qu'un jour pluvieux et sombre. L'une des raisons de cette préférence est sans doute l'influence que la lumière exerce sur notre humeur.En effet, elle agit sur elle de plusieurs façons. En premier lieu, elle favorise la production de sérotonine. L'action de ce neurotransmetteur sur le cerveau dépend du récepteur sur lequel il se fixe.Il peut ainsi réguler notre niveau d'anxiété et, plus généralement, notre humeur. De fait, ce n'est pas un hasard si la sérotonine est appelée l'"hormone du bonheur".Son rôle est d'ailleurs plus large puisqu'elle stimule aussi la mémoire et favorise l'apparition du sommeil profond.Le déficit de lumière, à un certain moment de l'année, se traduit souvent par une certaine morosité et une sensation de fatigue. En effet, en réponse au message transmis par nos yeux, selon lequel le degré de luminosité est moindre, le cerveau produit moins de sérotonine.Cette baisse de régime, qui peut aller jusqu'à des formes de dépression saisonnière, serait ressentie par 15 à 20 % des Français. Une exposition régulière à la lumière naturelle, ou des séances de luminothérapie, permettent le plus souvent de retrouver le moral.On le sait, notre humeur dépend aussi de la qualité du sommeil. En effet, le manque de sommeil peut nous rendre un peu nerveux, ou moins patient, parce qu'il limite la capacité du cerveau à gérer nos émotions.Or, la lumière joue aussi un rôle sur le sommeil. En effet, elle agit sur l'hypothalamus, une glande située à la base de l'encéphale. Celle-ci contribue à la régulation de notre horloge interne, donc au fonctionnement du cycle circadien, ce rythme biologique, inhérent à notre organisme, qui préside à l'alternance entre le jour et la nuit.En effet, le soir, l'absence de lumière agit sur l'horloge interne, elle-même synchronisée par l'hypothalamus. En réponse à ce message, le cerveau sécrète de la mélatonine, qui favorise l'endormissement. S'exposer à une lumière artificielle, au moment d'aller se coucher, contribue donc à le retarder. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 5, 2023 • 3min

Que vient-on de découvrir au fond des océans ?

Pour écouter ActuApple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoPour écouter La RumeurApple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483b________________________Les scientifiques ont remarqué la présence, au large des côtes de l'Oregon, aux États-Unis, d'un fluide semblant monter du fond des océans. C'est apparemment un liquide chaud, dont la température dépasse de 9°C celle de la mer. Et cette découverte n'a pas été faite n'importe où.En effet, ce fluide a été repéré dans une zone particulière, la faille de Cascadia. Longue d'environ 1.000 kilomètres, elle s'étend depuis l'île de Vancouver, au Canada, jusqu'au nord de la Californie.Il s'agit précisément d'une zone de subduction, autrement dit une zone où une plaque océanique plonge sous une plaque continentale. Dans ce cas, c'est la plaque Juan de Fuca qui s'insère sous la plaque nord-américaine.Or, cette faille de Cascadia, qui fait partie de la «ceinture de feu », cet alignement de volcans entourant l'océan Pacifique, est une zone sismique très dangereuse. C'est là que s'est produit, au début du XVIIIe siècle, l'un des tremblements de terre les plus puissants qu'on ait jamais recensés.Or, cette faille pourrait voir naître de nouveaux séismes meurtriers, d'une magnitude supérieure à 9, accompagnés de vagues géantes et de tsunamis.La crainte d'une nouvelle catastrophe est bien sûr présente à tous les esprits. Malgré les avancées de la sismologie, il n'est cependant pas facile de prévoir, avec un certain degré de précision, la survenue d'un tel phénomène.Et c'est dans ce contexte que la découverte de ces fluides sous-marins pourrait représenter un signe avant-coureur. Par la pression qu'ils exercent, ces fluides, présents entre deux plaques, serviraient en quelque sorte de lubrifiants, évitant ou réduisant les contacts trop rudes entre elles.Dans une telle logique, la fuite de ces fluides ne serait pas une très bonne nouvelle. Elle témoignerait d'une chute de pression, qui pourrait favoriser les chocs entre les plaques, et donc d'éventuels séismes.C'est la première fois que ces fluides sont repérés dans une zone de subduction. Mais on les trouve assez souvent dans d'autres endroits, comme les zones volcaniques ou les dorsales océaniques, qui forment des reliefs sous-marins Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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