
Planisphère géopolitique et stratégique Que peut nous apprendre le lauréat du GP de l’Académie du renseignement ? Y. Zolets
Le roman peut-il nous éclairer sur le monde secret du renseignement ? Oui, quand il est lauréat du Grand Prix de l’Académie du renseignement. Le Grand Prix Œuvre de création - mention « Fiction » 2025 a été décerné à Yann Zolets pour son roman intitulé « Le Petit caporal », paru aux éditions La Manufacture du livre. Cet ouvrage - qui se lit avec beaucoup de plaisir - débute par cet avertissement au lecteur : « Dans ce roman, les vérités se mêleront à la fiction et à l’imagination pour veiller à la sérénité et à la tranquillité de nos espions. » L’auteur de cet ouvrage, « Le Petit caporal » signe sous le pseudonyme de Yann Zolets. L’auteur de ce roman, « Le Petit caporal » signe au éditions La manufacture du livre sous le pseudonyme de Yann Zolets. Il est lauréat du Grand Prix de l’Académie du renseignement (2025). Il a servi 16 ans au sein de la Marine nationale française. Il a parcouru l’espace post-soviétique pendant une dizaine d’années. Il appartient au monde du renseignement français.
Cette émission a été enregistrée le 22/12/2026 et diffusée le 6/01/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée.
Extrait de la synthèse rédigée :
"Le renseignement constitue un univers discret, souvent fantasmé, dont la réalité demeure largement inaccessible au grand public. Pourtant, la littérature peut offrir une voie d’accès privilégiée à ce monde secret, à condition qu’elle soit documentée et empreinte de crédibilité. Le roman « Le Petit Caporal », signé sous pseudonyme par Yann Zolets, lauréat du Grand Prix de l’Académie du Renseignement 2025 – mention Fiction, s’inscrit précisément dans cette perspective. Ancien officier de la Marine nationale et familier des milieux du renseignement, l’auteur livre un récit où la fiction s’entrelace avec la vérité, tout en respectant la confidentialité nécessaire aux services. À travers son œuvre et ses propos, il explore le rôle des clandestins, l’évolution géopolitique contemporaine et la tension entre vérité et raison d’État.
Au cœur du roman et de l’entretien se trouve la figure du clandestin, parfois appelé « taupe » ou « illégal ». Ces agents d’exception doivent adopter une nouvelle identité culturelle et linguistique, tirant un trait définitif sur leur vie passée. Leur mission consiste à s’insérer durablement dans une société étrangère pour développer des réseaux de sources ou faciliter les opérations d’autres espions. Cette existence se caractérise par une préparation longue, exigeante et par un effacement total de soi, au service de l’État.
Si tous les grands services de renseignement ont recours à des clandestins, la Russie demeure historiquement la plus expérimentée en la matière. Des opérations menées aux États-Unis ou en Europe, parfois inspiratrices de séries comme « The Americans », illustrent ce savoir-faire. Aujourd’hui, les méthodes évoluent, notamment par l’utilisation de diasporas pour contourner les contrôles. Toutefois, la pratique reste largement répandue au sein des grandes puissances.
La décision de livrer des informations à une puissance étrangère répond rarement à une cause unique. Les Anglo-Saxons résument ces leviers sous l’acronyme MICE : Money (argent), Ideology (idéologie), Compromise(compromission), Ego. La trahison constitue toujours une rupture morale profonde, souvent liée à des circonstances personnelles critiques plutôt qu’à une conviction paisible et durable.
Le développement de la biométrie, des traces numériques et de la surveillance globale complique considérablement l’activité clandestine. Il devient de plus en plus difficile de créer une identité totalement artificielle. Les services privilégient désormais davantage le recrutement local plutôt que l’infiltration classique d’agents étrangers, tant les risques techniques et opérationnels se sont accrus. (...)"
Lire sur Diploweb la suite de la synthèse rédigée.
