
Les Matins de France Culture Algérie, monstres et transfiguration : le chant de "Belgazou"
Mar 18, 2026
Un court texte poétique qui transfigure un héritage familial marqué par les harkis. La langue fissurée et l'oralité créent une forme performative entre chant et manifeste. Réflexions sur le théâtre, le cabaret et les voix multiples qui remplissent les béances. Penchants pour la décolonisation et la capacité du langage à nommer l'effacé.
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Transfiguration De La Honte En Chant Littéraire
- Belgazou transforme la honte et la violence coloniale en une forme littéraire hybride entre chant, manifeste et texte scénique.
- Zoé Sfez souligne l'oralité hachée, l'écriture « avec un K » et l'usage SMS qui donnent au texte sa force et sa littérarité.
Mémoire Familiale De Harki Exfiltré
- L'auteure se présente comme « d'un peuple traître » et évoque des harkis massacrés et exfiltrés, liant histoire familiale et mémoire coloniale.
- Zoé Sfez raconte le grand-père enrôlé enfant comme supplétif et exfiltré vers la France, phrase citée: « Moi je parle un français tout beau, sans couteau ».
Théâtre Et Cabaret Comme Forme Littéraire
- L'origine théâtrale de l'auteure marque le texte: il a été dit sur scène et conserve une performativité cabaretière.
- Zoé Sfez relie ce geste à une tendance contemporaine où de jeunes écrivains viennent du théâtre et hachent la forme orale.

