Priorité santé

RFI
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Mar 17, 2026 • 48min

Santé des enfants : comment gérer l’inquiétude des parents ?

Face à une fièvre soudaine, une chute impressionnante ou un symptôme spectaculaire chez l’enfant, les parents peuvent vite s’inquiéter. Parfois, cette réaction est non seulement naturelle, mais aussi nécessaire, pour que des soins soient apportés au jeune patient au plus vite ! Face à l'annonce d’une maladie sévère ou chronique, les parents peuvent avoir des difficultés à garder leur sang-froid, et vivre cet événement comme une épreuve traumatisante. Or, l’enfant a besoin que ses parents le rassurent pour appréhender sereinement les soins. Quand s’inquiéter, quand on est parent ? Sur qui les parents peuvent-ils s'appuyer lorsqu'ils sont démunis face à la maladie ? Comment rassurer son enfant, quand on est soi-même en situation de stress ? L’expérience permet-elle de relativiser ? Comment les équipes soignantes gèrent-elles le stress parental en pédiatrie ? En fonction de l’âge et du degré d’autonomie d’un patient, la prise en charge va s’élargir au moins à trois personnes, pour inclure un ou plusieurs parents. Se pose alors une question importante, lorsque les enfants tombent malades, font de la fièvre ou se blessent : comment réussir à garder la tête froide ?  Ce cheminement de parents-accompagnants qui peut, en cas de diagnostic de maladie chronique ou de handicap, devenir parent-aidant, n’est ni inné pour les « premières fois », ni évident en situation d’urgence. Communication et confiance Du petit bobo au diagnostic de maladie incurable, les parents peuvent être confrontés à des émotions compliquées. Avoir la bonne réaction en consultation de pédiatrie est quelque chose qui se forge avec l'expérience, pour que ces ressentis des proches ne fassent pas pencher vers deux extrêmes qui peuvent faire obstacle aux soins : d’un côté la panique et de l’autre, une certaine négligence.  Rationaliser sans minimiser La prise en charge côté parent peut, en effet, être améliorée par une approche à la fois curieuse et sereine, exigeante et respectueuse. C’est quelque chose qui se tisse et s’apprend au fil des semaines et des consultations, en fonction également de l’attitude et de la capacité des soignants à communiquer, de leur degré de pédagogie, d’empathie. Un itinéraire, une alliance pour qu’ensemble, les adultes s’emploient à occuper la juste place, en confiance, pour un soin éclairé et qualitatif des jeunes patients. Dr Nicolas Winter, pédiatre aux urgences pédiatriques du Centre hospitalier de Valenciennes, France, et auteur de Urgences or not Urgences, aux éditions First. Sur les réseaux sociaux, il anime la page To be or not toubib dédiée à l’éducation pédiatrique Dr Djidita Djidita Hagre, pédiatre, cheffe de clinique des urgences pédiatriques au CHU de la mère et de l’enfant, enseignante-chercheuse à la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Ndjamena au Tchad. Reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d’émission, nous donnons la parole à Médecins sans frontières qui alerte sur un risque d’aggravation de la crise nutritionnelle chez les enfants dans le district d’Ikongo, au sud-est de Madagascar. Interview du Dr Erneau Mondésir, coordinateur Médical MSF à Madagascar. Programmation musicale : ► Hotel Ugly – « Shut Up My Moms Calling » ► Mari Froes – « Colombina ».
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Mar 16, 2026 • 49min

Sommeil : comment mieux dormir pour améliorer sa santé ?

Le manque de sommeil peut avoir un retentissement direct sur la santé. Il peut ainsi augmenter les risques de troubles cardiovasculaires, de diabète, d’obésité, de cancers, mais aussi de troubles psychiques. À l’inverse, un sommeil de qualité préserve du stress et améliore le bien-être global. Comprendre le sommeil (les mécanismes neurologiques pour un bon endormissement, les rythmes pour un repos réparateur...) permet de mieux traiter l’insomnie et la somnolence et de retrouver un sommeil de qualité. Quels sont les facteurs et les habitudes du quotidien susceptibles de perturber l’endormissement et le sommeil ? Combien de temps a-t-on besoin de dormir en fonction de l’âge ? Pourquoi faisons-nous des cauchemars ? Comment traiter les apnées du sommeil ?   En matière de santé et de bien-être, les guides, sites et applications regorgent de conseils, de méthodes et d’astuces pour mieux manger, mieux bouger, mieux respirer. Il existe un autre besoin vital qui, pour beaucoup d’entre nous, est devenu une quête : il s’agit tout simplement de bien dormir. Un spécialiste de la médecine du sommeil, le Pr Pierre Alexis Geoffroy décrypte les mécanismes qui favorisent le repos, et à l’inverse, nous permet d'identifier ses ennemis : comprendre comment le manque de sommeil peut conduire au vieillissement précoce de l’organisme, de quelle façon la qualité de notre repos, conditionne nos capacités d’apprentissage.   Quantité et qualité  Il est donc question de régularité, de durée, de rythme et d’horloge interne et comprendre quel est le rôle de la lumière, du silence, des hormones et comment interpréter les différentes plaintes liées à la fatigue, aux difficultés d’endormissement, parce qu’il y a plusieurs façons de mal dormir.  Organiser son sommeil  Dormir, cela se prépare avant le moment du coucher. Certaines croyances (position magique, produits soporifiques…)  méritent d’être déconstruites et remplacées par des connaissances validées, vont permettre de trouver ce précieux repos, sans appréhension.  Pr Pierre Alexis Geoffroy, professeur de médecine à l'Université Paris Cité, médecin du sommeil et auteur de La nuit vous appartient, aux éditions Robert Laffont Dr Benjamin Tchaleu, neurologue au Centre médical de Bonanjo à Douala, au Cameroun.  Dr Jonathan Gaucher, chercheur à l’Université Grenoble Alpes.  Programmation musicale : ► Danitsa & Béesau – Miss Yo ► Tresor, AKA – Electric night.
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Mar 13, 2026 • 48min

Questions de femmes : la fibromyalgie

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la fibromyalgie, maladie chronique dont la cause n’est pas connue et qui se caractérise par des douleurs diffuses persistantes, parfois accompagnées de fatigue chronique et de perturbation du sommeil. Comment le diagnostic est-il établi ? Quelles sont les prises en charge existantes ?  Quand on évoque la fibromyalgie, la question de l’errance diagnostique est absolument centrale. Nombreuses sont celles qui vivent pendant une longue période avec leurs symptômes, sans réussir à mettre un nom sur ce ressenti, parce qu’aucun test de dépistage ne permet de poser un diagnostic précis. Consultation après consultation, médecin après médecin, les doutes persistent et au-delà de l’impact de la douleur chronique, cette incertitude amplifie le retentissement global de ce problème de santé, d'autant plus qu'un certain nombre de soignants remettent en cause cette plainte de douleur.  Bien-être altéré Ce « syndrome fibromyalgique » peut avoir de nombreuses conséquences sur la qualité de vie. Ses causes précises restent inconnues et d’autres maladies lui sont souvent associées.   Les femmes sont davantage concernées : elles seraient trois fois plus souvent affectées par ces douleurs diffuses et cette fatigue chronique… Le diagnostic débouche souvent sur des recommandations de prise en charge multidisciplinaire, pouvant associer kinésithérapie et psychothérapie.  Sommeil perturbé, troubles digestifs, vertiges, essoufflement, acouphènes : et si c’était la fibromyalgie ?  Avec :  Dr Awa Cheikh Ndao, médecin interniste, rhumatologue à l’Hôpital Aristide Le Dantec. Maître de conférences agrégé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Aïcha Koné - Baya   ► Trecy La Cayenne - Sans pitié.
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Mar 12, 2026 • 48min

Santé mentale : quels sont les «besoins fondamentaux des adolescents» ?

Les professionnels de santé mentale alertent depuis maintenant plusieurs années sur l’augmentation des troubles anxieux et dépressifs chez les adolescents. Selon Santé Publique France en 2024, 14% des collégiens et 15% des lycéens présentaient un risque important de dépression. Comment les aider à traverser cette période de crise psychique ? Comment évaluer leurs besoins pour leur permettre d’y répondre ? Existe-t-il des spécificités en termes de risques et d’atteintes en fonction du genre ? De multiples études alertent, ces dernières années, sur la santé mentale des adolescents : sentiment de mal-être, hausse des passages à l’acte suicidaire et impossibilité des systèmes de santé de répondre aux demandes, en termes de prise en charge.   Face à l’anxiété  Un point de bascule a été observé, en particulier, au moment de la pandémie de Covid-19. Au-delà du contexte qui peut expliquer, en partie, cette dégradation de la santé psychique des jeunes – qu’il s’agisse d'un sentiment global d’insécurité associée à la crise climatique ou aux conflits, à une perte des repères ou à la brutalisation des discours – cette vulnérabilité des adolescents peut aussi s'analyser du point de vue de certaines de leurs attentes non apaisées, de rééquilibrages en cours, tant du côté des enfants, que de celui des parents.  Trouver d’autres repères  C'est l'objet du livre de la psychiatre, Dr Marion Robin, qui publie Les besoins fondamentaux des adolescents (éditions Odile Jacob).  3 besoins fondamentaux, la contenance, la filiation et l'individuation, permettent de comprendre et d'analyser la crise adolescente : quand le cadre est incertain et que les limites font défaut, quand le sentiment d'isolement et de solitude prédominent, quand le chemin vers l'autonomie est entravé. Des repères à réinitialiser et un défi d'autant plus difficile pour les jeunes, dans un monde où la société et la famille ne jouent plus pleinement leur rôle de soutien et peuvent générer une grande anxiété.  Rééquilibrage du groupe et autonomisation  Au-delà du constat et des difficultés, il s'agit d'identifier des pistes à mettre en place pour répondre aux aspirations des adolescents, comme aux particularités liées à cette période : plus tout à fait un enfant, pas encore complètement un adulte, avec ce que cela implique de curiosité, de déceptions, d’émotivité, d’expérimentation. Comprendre les besoins fondamentaux des adolescents, c’est donc répondre à une demande parfois inconsciente, et leur offrir des limites et des balises dont parents comme soignants n’ont pas forcément conscience.  Avec : Dr Marion Robin, cheffe de service adjointe du département de Psychiatrie de l’adolescent, à l'Institut mutualiste de Montsouris, à Paris et autrice du livre Les Besoins fondamentaux des adolescents chez Odile Jacob  Jeannette Barma, psychologue clinicienne au CHU Campus de Lomé, maîtresse de conférences (CAMES) de Psychologie clinique et psychopathologie à l’Université de Lomé au Togo.   Un reportage de Thalie Mpouho.  ► En fin d’émission, nous faisons un point sur la 22ème édition de la campagne « Une jonquille contre le cancer », menée par l’Institut Curie du 10 au 22 mars 2026. Interview d’Agnès Hubert, directrice des Relations donateurs de l'Institut Curie.   Programmation musicale :  ► YUNGBLUD – Breakdown  ► Ginton & Minz - Dare You. 
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Mar 11, 2026 • 48min

Glaucome : première cause mondiale de cécité irréversible

Maladie chronique de l’œil, le glaucome se traduit par un vieillissement prématuré du nerf optique. Les causes sont multiples mais le plus fréquemment, le glaucome est causé par une pression trop importante à l’intérieur de l’œil. Selon l’OMS, en 2020, le glaucome concernait 76 millions de personnes dans le monde. Cependant, ce chiffre est sous-estimé car la maladie peut évoluer sans symptômes apparents. Comment se fait le dépistage ? Quelle prise en charge existe ?   Quand on parle de la santé des yeux, à côté des problèmes de réfraction (qui peuvent se corriger par le port de lunettes, de lentilles, et dans certains cas, par la chirurgie), on retrouve également quatre grandes causes qui peuvent – faute de prise en charge – conduire à la perte totale de la vision : la cataracte, les complications du diabète, comme la rétinopathie diabétique, la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) et enfin le glaucome.  Maladie silencieuse  Le glaucome constitue la deuxième cause de cécité irréversible dans les pays industrialisés, la première au niveau mondial, et 15% des cas recensés en Afrique, d’après l’OMS. Cette atteinte du nerf optique qui peut, au stade ultime, aller jusqu'à sa destruction, est souvent associée à une tension oculaire excessive. Cette affection de l’œil qui peut se manifester de différentes façons, progresse dans un premier temps, dans la plupart des cas sans douleur, ni symptôme. Freiner l'évolution  Pour cette raison, il est essentiel d'insister sur le dépistage précoce, pour repérer et diagnostiquer le glaucome à un stade où certains traitements (collyre, chirurgie, laser) peuvent encore freiner son évolution et préserver le nerf optique.  Avec : Pr Jean-Philippe Nordmann, chef de service d’Ophtalmologie au Centre National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts à Paris, directeur du Centre du Glaucome   Dr Fabrice Bagna, médecin ophtalmologiste-chirurgien au Cabinet médical Kékéli à Lomé au Togo.   Programmation musicale :  ► Yebba – Yellow eyes  ► Lyre le Temps feat. The Original Pinettes Brass Band - Second Line. 
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Mar 10, 2026 • 48min

Les troubles de l’audition : comment les prévenir et les soigner ?

Si des troubles de l’audition peuvent exister dès la naissance, les risques d’en développer augmentent de façon notable avec l’âge. Exposition régulière et prolongée à des volumes sonores élevés, complications ou récidives de maladies telles que l’otite, prise de certains médicaments... Les troubles de l’audition peuvent s’expliquer de nombreuses manières. Peut-on prévenir les troubles de l’audition ? À partir de quand se faire dépister ? Quels sont les traitements et prises en charge existants ?   De multiples causes, qu’elles soient d'origines mécaniques, environnementales ou génétiques peuvent entraîner une détérioration ou une perte de l’audition : malformations, maladie de l’oreille interne, effets secondaires de traitements, infections ou exposition au bruit... La cause et la localisation de la défaillance dans l’organe de l’audition vont déterminer l’orientation de la prise en charge, et le cas échéant, le recours à un appareillage ou à la chirurgie.  Une baisse liée au vieillissement La baisse d’audition est un phénomène fréquent et presque normal avec l’âge, puisqu’après 50 ans, les cellules auditives subissent une usure et, à ce titre, le vieillissement constitue donc un facteur majeur pour comprendre pourquoi l’organe auditif se fragilise.    Préserver la santé auditive, la surveiller et engager une prise en charge en cas de problème est essentiel, compte tenu du retentissement de cette baisse de l’acuité auditive sur la qualité de vie : altération du lien social, isolement et à terme, potentiellement, des risques pour la santé mentale.  Le rôle de la prévention Certaines causes de la surdité peuvent se prévenir : en limitant certaines expositions dans le cadre professionnel ou en évitant les excès pendant les loisirs (concerts, feux d’artifice, écoute au casque), par l’usage de dispositifs de protection et le respect des limitations pour éviter douleurs ou lésions auditives.  Avec :  Dr Elisabeth Mamelle, chirurgien ORL spécialisée dans les troubles auditifs et responsable du Centre implant cochléaire et auditifs de la Fondation Adolphe Rothschild à Paris  Pr Jérôme Miloundja, médecin militaire à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba, spécialiste en ORL, recteur de l'Université des sciences et techniques de la Santé de Libreville au Gabon.  ► En fin d’émission, nous parlerons d’un nouveau médicament développé contre la maladie du sommeil : l’Acoziborole, dont la mise sur le marché vient d’être autorisée par l’Agence européenne du médicament. Entretien avec Dr Hélène Mahenzi, investigatrice principale sur les essais cliniques au sein de l’initiative Médicaments contre les Maladies Négligées (DNDi).  Programmation musicale :  ► Marvin Gaye – I heard it through the grapevine ► Theodora – Des mythos. 
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Mar 9, 2026 • 48min

Santé des femmes : quand la recherche s’engage

Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, nous donnons la parole à des chercheuses qui travaillent à mieux comprendre la santé des femmes et améliorer leur prise en charge. Deux d’entre elles exercent au sein de l’Institut Pasteur, au siège parisien de la fondation scientifique, la troisième œuvre à Brazzaville, à la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale.  Longtemps, les spécificités féminines sont restées les oubliées de la recherche, entraînant des manques dans la compréhension de leurs maux, tant sur le plan de la santé maternelle et reproductive que sur celui de la santé en général. Quels sont les différents axes de recherche tendant à approfondir les connaissances sur la santé des femmes ? Quelles sont les perspectives qu’elles offrent pour les femmes ?    Une liste comportant les noms de 72 femmes scientifiques est désormais à l’étude à l’Hôtel de Ville de Paris… Leurs 72 noms en lettres d’or devraient prochainement rejoindre, sur la Tour Eiffel les patronymes de 72 hommes scientifiques français. L’occasion de rétablir l’équilibre, 140 ans après l’achèvement du plus emblématique des monuments de la capitale et de rendre visible les contributions des femmes, dans le domaine de la science et de la médecine…  8 mars et recherche scientifique  On cite souvent l’exemple de l’endométriose, commune maladie longtemps ignorée ou les signes d’urgence cardiovasculaire féminine, longtemps méconnus, avec à la clé, des diagnostics et prises en charge inadaptés.   Au lendemain de la Journée internationale des droits des Femmes, nous échangeons avec celles qui, aujourd’hui, font vivre les sciences et en particulier, progresser la médecine au féminin et pas uniquement dans le cadre de la sphère gynécologique ou obstétricale.   Améliorer la santé des femmes  Ces chercheuses explorent de nouvelles directions et féminisent les sujets d’études, pour mieux intégrer les particularismes biologiques féminins, comme l’incidence hormonale ou la métabolisation des principes actifs, dans leurs projets scientifiques et médicaux. Avec : Dr Clarisse Ganier, chercheuse à l’Institut Pasteur, sur l’impact des hormones sexuelles sur la physiologie et la physiopathologie de la peau (unité Méta-organisme)  Dr Aurélie Chiche, chercheuse à l’Institut Pasteur sur le cancer du sein post-partum, co-autrice d’une étude récemment parue dans Nature Aging (unité de Plasticité cellulaire dans les pathologies liées à l’âge)  Pr Francine Ntoumi, épidémiologiste moléculaire des maladies infectieuses, présidente et fondatrice de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale à Brazzaville.  Un reportage de Louise Caledec au sein du Laboratoire « Inflammation et immunité des muqueuses » de Molly Ingersoll. Programmation musicale :  ► Les Amazones d'Afrique feat. Nneka - La Dame et Ses Valises  ► Karyna Gomes feat. Alana Sinkëy - Tufulin. 
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Mar 6, 2026 • 48min

Questions de femmes : se libérer des addictions

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’addiction chez la femme. Tabac, alcool, drogue... Si les addictions restent un sujet tabou dans la société, cela se vérifie particulièrement quand elles touchent les femmes. Quelles sont les conséquences que cela peut avoir sur leur santé ? Comment s’en sortir ? Quand on parle d’addictions, dans l’imaginaire collectif, on pense le plus souvent à un usager au masculin. Dans les services dédiés à la prise en charge des personnes dépendantes, c’est une réalité, les hommes sont plus nombreux. Pourtant, les femmes elles aussi sont concernées par ces situations et complications liées à des consommations problématiques d’alcool, de tabac, de substances psychoactives ou de médicaments.   Dans certains contextes, des substances spécifiques peuvent entraîner des situations de dépendance, comme par exemple, l’ingestion de  Kaolin (argile blanche), en Afrique subsaharienne.    Sortir du silence  Les femmes en situation de dépendance peuvent avoir besoin d’une prise en charge pour sortir de cette addiction, susceptible d’entraîner des souffrances physiques, psychologiques et des difficultés et ruptures sociales.  Cette question de l’addiction au féminin est encore souvent considérée comme un tabou, une source de stigmatisation renforcée par de nombreux préjugés : ce qui peut expliquer en partie le fait que les femmes consultent plus rarement, plus tard et donc à un stade plus avancé.    Avec : Pr Idrissa BA, professeur agrégé en Psychiatrie d'adultes, enseignant chercheur à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, addictologue et coordonnateur technique du CEPIAD (Centre de Prise en Charge Intégrée des Addictions de Dakar), président de l’Association Sénégalaise pour la Réduction des Risques auprès des groupes vulnérables (ASRDR). Membre de la commission ouest-africaine sur les drogues.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► AGON - Saamha  ►  Rebo - Etaliyé.
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Mar 5, 2026 • 48min

Sexualité : sortir du tabou

Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l’émission explique comment aborder la question de la sexualité au sein du couple. Comment aborder le sujet malgré les tabous ? Doit-on parler de son passé sexuel avec son/sa partenaire actuel.le ? Ce mois-ci, la sexologue de l’émission, Noëlle Cayarcy, répond aux questions des auditeurs au sujet des tabous, dans la sexualité.  D’un côté, le tabou essentiel qui structure la société : l’interdit de l’inceste, la pédophilie, la norme sociale qui rejette et prohibe des pratiques de l’autre, les pudeurs et les craintes, les fausses croyances qui freinent la sexualité.  Pudeur et fausses croyances  C’est bien sûr du second dont il est question, au cours de votre échange, avec les auditrices et les auditeurs : ce qui, précisément, peut freiner l’épanouissement, la communication, entraver la relation : la pudeur, l’anatomie, les pratiques taboues, le sexe pendant les règles.  Parcours personnel  Certains sujets défendus sont directement liés à l’histoire personnelle, d’autres interdits sont partagés par la communauté : le poids de l’éducation qui empêche de s’aventurer sur certains terrains, des envies jugées indécentes, des interdits ou des peurs qui vont empêcher de parler de sexualité, de dire les choses, de poser des questions et ce, même si ses doutes – et parfois ces douleurs – sont présents depuis longtemps. C’est donc l’occasion de mettre des mots sur les choses, sortir du non-dit pour améliorer la relation et le bien-être.   Avec : Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directeur de projets en prévention de santé, expert à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè.  Programmation musicale :  ►  Naïka - One track mind  ► Céline Banza - Fille parfaite.
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Mar 4, 2026 • 48min

Obésité, une vraie maladie

Selon l’OMS, l’obésité touche aujourd’hui plus d’un milliard de personnes dans le monde, et a entrainé 3,7 millions de décès dans le monde en 2024. Maladie chronique, l’obésité est également une maladie multifactorielle dont les causes peuvent être génétiques, environnementales, neurobiologiques... Comment expliquer l’augmentation exponentielle du nombre de personnes touchées par l’obésité ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? Quelles prises en charge existent ?  À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’obésité, nous allons parler de la prise en charge de cette maladie à la fois complexe, liée à des facteurs multiples et variés. L’obésité implique de multiples défis pour les patients concernés : faire face aux conséquences potentiellement nombreuses de ce surpoids pour leur santé (pour le cœur, les articulations, en termes de santé respiratoire ou de fertilité) et surmonter le jugement des autres ainsi qu’un certain nombre de contrevérités au sujet de leur état. L’obésité est une maladie et n’est pas le résultat d’une faiblesse, que seule la volonté pourrait corriger.   Lutter contre les préjugés  Aborder la question de l’obésité, c’est aussi s’arrêter sur le regard que porte la société sur le surpoids : d’un côté la face normative et restrictive, à quoi faut-il ressembler, quelle est l’image/la morphologie désirable ? Et de l’autre, l’incitation à la consommation, sucrée, salée, ultra-transformée. Prise en charge adaptée  Les causes et facteurs multiples du surpoids et de cet excès de masse grasse peuvent nécessiter une approche plurielle : conseils et réajustement nutritionnel, activité physique et à côté de ces changements en termes d’hygiène de vie, des traitements adaptés peuvent être recommandés, tels que la chirurgie bariatrique ou la prescription de médicaments, à l’instar des traitements injectables, appelés analogue du GLP1, recommandés en cas d’obésité chronique récidivante, chez les personnes présentant des complications du surpoids.  Avec : Pr Sébastien Czernichow, chef du service de Nutrition de l’Hôpital européen Georges Pompidou, et professeur en Nutrition à Paris Cité. Co-auteur de Arthrose arthrite - Je me soigne en mangeant et Arthrose, arthrite - Je me soigne en cuisinant aux éditions Solar. Co-coordonateur du réseau FORCE (F-CRIN).    Dr David Kodjo Kossi, endocrinologue diabétologue, nutritionniste au CHU Sylvanus Olympio à Lomé, au Togo. Président de l’Association Jeunes Intellect pour la Sécurité Alimentaire au Togo (JISATOGO). Directeur médical du Centre associatif d'éducation thérapeutique du diabète et de l'obésité, DIABEOBE.  Reportage de Raphaëlle Constant.   Programmation musicale :  ►  JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan  ► Pierre Akendengue - Awana W africa.

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