

TheBoldWay
Adrien Garcia
Les entrepreneurs à succès et les grands artistes ont un point commun : leur capacité à innover et à penser en dehors des sentiers battus.Mais comment réinventer les règles, se libérer des conventions, initier un mouvement, créer des projets iconiques, des produits d’exception, éclipser la concurrence en disruptant un marché, comment créer un nouvel océan bleu ? TheBoldWay est le podcast qui rentre dans la tête de ceux qui ont osé remettre en question l’ordre établi et qui excellent dans leur milieu : ces entrepreneurs, artistes, créatifs visionnaires, idéalistes qui ont cassé les codes et révolutionné leur industrie. Je décortique sous forme d’interviews longues et sans filtre leur méthode, leur état d’esprit et vous donne les clés, pour à votre tour, tracer votre propre chemin. Je suis Adrien Garcia, Designer et co-fondateur de la marque de vêtement RÉUNI. Avec TheBoldWay je vous invite à une véritable masterclass sur l'entrepreneuriat, l’innovation, la créativité, le leadership et comment affronter les défis de toute sorte.Vous souhaitez sponsoriser TheBoldWay Podcast ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire ou thomas@orsomedia.ioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 8, 2019 • 40min
WEEK 32 News & Analysis – comment les DNVB intègrent le packaging pour créer une expérience de marque unique
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Suivez les aventures de RÉUNI sur Ulule I Instagram I Facebook I Linkedin Cette semaine avec Viviane Lipskier, on parle de comment les DNVB intègrent le packaging pour créer une expérience de marque unique.Viviane est fondatrice de Brandalchimy, elle est l’expert DNVB en France et accompagne les marques à repenser leur business model dans l’économie Direct to Consumer (D2C). Elle est l’auteure des « DNVB : les surdouées du commerce digital ».SE RETROUVER DANS L’EPISODE1:25 Le sujet du packaging, le rôle des DNVB sur la question du packaging.21:39 Est-ce que les petite marque doivent faire un effort supplémentaire concernant le packaging, l’unboxing sur Youtube et son impact pour les marques.37:26 Conclusion.KEYLEARNINGSQuand tu es un client du e-commerce, la première chose que tu vois, la première bonne impression, c’est ta boîte d’expédition. C’est ce que dit Emmy Corman : le déballage, c’est la nouvelle présence en rayon. La présentation du produit au moment où le consommateur ouvre la boîte est essentielle. A toi de faire ton choix et de faire ta balance entre qu’est ce qui est over en termes de marketing et par rapport à tes valeurs. Il ne faut pas négliger l’importance, c’est quand même essentiel d’avoir un packaging qui reflète à l’extérieur l’importance de ce qu’il y a à l’intérieur.Dotcom Distribution, une importante entreprise de logistique, a récemment publié une étude sur l'exécution et le déballage en collaboration avec le Docteur Vincent de Luise, professeur au Yale Medical College. Cette étude a révélé que les emballages-cadeaux entraînent des niveaux élevés de certains neurochimiques dans le cerveau, ce qui suscite l'enthousiasme et la confiance chez les consommateurs. Les gens sont naturellement attirés par les produits et les emballages qui sont beaux. De tous nos sens, ce sont les stimulis visuels qui ont le plus d'impact sur nos perceptions. En revanche, les emballages neutres suscitent très peu de réactions. Donc, il est impossible d'avoir un impact positif sur les décisions d'achat des clients sans tenir compte de la présentation du produit. Il en résulte également que les consommateurs ont irrésistiblement envie de partager leurs expériences avec d'autres, ce qui peut élargir ton public et accroître la reconnaissance de ta marque. L’emballage est un support pour raconter son histoire : Si vous ne tirez pas le meilleur parti de l'expérience de déballage de votre marque, vous ratez une excellente occasion de vous exprimer. Au lieu de vous contenter de mots, vous donnez à vos clients des preuves tangibles de vos valeurs.Parce que le déballage a lieu dans la phase « après-vente », il évite également le risque de passer pour un froid argument de vente. Tes clients ont déjà payé donc à partir de là, tu leur rentres dans cette catégorie très importante de valeur ajoutée. Cela montre que vous accordez de l'importance à vos clients et à vos interactions avec eux, ce qui favorise la confiance. C’est aussi un élément important de fidélisation et dans le e-commerce, la fidélité de la clientèle est le moteur du succès commercial. D'un point de vue économique, les relations à long terme avec les clients sont beaucoup plus rentables que d'avoir à dépenser des ressources pour les attirer à partir de zéro.Ce qui ramène vos clients, c'est quand vous leur offrez ce facteur d'étonnement supplémentaire qui vous distingue de la foule. Vous avez peut-être un excellent produit dont vos clients sont satisfaits, mais il est très difficile d'en tirer profit si vous ne leur offrez pas une expérience unique. Une grande expérience de déballage, c'est comme la cerise sur le gâteau ; tout le reste aurait pu être génial, mais ce sont ces petites touches supplémentaires qui vous mettent un peu au-dessus. Et c’est aussi l'opportunité de devenir virale. Il faut être réaliste, créer une expérience de déballage peut s'avérer coûteuse. Si ton colis ne peut être vu que par une seule personne, ou par un seul ménage au maximum absolu, il peut s'avérer difficile de justifier le coût.L'expérience de l’unboxing ou unpacking est devenue ces dernières années un phénomène sur Youtube : l’ouverture du paquet va du différenciateur au must have. Ça te donne accès à un public pratiquement illimité. Du point de vue du marketing, l’ouverture de boîtes peut également servir de feed-back. Les opinions des Youtubeurs (surtout, ceux qui ont un grand nombre d’abonnés) peuvent être des outils puissants. Après tout, ils recommandent un produit et ils discutent de leurs avantages. Cependant, ils peuvent également dissuader les clients potentiels de tout achat. Par exemple, il est utile de suivre les influenceurs marketing de YouTube, qui ont déjà ouvert une boîte de vos produits ou vont le faire prochainement. Contactez-les, remerciez-les pour l’effort fourni et s’ils ont vu quelque chose qui cloche – essayez d’y remédier. La popularité des vidéos d’ouverture de boîtes prouve que c’est une partie significative de l’expérience client.Le déballage est devenu une expérience tellement attendue dans l'industrie que des comptes Instagram comme ThingTesting écrivent sur la façon dont les produits sont emballés et intègrent cela dans l'examen global des clients et du capital risque pour toute entreprise de commerce électronique. REFERENCES Repack https://www.originalrepack.com/Unbox Therapy https://www.youtube.com/user/unboxtherapyMM LaFleur https://mmlafleur.com/Lumi https://www.youtube.com/channel/UCWIX0CzxLQIBuFnCGfEzbxAPackitoo https://www.packitoo.com/frKeur https://keurparis.fr/fr/12-produits?gclid=Cj0KCQiA2ITuBRDkARIsAMK9Q7Owyj1_7h5KqWiPmJbBMePgbTlR1RZSGSNTW4wyrHbc8KIa25EyVBEaAlgLEALw_wcBThingTesting https://www.instagram.com/thingtesting/?hl=fr
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Nov 5, 2019 • 2h 16min
#123 Julia Faure (LOOM) Le vrai problème de notre industrie c'est la sur-consommation et la sur-production
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Suivez les aventures de RÉUNI sur Ulule I Instagram I Facebook I Linkedin Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Julia Faure, elle est la fondatrice de Loom. Dans cet épisode, elle nous parle de son travail chez Amazon et du déclic qui en a suivi, de comment fabriquer un vêtement qui dure longtemps et de ses tests, de comment changer les mentalités de l’industrie et d’accélérer ce changement et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Julia, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE 0:56 Julia se présente et revient sur son parcours.23:12 Le moment où elle découvre Loom, le démarrage de Loom et son arrivée là-bas.46:10 Que fait-elle depuis son arrivée chez Loom à maintenant, comment être durable, les haters.1:15:14 Comment changer la mentalité des industries sans être ennuyant et moralisateur, le rachat de Loom et les actionnaires.1:40:34 Comment anticiper la croissance, l’impact de la télé, la communication, le lancement de la ligne femme, comment accélérer le changement de l’industrie.2:04:01 Est-ce qu’il y a une véritable entraide entre les gens de l’industrie, comment partager plus grandement ses connaissances, ce qu’elle ferait différemment, qui souhaiterait-elle entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGS Le truc de tester à petite échelle plutôt que de commencer à engager toutes tes économies sur un projet où tu ne sais pas qu’est-ce que va être la réponse du public - conseil pour les jeunes entrepreneurs : il faut tester à petite échelle, c’est toujours une bonne idée, et pas seulement avec tes parents et tes potes, qui de toutes manières, vont te soutenir.La meilleure chose à faire pour que les gens achètent moins, c’est 1 : faire des trucs qui durent, et 2 : ne pas les inciter à consommer des choses dont ils n’ont pas besoin.Le truc de l’arnaque des fournisseurs, c’est qu’il faut apprendre à être exigeant avec eux, et tu vois s’ils comprennent ou pas ton langage de qualité, il y a plein d’usines qui ne comprennent pas, tu leur dis « je veux de la qualité », ils disent « oui oui » mais ils t’envoient un truc de merde.Quand on développe une fringue, première chose c’est : tu te poses la question, quels sont les points de rupture d’un vêtement, qu’est ce qui fait que tu jettes un vêtement, donc soit tu réfléchis tout seul soit nous on fait des questionnaires maintenant parce que tu vois les problèmes des gens statistiquement. Ensuite, tu essayes de comprendre comment compenser ça.On aurait dû aller voir des filateurs dès le début, mais au début, tu vas juste voir le mec qui tricotes ta maille mais en fait, lui, il sait des trucs sur le tricot mais il ne sait pas forcément grand-chose sur la filature, ce n’est pas son métier. Et le filateur, il sait des trucs sur la filature mais il ne sait pas forcément des trucs sur la fibre et sur la récolte du coton etc. C’est assez vertueux la démarche de transparence et de faire des vêtements qui durent longtemps parce que la transparence, tu es obligé de remonter tous les maillons de ta chaîne, et comprendre qui sont les différents acteurs et en fait la démarche de durabilité, tu es obligé de faire la même chose si tu veux vraiment comprendre ce qui fait qu’une fringue dure longtemps. Donc voilà : t’as identifié les problèmes, tu trouves les solutions pour chaque problème et ensuite, tu fais un prototype. Ensuite, tu fais monter un prototype, tu l’essayes pour voir si ça va et tout et ensuite, tu vas le tester. Nous à chaque fois on test : boulochage, rétrécissement, stabilité des couleurs.Tu ne nais pas avec des convictions écologiques, tu les construis à force d’être confronté à des choses.Monter un business juste pour faire de l’argent, c’est pas inintéressant. Pour moi il n’y a pas d’erreur de parcours, il y a juste des trajectoires à corriger. C’est la même chose pour une boîte.REFERENCESLoom https://www.loom.fr/René Dumont https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_DumontDe Novembre https://denovembre.fr/La Ruche qui dit Oui https://laruchequiditoui.fr/frVeja https://www.veja-store.com/Merci Alfred https://www.mercialfred.com/Episode Clément Maulavé (Hopaal) https://podcasts.apple.com/dk/podcast/116-cl%C3%A9ment-maulav%C3%A9-hopaal/id1300541489?i=1000450067478Episode Geoffrey Bruyère (Bonne Gueule) https://podcasts.apple.com/sg/podcast/86-geoffrey-bruyere-bonnegueule/id1300541489?i=1000436864800Bonne Gueule https://www.bonnegueule.fr/1083 https://www.1083.fr/?pk_campaign=adwords-branding&pk_kwd=1083&pk_source=google&pk_medium=cpc&pk_content=292764722633&gclid=Cj0KCQjw6eTtBRDdARIsANZWjYZxdnkNTEOHzd3-FYNR4AFWn0l0ZWXXBUCkS4g6gIsuhKVxizMK8jMaAh9AEALw_wcBSMT https://www.smt-lab.com/index.en-us.htmLabel Goat https://www.goatfashion.com/La 25ème Heure (livre) https://livre.fnac.com/a12670822/Guillaume-Declair-La-25eme-HeureStation F https://stationf.co/fr/Les Récupérables https://lesrecuperables.com/Hopaal https://hopaal.com/Faguo https://www.faguo-store.com/fr/Agogogang https://fr.fashionnetwork.com/news/Agogogang-le-nouveau-multimarque-classe-par-couleur-du-marais,1046633.htmlThomas Huriez https://www.linkedin.com/in/thomas-huriez-348756184/?originalSubdomain=frPierre Schmitt (Velcorex) https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/racheter-fusionner/0601709508973-avec-velcorex-pierre-schmitt-batit-un-groupe-textile-integre-331252.php
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Nov 1, 2019 • 1h 6min
Movers & Shakers - Youmna Tarazi (S'habiller Vrai)
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Suivez les aventures de RÉUNI sur Ulule I Instagram I Facebook I Linkedin Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Youmna Tarazi, elle est la fondatrice de S’habiller Vrai. Dans cet épisode, elle nous parle de son enfance au Liban, de son arrivée à Paris, du développement personnel par le vêtement, de la façon de faire bouger les lignes et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Youmna, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE01:15 Youmna se présente et revient sur son parcours.16:00 Son arrivée à Paris et sa découverte du développement personnel.34:10 Pourquoi il est si important d’être bien dans ses baskets, comment elle accompagne ses clients.46:48 L’acceptation de son corps, comment l’industrie de la mode peut s’adapter à tous les corps, où est-ce qu’elle s’habille.57:27 Comment une marque doit évoquer l’inclusivité, comment bouger les lignes.1:04:41 Qui souhaiterait-elle entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGSJ’ai un corps cercle, c’est-à-dire que pour être à l’aise dans un vêtement et sentir que mes formes sont légitimes, j’ai besoin d’un vêtement qui mette en valeur le volume de mon corps, d’une certaine manière. Souvent, les vêtements sont lignes et losanges, c’est-à-dire ligne ça met en valeur la colonne vertébrale donc le côté filiforme des tops modèles ou le losange, c’est-à-dire les tailles fines, les épaules, tout ce qui est connoté comme féminin et délicatesse. Tout ce qui est cercle, on va le trouver en grande taille chez les femmes fortes etc. donc le cercle est considéré comme étant « grosses », fortes, grandes tailles et on va trouver très peu de vêtements cercles qui vont mettre en valeur le volume. Pourquoi ? Parce que les vêtements sont dessinés, mais on ne les a jamais pensés : « qu’est ce qui va se passer quand un volume va l’habiter en 3D, qu’est ce qu’on veut mettre en valeur de ce corps-là ». J’ai beaucoup de mal à trouver des vêtements cercles qui vont mettre en valeur le volume de mon corps parce que c’est souvent des coupes extrêmement simples, ils vont prendre formes quand le corps cercle va l’habiter et du coup, le vêtement va prendre sens quand on va l’habiter et le corps de la femme va prendre sens quand elle va avoir ce vêtement sur elle. Mais le vêtement sur le ceintre, une coupe cercle peut être extrêmement simple mais ce qu’elle va mettre en valeur c’est certaines parties du corps.Bouger les lignes : oui, mais avec puissance et douceur. C’est possible de le faire sans ce faire du mal ni faire du mal aux autres.D’agir à son échelle, ça va faire bouger les lignes de son entreprise et ça va contaminer d’autres personnes, et ça va attirer donc déjà se rendre visible soi même en tant que movers and shakers et de se dire que, oui je le fais à ma petite échelle même si c’est une petite goutte d’eau dans l’océan.Plutôt que de vouloir casser des moules, casser des choses existantes, le faire à une petite échelle et se dire que oui il y a une urgence, et à la fois accepter le rythme organique de la vie.REFERENCESS’habiller Vrai https://shabillervrai.com/cadeau-tri/Gestalt thérapie https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestalt-th%C3%A9rapieArnaud Riou https://arnaud-riou.com/
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Oct 29, 2019 • 1h 59min
#122 Lisa Gachet (Make My Lemonade)
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Oct 25, 2019 • 49min
Movers & Shakers - Virginie Ducatillon - Adapta
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Oct 22, 2019 • 1h 16min
#121 Barbara Boccara & Sharon Krief (ba&sh)
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Oct 16, 2019 • 1h 28min
Hors série - Financement d'une marque de mode Épisode #03 - La levée de fonds
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Aujourd'hui et en partenariat avec la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin nous vous proposons 3 épisodes Hors série sur le financement des marques de mode, c’est une première !Nous clôturons ce hors série avec un 3ème et dernier épisode qui traite du financement par la levée de fonds et pour ça je retrouve Frédéric Biousse, cofondateur d’Experienced Capital, Pierre François Le Louët, président de la Fédération Française du Prêt à porter féminin et Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français. On parle du bon moment pour trouver des investisseurs, comment les choisir et pourquoi, parfois, il faut s’en séparer. J’ai adoré interviewer ces trois invités, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter ! SE RETROUVER DANS l’EPISODE 01:30 Les 3 invités se présentent04:10 Ce qu'est une levée de fonds et pourquoi on la fait18:45 Les premiers financements pour démarrer sa marque 27:30 Les différentes étapes de la levée de fonds et les différents acteurs35:00 Le profil et le rôle du fondateur 41:40 Les modèles économiques dans la mode52:50 La rencontre avec les fonds d’investissement et comment on entretient la relation01:12 :00 La fin d’une histoire avec des actionnaires01:20 :00 Le futur de la modeKEY LEARNINGS « Une bonne idée c’est super mais il y a des milliers des marques qui ont des bonnes idées, il n’y en qu’une petite dizaine sur ces milliers qui vont vraiment éclorent parce qu’il y aura eu la bonne idée, le bon manager, le bon moment, la chance mais également l’argent. Une levée de fonds c’est faire venir de l’argent pour se développer. La deuxième raison c’est se sentir moins seul, quand on est fondateur d’une marque on est très seul, et plus ça grandit et plus on est seul. Le fait de faire rentrer un actionnaire à ses cotés c’est l’occasion d’avoir quelqu’un avec qui on peut jouer au ping-pong, tester les idées, avancer, se sécuriser, se se rassurer, se confronter et du débat né un filtre qui permet de prendre des meilleures décisions, et pour la troisième raison c’est pour le stade d’après, une levée de fonds c’est aussi l’occasion de faire un Cash Out pour les fondateurs. C’est très important quand on créé sa boite de pouvoir gagner de l’argent grâce à ça. »« Il y a diffèrent moments pour faire des levées de fonds, et il y a pleins de raisons pour lesquelles il ne faut pas faire de levée de fonds. Un investisseur ce n’est pas un magicien. On pense qu’il y a celui qui a la bonne idée et celui qui la finance, je pense que ça ne fonctionne pas du tout comme ça aujourd’hui. Quelqu’un qu’on fait rentrer à son capital c’est vraiment un partenaire et il faut penser à ce qu’il peut nous apporter en dehors de l’argent. »« On est beaucoup plus créatif quand on n’a pas d’argent, c’est très important de passer par cette phase. Et même après quand on a de l’argent, parfois c’est très important parfois de couper les budgets pour que les équipes redeviennent créatives. Notamment en communication c’est hyper facile d’acheter des pages de pubs, sauf que ça ne suffit plus. Aujourd’hui les marques qui émergent sont de marques qui amènent un ADN hyper fort et ça, ça vient de la tête d’un entrepreneur, ça vient de la qualité de l’équipe et ça vient de la créativité de l’équipe. Ce n’est pas l’argent qui va amener ça. »« Il faut faire très attention à une chose quand on démarre, souvent on se tourne vers sa famille et ses amis et comme on a vraiment besoin on a tendance à lâcher pas mal. Et généralement c’est ce tout premier tour qui est fondamental car on se retrouve avec un fondateur qui commence à peine a jouer et qui n’a plus que 50% ou 60% de sa boite. Idéalement il faudrait garder 80%. »« Il faut être très très explicite dès le début, il faut être très claire parce qu’il y a deux raisons pour lesquelles les boites s’arrêtent : 1/ on a plus de sous et 2/ on s’embrouille avec les associés au capital. »« Ce qu’il faut bien comprendre c’est que faire rentrer des gens à son capital c’est une relation de couple, l’entreprise c’est pas une question d’argent, trouver de l’argent c’est hyper facile. En revanche tomber amoureux de quelqu’un et coucher avec tout les jours c’est beaucoup plus compliqué, et c’est ça une association ! L’enjeux dans un couple c’est de parler. »« Il y a la première étape de Love money, les gens autour de soit, la famille direct ou indirect, c’est les premiers milliers d’euros qu’on emprunte à droite à gauche qui permettent de faire les premières ventes et les premiers milliers d’euros de chiffre d’affaires ; on arrive a prouver qu'il y a un minimum d’intérêt. Là, on peut aller voir les Business Angel, c’est des particuliers qui mettent des tickets de dizaines de milliers d’euros, 50 à 100 000 euros, c’est le premier tour de Seed. Et là, on arrive à une boite qui fait peut être 1 million de chiffre d’affaires et en général on peut aller voir un premier fonds d’investissement pour faire un tour série A qui est en général entre 500 et 2 millions d’euros qui vous emmène a une croissance qui permet d’aller chercher 5-10 millions de chiffre d’affaires, et en suite, un tour de série B plus important entre 5 et 15 millions d’euros. Et en suite, on continue la logique avec un tour de série C un peu plus rare en France et dans la mode. »« On ne peut pas grandir si à un moment on n’accepte pas de lâcher le pouvoir sur une partie de son activité. Le fondateur ne peut pas continuer à tout faire comme il faisait auparavant. C’est important à la fois de lâcher mais aussi de garder là où on est bon, et garder et d’assumer une position dominante sur l’ensemble du projet qui est l’entreprise par ce que c’est vous qui l’avez fondé. »« L’entreprise ce n’est pas une démocratie, ça ne marche pas si c’est une démocratie. L’entreprise c’est une armée, il faut un générale et un colonel. Le général c’est le fondateur, le colonel c’est la personne qui rejoint et qui fait tourner les choses au quotidien. »« L’enjeux c’est à la fois de mesurer le potentiel d’une marque à se développer, de mesurer la force de la marque dans son organisation et donc sa pérennité mais aussi mesurer les risques qui sont encourus. »« Il faut le faire avec bonne intelligence et avec une grande gratitude, il faut que le fonds comprenne que pour le fondateur c’est le moment de se séparer et alors il faut accepter de passer la main même si on n’a pas eu la valorisation qu’on voulait, et pour le fondateur trouver un deal pour que ceux qui lui ont fait confiance avant vont sortir heureux, et c’est comme ça qu’on voit un très bon fondateur. »« Les clients veulent des marques auxquelles ils peuvent s’identifier, porteuses de valeurs et qui amènent du sens à leur vie. Tout ce qui est Sustainability, développement durable, développement raisonné, Sourcing raisonné, c’est la clef! C’est très difficile à mettre en œuvre et souvent on est assez seul pour mettre ça en œuvre, mais c’est la clef. Les marques qui marcheront demain seront des marques qui raconteront une vraie histoire, avec des vraies valeurs encrées dans leur histoires personnelles et qui sont incarnées par le fondateur. »REFERENCES NELLY RODI LE SLIP FRANÇAIS Fédération française de la modeSandro Maje Claudie Pierlot Experienced Capital Sessùn Maison StandardsBalibarisJimmy FairlySœurLA BruketNV GalleryFigaret Karakoe BoxZaraInstagramPatagonia
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Oct 16, 2019 • 1h 21min
Hors série - Financement d'une marque de mode Épisode #02 - L'accélération
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Aujourd'hui et en partenariat avec la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin nous vous proposons 3 épisodes Hors série sur le financement des marques de mode, c’est une première !Nous continuons ici avec la phase d'accélération et pour ça je vais à la rencontre de Priscilla Jokhoo, directrice du service Entreprises de la Fédération Française du Prêt à Porter féminin, Delphine le Mintier, directrice d’investissement à la BPI et Marc Bothorel, directeur général du collectif Etudes Studio. Nous parlerons du moment où l’on rentre dans la phase d’accélération en tant que marque, des besoins de financement de cette deuxième phase, de la BPI ainsi que de ses programmes puis développerons un cas concret avec Etudes.SE RETROUVER DANS l’EPISODE 1:02 Quelle est la phase d’accélération et à partir de quand on rentre dans cette phase4:30 Les besoins de financement dans cette deuxième phase10:55 À partir de quand l’entrepreneur est prêt à être mis en relation avec la BPI ou les banques15:30 Comment on choisit son banquier et comment on présente son projet en fonction de son objectif23:40 Comment on prépare les entrepreneurs à aller rencontrer la BPI ?26:02 Présentation de Delphine27:57 Qu’est-ce que la BPI fait exactement ?30:23 Comment accéder à la BPI quand on est entrepreneur33:07 Comment est organisée la BPI France ?42:50 Qu’est-ce que les entrepreneurs sélectionnés par la BPI comme Alexandre Mattiussi ou Anne Fleur De Roseanna ont de plus que les autres ?44:43 En quoi l’accompagnement de la BPI va au-delà de l’accompagnement financier ?47:30 L’accélérateur au sein de la BPI, le programme de formation collective et comment l’intégrer49:20 Comment on lance une marque de mode de nos jours (DNVC, wholesale) ? 52:14 Les réussites des dernières années comme AMI, Jacquemus ou Sandro/Maje53:27 Le parcours de Marc54:04 Comment Etudes a traité le sujet de son financement59:15 Les ambitions de la marque et la répartition du capital01:05:00 Les subventions et aides d’Etudes par le DEFI, l’IFCIC, le « crédit d’impôt collection »01:11:21 Les problèmes rencontrés avec une banque quand on est dans le secteur de la mode01:16:00 Quelles sont les meilleures choses à faire dès le début : Marc nous parle de ce qu’il aurait fait différemment KEY LEARNINGS Priscilla :« On rentre dans cette phase d’accélération quand la marque s’est lancée, qu’elle a pénétré son marché et qu’elle a déjà quelques collections derrière elle. On se rend compte qu’il y a une augmentation de son carnet de commande qui apparaît parce que ses revendeurs lui font de plus en plus confiance et à un moment donné, on arrive sur les premiers pics de croissance. C’est à partir de là qu’on rentre sur une seconde phase en termes d’entreprise et de vie d’entreprise. » « Les phases de croissance dans la mode se font par paliers : ce n’est pas linéaire. Les premières collections ne trouvent pas toujours du public immédiatement parce que les revendeurs (si on est sur un modèle B2B) vont regarder la marque pendant plusieurs collections pour savoir comment elle évolue, si le style de la marque est cohérent. Il y a donc une phase d’observation mais aussi au sein de l’entreprise la phase de « calage » où on va faire les bons compromis pour trouver les tailles de collection suffisantes, pour avoir un vrai propos commercial, créatif et avoir assez d’éléments pour démontrer quelle est sa démarche créative. Ce temps dure entre 4 et 6 collections, même si certains arrivent à se démarquer. » « Concernant la gestion de trésorerie, il y a dans le système B2B des acomptes qui sont parfois demandés et dans le digital il faut parfois financer un stock, donc ça coûte cher et ça reste de l’argent qu’on investit, pour lequel on va obtenir le règlement bien plus tard. Cette phase d’accélération va être essentielle pour se développer. Et maîtriser sa croissance et anticiper ses besoins de financement sur cette phase de croissance est primordial car il faut préparer ces pics de croissance. » Delphine :« L’objectif de la BPI était de créer un point de contact pour les entrepreneurs qui cherchaient de l’argent. Donc on a réuni les entités publiques qui existaient déjà et aujourd’hui on propose tout ce qui est investissement et financement. Pour le financement, on garantit des prêts bancaires, tout se passe directement entre la banque et la BPI. On s’adresse à des entreprises qui ont 2-3 ans d’existence et qui sont rentables. » « Mon rôle est de rencontrer les projets suffisamment tôt pour m’assurer qu’ils vont dans la bonne direction et qu’ils sont suffisamment solides. D’ailleurs, on a depuis toujours soutenu le programme IFM Label, pour justement s’assurer que les projets qui ont du potentiel et qui pourraient peut-être à termes être éligibles à notre action en fond propre puissent être suffisamment structurés. » « On voit beaucoup de projets qui viennent à nous qui ne sont pas assez ambitieux pour cocher la case d’un fond. On a besoin que le développement soit assez rapide. Il faut une vision juste et un talent pour développer la stratégie et bien l’exécuter. C’est ce qu’on a vu dans les dirigeants qu’on a pu accompagner. Notre intérêt avant tout c’est bien entendu de gagner de l’argent, après notre mission c’est de créer des champions et de faire en sorte de construire de belles histoires. » Marc :« On s’était posé la question : est-ce qu’on garde une image de marque streetwear moyenne gamme ou on passe une étape au-dessus ? En 2014, on a fait notre premier défilé et quelque chose s’est passé. On a eu beaucoup d’appels entrants, de communication et de parutions de presse et à ce moment-là, on s’est dit qu’il fallait qu’on se structure, qu’on se professionnalise réellement. On a fait notre première levée de fonds et on a ouvert notre capital. Grâce à ça, on a pu ouvrir notre première boutique et des bureaux pour augmenter progressivement notre chiffre d’affaires et nos collections. Ça nous a permis de travailler sur notre image de marque.On ne pourrait pas faire tout ce que l’on fait sans ces aides, ce serait impossible parce que notre stratégie est d’asseoir notre image de marque. On a différentes stratégies de développement et ce sont des coûts qui sont vraiment très importants, que l’on autofinance par des crédits de campagne par exemple. Après on a notre BFR de production à financer, comme nos frais structurels, et sans les aides qu’on obtient on ne tiendrait pas. » « On bénéficie des aides du DEFI au regard des défilés, on bénéficie des aides de la dette bancaire de l’IFCIC et des crédits de l’impôt collection. Sans ces trois dispositifs, ce serait compliqué de continuer l’aventure. Au stade de marques en phase de développement, rares sont celles qui n’ouvrent pas leur capital parce qu’elles arrivent à s’autofinancer. Il ne faut pas avoir peur de le faire car on trouve des partenaires qui sont bienveillants. » RÉFÉRENCESAntoine Floch du salon MANPierre François Louet (Pas sûre de comment ça s’écrit)Crédit d’impôt collectionDEFIIFCIC
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Oct 16, 2019 • 1h 49min
Hors série - Financement d'une marque de mode Épisode #01 - La phase d'amorçage
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Aujourd'hui et en partenariat avec la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin nous vous proposons 3 épisodes Hors série sur le financement des marques de mode, c’est une première !Nous commençons avec la phase d'amorçage et pour ça nous allons à la rencontre de 4 personnalités influentes du monde de la mode : Clarisse Reille, Directrice Générale de DEFI La mode de France, Priscilla Jokhoo, Directrice du service Entreprises de la Fédération Française du Prêt à Porter féminin, Nicolas Trichet, Directeur adjoint « crédits aux entreprises » de l’IFCIC ainsi que Youssouf Fofana, fondateur de Maison Château Rouge. Avec eux, nous allons définir les différentes étapes de la vie d’une marque de mode, les modèles économiques qui existent aujourd’hui, les spécificités des marques de mode, leurs besoins en termes de financement, les types de financement à disposition des entrepreneurs, comment on obtient ces financements et les outils pour anticiper ces besoins de financements. SE RETROUVER DANS l’EPISODE 02:06 Les parcours de nos invités 04:56 Les grandes étapes de la vie d’une entreprise 10:00 Les différentes façons de préparer le lancement de son entreprise, avec un business model carré ou avec de l’instinct16:42 Le financement pour se lancer19:51 La complexité des cycles de financement d’une marque de mode (phrase)29:30 Les premiers besoins pour se lancer (34m PHRASE Priscilla)37:40 Les erreurs que l’on peut commettre avec son financement dans la phase d’amorçage44m PHRASE relation fabricant51:40 Les différents types de financements en fonction des opérations59:40 Les prêts de l’IFCIC1h09 PHRASE01:11:40 Les différents prix à présenter et les collaborations pour augmenter sa dotation et sa visibilité01:17:20 Les programmes de subventions des fédérations et de l’État1:25:30 : Comment être attractif et se distinguer des autres marques pour bénéficier de ces subventions ou prêtsKEY LEARNINGS Priscilla : "Dans les grandes étapes de la vie d’une entreprise, il y a déjà cette phase de recherche sur toute la partie projet entrepreneurial, et après il y a l’entrée sur le marché : c’est ce que j’appelle la phase de « calage », qui peut prendre plusieurs saisons ou années, où effectivement le produit va rencontrer son marché et la marque va devoir s’ajuster par rapport à son business model mais aussi par rapport à ses retours du marché. Après on va connaître les premières phases de croissance, avec des accélérations en termes de chiffre d’affaires, de pilotage d’activités et de besoins en fond de roulement. Et après on va surtout connaître la phase de développement qui est un pallier plat où il va falloir réenclencher pour aller sur des nouveaux projets et élargir son projet initial." Priscilla : "Concernant les cycles de financement, c’est compliqué car le cycle d’exploitation d’une entreprise de mode est long, il tourne autour de 15 à 18 mois, entre le moment où tu vas dépenser ton premier argent pour cette veste et le moment où tu vas toucher de l’argent pour cette même veste, il va se passer un temps extrêmement long. Même si tu vends en direct, il faut financer du stock donc automatiquement il y a des leviers à déclencher."Clarisse : "C’est extrêmement dur de penser qu’on va se lancer tout seul. C’est-à-dire qu’à la fois il y a vraiment besoin du créateur pour porter et incarner la sincérité du projet, mais penser que l’on peut développer une marque tout seul ça me paraît très dangereux et périlleux. Développer une entreprise demande des qualités qui sont un peu antinomiques : la rigueur du suivi financier et la rigueur du processus commercial versus la créativité, et il est rare d’avoir cette double vision. Il faut avoir l’humilité d’accepter les conseils de personnes qui sont plus expertes sur le financement."Clarisse : "Pour livrer à temps, le lien humain que l’on peut établir avec son producteur est extrêmement important. Si on va voir son producteur sur place et que l’on discute des produits, c’est toujours mieux que si on envoie un mail. On aide toujours plus dans la vie les gens qu’on apprécie, qui sont reconnaissants, qui nous respectent." Youssouf : "On a eu la chance d’avoir le programme talents, qui nous a permis d’avoir un suivi et de voir quelles étaient les étapes qui allaient suivre, pour pouvoir anticiper le développement des collections, nos présentations et nos prochains bons de commande des boutiques."Clarisse : "La mode est compliquée car on est à la fois dans l’urgence, à la fois dans le suivi qui doit être extrêmement précis, et à la fois dans l’anticipation. C’est pour ça qu’il est compliqué de le faire seul."Nicolas : "Pour convaincre les financiers à subventionner un projet, les chiffres sont importants. Youssouf nous a aussi convaincu au début car il avait un carnet de commande en forte croissance. S’il n’avait pas eu ça, malgré toutes ses qualités, on aurait peut-être attendu avant de déployer autour de lui nos dispositifs. Le professionnalisme du projet est aussi très important pour nous financiers : on ne va pas avoir un jugement artistique sur la création, donc le professionnalisme se dégage plus nettement d’un projet à un autre. Et la compréhension de l’interlocuteur : il faut que l’on comprenne les motivations, la genèse du projet."
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Oct 15, 2019 • 1h 17min
#120 Marc Beaugé (L'Etiquette, Society, Holiday, ...)
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre Marc Beaugé, il est journaliste, rédacteur en chef des magazines Society, l’Etiquette et Holiday, écrit pour M le Magazine du Monde et apparaît chaque vendredi dans l’émission Quotidien. Dans cet épisode, il nous parle de son parcours, du brand content et de l’indépendance des médias, de l’industrie de la mode et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Marc, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE0:52 Marc se présente et revient sur son parcours.9:30 Le modèle économique d’un magazine et des médias, ses tips pour s’organiser.31:32 Le brand content, comment voit-il l’industrie de la mode évoluer.51:40 L’intérêt des gens pour la mode, le rôle de la mode.01:01:21 Ce qu’il ferait différemment, comment il s’inspire et reste surpris, comment il prend une décision professionnelle, sa marque Larose.01:15:10 Le meilleur conseil qu’on lui ait jamais donné, qui souhaiterait-il entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGS :Je pense que la position normale d’un journaliste est de décliner les invitations. C’est un peu paradoxal parce que le défilé est un moment de travail, je pense qu’effectivement les journalistes doivent y être mais ils ne sont pas obligés, à mon sens, de faire une photo sur Instagram pour dire que c’était sublime, qu’ils le pensent ou pas d’ailleurs. S’ils le pensent, qu’ils l’écrivent dans leur journal, s’ils ne le pensent pas et je pense que parfois ils ne le pensent pas mais ils l’écrivent, cela me pose un vrai problème.Les voyages de presse, fondamentalement, ce n’est pas aux maisons de marques d’inviter des journalistes en voyage, ça me gêne toujours un peu, je ne donne pas de leçon mais je garde l’idée que le journalisme est une forme plus ou moins nuancée de contrepouvoir et moi j’essaye de faire gaffe à ça, et je constate que le pouvoir aujourd’hui il est dans les maisons.Le vêtement pour moi, est plus intéressant que la mode.Je trouve qu’on a perdu quand même un espèce de lien entre combien cela coûte à faire et combien cela coûte en magasin, c’est assez fou, c’est-à-dire que le luxe, c’est quand même un temps passé à fabriquer un produit, c’est une veste qui a mis 80 heures à faire dans les ateliers de Lorenzo Cifonelli par exemple, c’est du luxe, du coup cela vaut cher. Une crocs Balenciaga, cela ne peut pas valoir 500 ou 600 euros ou même 300, cela coûte 1 euros à faire. Ce lien-là, il est crucial, et je pense que, par beaucoup de maisons, il a été cassé, et que des gens aient l’impulsion d’acheter la crocs Balenciaga a 500 euros, moi cela me sidère, c’est de l’aliénation.J’ai l’impression que le show de la mode, l’industrie est de plus en plus exposé et intéresse de plus en plus de gens sans doute, les défilés qui étaient des évènements professionnels sont désormais vus par des millions de personnes et je pense que cela contribue à un espèce de showsification du défilé, on le transforme en show, c’est-à-dire que maintenant il faut le faire dans un endroit de dingue, il faut le faire avec un groupe de dingue, avec les mannequins de dingue et les gens sont épatés par ça. Avant quand les professionnels regardaient les défilés, quand les gens étaient avertis à ce qu’ils voyaient, il y avait une exigence et l’exigence se plaçait sur le vêtement.Aujourd’hui j’ai l’impression que l’exigence sur le vêtement est beaucoup moins grande parce que les gens qui regardent ça sont vite époustouflés par le cadre, par le fait qu’il y ait Kim Kardashian au premier rang. Si on entend par « mode », le mot « vêtement », je pense que les gens ne s’y intéressent plus vraiment, si on entend par « mode » le mot « spectacle de la mode », alors là oui, les gens souscrivent à ça. J’ai l’impression qu’en mettant des choses autour du vêtement, on affaiblit le vêtement, on le tue.REFERENCESSociety L’Etiquette Holiday M le Magazine du Monde Quotidien France Football Technikart So Press Episode Gauthier Borsarello Podcast Habitudes Atelier Franck DurandEpisode Franck Durand Marie-Pierre Lannelongue Episode Alexandre Mattiussi Episode Sebastien Kopp
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