Les rencontres de la MRL
MRL
Les rencontres de la Maison Rousseau et Littérature au format audio.
Episodes
Mentioned books

Jun 3, 2021 • 55min
Traces de vie avec Muriel Pic et Bruno Pellegrino
La MRL recevait en mai 2021 Muriel Pic et Bruno Pellegrino. Tous deux puisent dans les archives et les traces que laissent les vies pour créer des univers personnels, où le temps et la mémoire guident le récit.
Ils ont publié récemment des livres qui offrent des expériences de lecture marquantes: l’écrivaine française, installée à Zurich, signe Affranchissements (éd. du Seuil), tandis que l’auteur lausannois écrit Dans la ville provisoire (éd. Zoé).
Dans Affranchissements, tout commence avec Jim, le grand-oncle de la narratrice. Collectionneur de timbres et passionné de botanique, Jim est bossu. Et les bossus, dit-on, portent chance et apportent de l’argent. À partir de là, le récit se construit comme un cabinet des curiosités, et nous entraîne dans une déambulation poétique et savante, un brin dadaïste et expérimentale: une ode à l’imagination et à la liberté qui égratigne au passage certains fonctionnements de notre société.
Le narrateur de Dans la ville provisoire est envoyé dans une ville cernée d’eau pour faire l’inventaire de l’œuvre d’une traductrice célèbre. Manuscrits et carnets, livres, tickets de supermarché, tas de vêtements sur le lit, restes d’aliments dans le réfrigérateur deviennent des indices qui révèlent le quotidien de l’absente. L’intrigue est minimaliste dans ce livre atmosphérique, fait de bruits, d’odeurs et de sensations, et pourtant on pressent qu’il s’y joue quelque chose d’essentiel: notre rapport au temps et au vivant.

May 9, 2021 • 58min
La musique de la discorde, avec Brenno Boccadoro et Nancy Rieben
Première rencontre du cycle “Rousseau et la musique: l’invention de la liberté?”, imaginé avec le musicologue et professeur Brenno Boccadoro.
Cette première rencontre raconte l’histoire d’une dispute qui a traversé les siècles et a marqué la théorie musicale.
Jean-Jacques Rousseau développe une réflexion qui va conditionner tout un pan de son œuvre: de la théorie proprement musicale (harmonique et esthétique) jusqu’aux doctrines socio-linguistiques qu’il expose dans son "Essai sur l’origine des langues".
Voici l’histoire…
De retour à Paris d’un voyage à Venise, Rousseau tente de percer sur la scène lyrique. Il réussit à faire jouer une de ses compositions – "Les muses galantes" – dans un salon coté. Dans le public se trouve le compositeur Rameau qui se moque vertement de lui, en le traitant de «petit pillard sans talent et sans goût». C’est le début de la «querelle des Bouffons»: une controverse qui oppose la musique française à la musique italienne, âprement défendue par Rousseau.
Conscient de la supériorité de Rameau sur le terrain de la composition, Rousseau déplace le débat sur le plan théorique pour s’attaquer au prétendu fondement scientifique de la doctrine de son adversaire. Au terme de cette longue bataille, il apparaît clairement que Rameau a œuvré toute sa vie en vain à fonder la pratique de la composition dans la physique du son. La théorie de Rousseau est définitivement supérieure.

May 9, 2021 • 1h 39min
Nathalie Sarraute à la lettre, avec Anne Bisang et Rolande Causse
Archive : 25.09.2017
Tandis que la metteure en scène Anne Bisang monte "Elle est là" au Théâtre de l’Orangerie, la MRL la reçoit pour parler de l’œuvre d’une des toutes grandes dames de la littérature, Nathalie Sarraute. A ses côtés, Rolande Causse.
Les personnes qui ont rencontré et fréquenté Nathalie Sarraute se font désormais rare. Rolande Causse en fait partie. Cette auteure, qui écrit principalement pour la jeunesse et qui vit à Paris, a tissé une longue amitié avec l’écrivaine d’origine russe. En 2016, elle a fait paraître au Seuil "Conversations avec Nathalie Sarraute". On y découvre à la fois la remarquable intellectuelle et la femme d’une immense humanité qu’était Nathalie Sarraute.
Esprit visionnaire, Nathalie Sarraute (1900-1999) a produit une œuvre originale, qui donne forme aux pulsions et à la vie intérieure. La langue y est un terrain d’exploration et de jeu ; une aventure à la fois physique, captivante et génératrice de situations absurdes à en perdre la tête. Avec "Tropismes" (1939), l’écrivaine livre l’essentiel de sa démarche. Elle est consacrée avec "L’Ere du soupçon" (1956), qui pose les fondements du Nouveau Roman, et "Le Planétarium" (1959). Elle a également écrit de nombreuses pièces pour le théâtre, dont "Elle est là", "Le Silence", "Le Mensonge", "Isma"…
Modération : Thierry Sartoretti
Rencontre enregistrée à la Maison Rousseau et Littérature le 25 septembre 2017.
Photo ©Marc Vanappelghem

Apr 15, 2021 • 59min
Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepúlveda – Ép. 4/4
La MRL inaugure ses livres audio ! Pour lancer ce nouveau projet, nous rendons hommage à un tout grand écrivain mondial disparu récemment : Luis Sepúlveda (1949-2020). L’artiste Guillaume Pidancet, accompagné par le musicien Michael Borcard, lit pour nous deux de ses livres - "Le vieux qui lisait des romans d’amour" et "Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler" - et une série de nouvelles. A écouter en famille ou en solitaire.
Ces voyages sonores débutent avec la lecture du best-seller de l’écrivain, "Le vieux qui lisait des romans d’amour" (éd. Métailié 1992). En quatre épisodes.
Premier roman de Luis Sepúlveda, ce livre l’a révélé au monde entier. L’écrivain chilien, exilé en Espagne, nous entraîne au cœur de l’Amazonie. Là, Antonio José Bolivar détient la sagesse et le savoir-faire qui permettent de survivre dans une nature sublime, aussi sauvage que terrible. Alors qu’il ne sait pas écrire, le vieil homme a une passion: lire. Il lit des romans « qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. »
Lecture : Guillaume Pidancet
Musique : Michael Borcard

Apr 15, 2021 • 31min
Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepúlveda – Ép. 3/4
La MRL inaugure ses livres audio ! Pour lancer ce nouveau projet, nous rendons hommage à un tout grand écrivain mondial disparu récemment : Luis Sepúlveda (1949-2020). L’artiste Guillaume Pidancet, accompagné par le musicien Michael Borcard, lit pour nous deux de ses livres - "Le vieux qui lisait des romans d’amour" et "Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler" - et une série de nouvelles. A écouter en famille ou en solitaire.
Ces voyages sonores débutent avec la lecture du best-seller de l’écrivain, "Le vieux qui lisait des romans d’amour" (éd. Métailié 1992). En quatre épisodes.
Premier roman de Luis Sepúlveda, ce livre l’a révélé au monde entier. L’écrivain chilien, exilé en Espagne, nous entraîne au cœur de l’Amazonie. Là, Antonio José Bolivar détient la sagesse et le savoir-faire qui permettent de survivre dans une nature sublime, aussi sauvage que terrible. Alors qu’il ne sait pas écrire, le vieil homme a une passion : lire. Il lit des romans « qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. »
Lecture : Guillaume Pidancet
Musique : Michael Borcard

Apr 15, 2021 • 50min
Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepúlveda – Ép. 2/4
La MRL inaugure ses livres audio ! Pour lancer ce nouveau projet, nous rendons hommage à un tout grand écrivain mondial disparu récemment : Luis Sepúlveda (1949-2020). L’artiste Guillaume Pidancet, accompagné par le musicien Michael Borcard, lit pour nous deux de ses livres - "Le vieux qui lisait des romans d’amour" et "Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler" - et une série de nouvelles. A écouter en famille ou en solitaire.
Ces voyages sonores débutent avec la lecture du best-seller de l’écrivain, "Le vieux qui lisait des romans d’amour" (éd. Métailié 1992). En quatre épisodes.
Premier roman de Luis Sepúlveda, ce livre l’a révélé au monde entier. L’écrivain chilien, exilé en Espagne, nous entraîne au cœur de l’Amazonie. Là, Antonio José Bolivar détient la sagesse et le savoir-faire qui permettent de survivre dans une nature sublime, aussi sauvage que terrible. Alors qu’il ne sait pas écrire, le vieil homme a une passion : lire. Il lit des romans « qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. »
Lecture : Guillaume Pidancet
Musique : Michael Borcard

Apr 15, 2021 • 32min
Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepúlveda – Ép. 1/4
La MRL inaugure ses livres audio ! Pour lancer ce nouveau projet, nous rendons hommage à un tout grand écrivain mondial disparu récemment : Luis Sepúlveda (1949-2020). L’artiste Guillaume Pidancet, accompagné par le musicien Michael Borcard, lit pour nous deux de ses livres - "Le vieux qui lisait des romans d’amour" et "Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler" - et une série de nouvelles. A écouter en famille ou en solitaire.
Ces voyages sonores débutent avec la lecture du best-seller de l’écrivain, "Le vieux qui lisait des romans d’amour" (éd. Métailié 1992). En quatre épisodes.
Premier roman de Luis Sepúlveda, ce livre l’a révélé au monde entier. L’écrivain chilien, exilé en Espagne, nous entraîne au cœur de l’Amazonie. Là, Antonio José Bolivar détient la sagesse et le savoir-faire qui permettent de survivre dans une nature sublime, aussi sauvage que terrible. Alors qu’il ne sait pas écrire, le vieil homme a une passion : lire. Il lit des romans « qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. »
Lecture : Guillaume Pidancet
Musique : Michael Borcard

Apr 15, 2021 • 52min
Hommage à Philippe Jaccottet, avec Sylviane Dupuis, Martin Rueff et José-Flore Tappy
Dans la nuit du 24 au 25 février, une des voix les plus belles et les plus marquantes de la poésie francophone du 20e siècle s’est éteinte : Philippe Jaccottet est mort dans la Drôme, à Grignan, où il s’était établi. Pour saluer cet immense poète, né à Moudon en 1925, nous réunissons les poétesses José-Flore Tappy et Sylviane Dupuis, et le poète et professeur Martin Rueff.
L’œuvre de Philippe Jaccottet est essentiellement parue chez Gallimard. En 2014, elle a été rassemblée dans la Bibliothèque de la Pléiade, une édition établie notamment par José-Flore Tappy. La poésie de Jaccottet a fait l’objet de plusieurs études critiques et a été traduite dans de nombreuses langues. Philippe Jaccottet a également été traducteur, notamment de Robert Musil, Rilke, Hölderlin et Ungaretti.
En mars 2021, peu de temps après sa disparition, trois livres de lui sont parus, dont La Clarté Notre-Dame (éd. Gallimard), « un recueil testamentaire poignant et lumineux » (Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps, mars 2021) : Philippe Jaccottet avait demandé à son amie de longue date José-Flore Tappy, de l’aider à achever ce recueil.
Autres livres parus en mars 2021 : Le dernier livre de madrigaux (éd. Gallimard), Bonjour Monsieur Courbet. Artistes, amis, en vrac: 1956-2008 (éd. La Dogana)
Avec: Sylviane Dupuis, José-Flore Tapy et Martin Rueff
Production: Eva Cousido (MRL)
Réalisation: Eduardo Mendez (MRL)
Musique MRL: Guy-François Leuenberger

Mar 31, 2021 • 1h 19min
Évocation Duras – Laure Adler, Jeanne De Mont, Élisa Shua Dusapin, Julie Gilbert et Nathalie Piégay
Marguerite Duras : il suffit de prononcer ce nom pour que ressurgissent une voix, un phrasé unique, des silences parfaitement agencés. Son œuvre monumentale et le personnage qu’elle s’est construit tout au long de sa vie ont fasciné autant que divisé.
Née à Saigon en 1914, Marguerite Duras est morte il y a 25 ans, en mars 1996, à Paris. Femme de lettres, de cinéma, de théâtre et de radio, figure engagée dans les combats de son siècle, elle est devenue un mythe – certains diraient « une mythologie ». Hors normes, elle a franchi les registres littéraires et artistiques, et s’est imposée comme un modèle. À présent que les polémiques autour de sa personnalité se sont apaisées et que la place des femmes écrivaines a changé, comment son œuvre continue-t-elle de faire son chemin ?
Afin d’évoquer celle qui a reçu le Prix Goncourt en 1984 pour son roman L’amant, nous recevons cinq femmes pour qui elle a compté et ouvert une voie intérieure: Laure Adler, Jeanne De Mont, Elisa Shua Dusapin, Julie Gilbert et Nathalie Piégay.

Mar 25, 2021 • 1h 5min
Poésie plein la bouche (Printemps de la poésie 2021)
Ces deux-là ne sont pas du style à confiner leurs mots dans un livre : Emanuel Campo et Matthieu Corpataux aiment donner de la voix, du son, de la mastication à leur poésie. Ils s’emparent du quotidien, de ce qui leur passe sous les yeux, et pourquoi pas de sucre roux, de kebab, de questions de société, de souvenirs d’enfance, de google et de références textuelles ; de tout cela et plus encore pour nous embarquer dans leur univers décomplexé. Ils osent être terre-à-terre sans se priver de raffinements littéraires. Raymond Carver n’est jamais très loin de leur inspiration made in USA dans ce qu’elle a de meilleur : une poésie immédiate, simple, affranchie des formes traditionnelles. Deux poètes qui décloisonnent le genre en toute liberté : ça nous en bouche un coin et ça fait du bien.
Emanuel Campo et Matthieu Corpataux se rencontrent ici pour la première fois et échangent sur leur démarche et les enjeux de la poésie aujourd’hui.
Avec: Matthieu Corpataux et Emanuel Campo
Modération: Thierry Raboud
Production: Eva Cousido (MRL)
Réalisation: Eduardo Mendez (MRL)
Musique MRL: Guy-François Leuenberger


