

La Matrescence
Clémentine Sarlat
La Matrescence c'est le podcast qui parcoure la vie des parents ou futurs parents pour leur donner des outils, des clés grâce à des interviews de professionnels & des témoignages de parents.
La Matrescence est la contraction des mots maternité et adolescence pour expliquer pourquoi tant de changements arrivent au moment de donner naissance à un enfant.
Créé par Clémentine Sarlat, journaliste dans le sport à la télé, mais aussi maman, partie du constat que trouver des informations claires et faciles sur ce que vit une femme et par extension un homme lors de la découverte de la parentalité, était plus que fastidieux. Ici, c'est simple, on se laisse bercer au son de la voix des invités/
Bonne écouteHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Episodes
Mentioned books

Aug 4, 2023 • 55min
SUMMER BREAK - Le cerveau des bébés - Dr Cindy Hovington
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans la Matrescence. Vous écoutez l’épisode 113 de la saison 5Le développement de l’enfant continue de me fasciner, même 5 ans après l’arrivée de ma première fille.Plus j’avance dans mon expérience de mère, plus je me rends compte que comprendre mes enfants, c’est aussi et surtout me comprendre moi, en tant que parents.C’est exactement pour cette raison que Cindy Hovington, neuroscientifique canadienne a créé, Curious Neuron.Via sa plateforme et ses réseaux sociaux, Cindy, mère de 3 enfants transmet les dernières découvertes scientifiques, applicables à la parentalité, à des milliers de parents.Dans cet entretien, Cindy explore un pan peu discuté de l’éducation, les parents. Et oui, pour que nos enfants arrivent à développer,dans les meilleures conditions, leur cerveau socio-émotionnel, c’est à nous parents, à apprendre à gérer nos émotions dans un premier temps.Pendant cette discussion, Cindy vous transmettra de nombreuses tips pour arriver à aider nos enfants à étendre leurs capacités d’auto-régulation.Ici vous apprendrez les termes de modèle tripartite, de ER et de processus interpersonnel.Cindy rappelle aussi, que c’est à travers les jeux, que nos enfants arrivent le mieux à comprendre les règles que contient notre monde !Je vous souhaite une très bonne écouteC’était Cindy Hovington, neuroscientifique, créatrice de Curious NeuronJe suis Clémentine Sarlat, vôtre hôte. Si vous avez aimé cet épisode n’hésitez pas à mettre 5 étoiles ou le partager sur les réseaux sociaux @ lamatrescenceLe podcast vient de reprendre après une longue pause bébé, si vous cherchez un thème particulier, allez sur le site www.lamatrescence.fr pour trouver votre bonheur et le mettre dans vos oreilles. Il y a déjà plus de 110 épisodes.Cet épisode a été produit par Mini MinoisPrenez soin de vousA la semaine prochaine
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Jul 28, 2023 • 48min
SUMMER BREAK - Gérer au mieux les relations entre frères et soeurs - Héloise Junier psychologue
SUMMER BREAK - LA FRATERIEBienvenue dans la Matrescence, vous écoutez l’épisode 84 de la saison 3.Devenir parents d’un enfant c’est un chamboulement pour la vie.Alors quand on prend la décision d’amener un autre être humain dans la famille, on fait face à des problématiques pas toujours simples à résoudre.Héloïse Junier est psychologue clinicienne, spécialiste de la petite enfance. Vous l’avez déjà entendu dans l’épisode 27 mais aussi dans 2 hors série. J’ai donc demandé à Héloïse qui vient de sortir une bd “Ma vie de bébé” aux éditions Dunod, de nous éclairer sur les fratries.Dans cet épisode on évoque l’annonce d’un nouvel enfant à l'aîné, les enjeux que cela provoque chez les tout-petits, l’écart d’âge idéal mais aussi les différents visages que peut prendre l’insécurité que ressent un enfant qui devient l’ainé.Héloïse vous donne des pistes pour les résolutions de conflits entre frères et sœurs.Elle vous guide sur cette corde périlleuse, de la gestion de conflits. Alors comment gérer les frustrations et la violence qui peuvent apparaître quand le besoin de sécurité émotionnelle n’est pas satisfait? Faut-il privilégier le tout petit sur le plus grand ? Quelles sont les astuces? Héloïse vous explique tout. On a aussi parlé du deuil au sein d’une fratrie. Quand un enfant perd son frère ou sa sœur, à quoi faut-il porter attention?Je vous souhaite une très bonne écoute.C’était Héloïse Junier, psychologue clinicienne et autrice de plusieurs ouvrages aux éditions Dunod.Je suis Clémentine Sarlat votre hôte, si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à le partager autour de vous ou sur les réseaux sociaux @lamatrescenceEt psiittRDV lundi pour le lancement de ma page Patreon...A la semaine prochainePrenez soin de vous
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Jul 21, 2023 • 47min
EP135 : Comment traverser la peur ? Angelo Foley, thérapeute auteur du compte balancetapeur
Bonjour à toutes et à tous.Bienvenue dans la matrescence vous écoutez l’épisode 135 de la saison 5.La peur constitue une part normale de l’être humain.Mais que se cache t-il derrière la peur ? Comment arrive-t-on à dépasser ses peurs pour ne pas vivre tétaniser?Angelo Foley est auteur, conférencier, thérapeute mais aussi producteur de musique… il a notamment produit les albums de grand corps malade et le fondateur du compte : balance ta peur.Angelo est papa depuis près de 2 ans et l’arrivée de son fils à modifier son rapport à la peur mais pas que.Dans cet épisode, Angelo raconte ses découvertes au fil des ses apprentissages, il nous parle de la puissance de la thérapie de groupe. Au cœur de son travail, la vulnérabilité, seule possibilité pour arriver à vivre avec le plus d’authenticité.Je vous souhaite une très belle écoute.C’était Angelo Foley, auteur du livre Les 21 peurs qui empêchent d’aimer.Je suis Clémentine Sarlat votre hôte. Si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à le partager autour de vous, d’ailleurs d’après Spotify, La Matrescence fait partie des 1% de podcasts dans le monde, les plus partagés via whatsapp notamment, alors un grand merci!Pour soutenir le podcast, rendez-vous sur Patreon www.patreon.com/clementinesarlat Si vous cherchez un épisode, rdv sur www.lamatrescence.frA la semaine prochainePrenez soin de vous !
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Jul 14, 2023 • 53min
EP134 : Maman solo, l'envers du décor - Shane Love podcasteuse
Bonjour à toutes et à tous.Bienvenue dans la Matrescence, vous écoutez l’épisode 134 de la saison 5.Devenir parent solo par choix ou par défaut revêt une réalité souvent tue.Pourtant près de 2 millions de familles monoparentales composent le paysage français en 2023.Il y a un vrai changement dans la façon de faire famille aujourd’hui.Shane Love est la fondatrice du podcast le Tourbillon. Il y a quelques mois elle a créé un autre podcast, appelé Hello Solos.Un podcast qui met en avant les histoires de ces parents qui naviguent, seuls, à travers la parentalité.Shane vient aussi de sortir un livre dédié aux mères célibataires. Un ouvrage très pratique et passionnant qui retrace l’histoire des mères célibataires, malmenées depuis la nuit des temps. Il faut savoir que dans 84% des cas les enfants résident (ou résident principalement) avec leur mère. Shane se bat pour une meilleure reconnaissance des mères qui subissent de plein fouet la vie seule avec des enfants. Elle a d’ailleurs récemment rencontré des députés pour porter haut son message.Dans cet épisode, Shane, raconte son parcours perso de maman solo depuis la naissance, des forces mais aussi des difficultés qu’elle rencontre.Je vous souhaite une très bonne écouteJe suis Clémentine Sarlat votre hôte. Si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à le partager autour de vous, d’ailleurs d’après Spotify, La Matrescence fait partie des 1% de podcasts dans le monde, les plus partagés via whatsapp notamment, alors un grand merci!Pour soutenir le podcast, rendez-vous sur Patreon www.patreon.com/clementinesarlat Si vous cherchez un épisode, rdv sur www.lamatrescence.frA la semaine prochainePrenez soin de vous !
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Jul 7, 2023 • 53min
EP133 : La compétence de continence pour son enfant : mode d'emploi - Rokiyah Hosen psychomotricienne
Bonjour à toutes et à tous.Bienvenue dans la Matrescence, vous écoutez l’épisode 133 de la saison 5.L’été arrive, avec à l’horizon la rentrée en maternelle pour un de vos enfants… et là, le stress de la fin des couches.Pas de panique, Rokiyah qui est psychomotricienne et spécialiste de l’hygiène naturelle infantile, autrice du livre "se passer des couches dès la naissance", vous explique tranquillement les étapes pour accompagner votre enfant.Acquérir la propreté, ne plus porter de couches ne s’apprend pas en un week-end. (malheureusement)Il y a quelques étapes à respecter et surtout une communication à établir autour du sujet.Nos enfants ont leur propre rythme, à nous de respecter et de repérer les fenêtres pendant lesquelles ils sont disposés à s’y intéresser.Dans cet épisode, on axe beaucoup sur cette étape majeur de la continence, mais Rokiyah vous explique aussi, toute la physiologie qui concerne leur développement, on aborde également les petits accidents de nuits, aka l’énurésie.C’est une conversation avec plein de petits tips très pratique.Je vous souhaite une très bonne écoute.C’était Rokiyah Hosen, psychomotricienne autrice du livre L’hygiène naturelle Infantile.Je suis Clémentine Sarlat votre hôte. Si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à le partager autour de vous, d’ailleurs d’après Spotify, La Matrescence fait partie des 1% de podcasts dans le monde, les plus partagés via whatsapp notamment, alors un grand merci!Pour soutenir le podcast, rendez-vous sur Patreon www.patreon.com/clementinesarlatSi vous cherchez un épisode, rdv sur www.lamatrescence.frA la semaine prochainePrenez soin de vous !
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Jun 30, 2023 • 1h 2min
EP132 : Comment ne jamais répéter la violence subie pendant son enfance ? Roger Ormières coach pour entrepreneur
Code promo de 10% : MATRESCENCE valable jusqu'au 25 juillet minuithttps://shop.emma.fr/nJMvyHzo9pBonjour à toutes et à tous,Bienvenue dans la Matrescence, vous écoutez l’épisode 132 de la saison 5.On voit rarement, juste, en ce qui concerne l’histoire des personnes que l’on rencontre, ou en tout cas, on s’en fait une idée qui peut être à l’opposé de ce qu’ils ont vécu.C’est exactement ce qu’il s’est passé pour moi quand j’ai commencé à travailler avec Roger.Roger est un coach d’entrepreneur. Il les aide à développer leur business.Il a une approche que j’apprécie vraiment parce qu’il n’a pas une méthode toute faite pour tout le monde, il fait du sur mesure en fonction des besoins de chacun et chacune. Son accompagnement est vraiment tourné vers le positif pour tirer le meilleur de chacun et chacune.Au vue de sa capacité d’écoute, de remise en question et sa gentillesse, je n’aurais jamais pu penser qu’il avait vécu une enfance aussi violente.Dans cet épisode, il raconte la réalité d’un début de vie empreint de coups et d’humiliations.Il raconte comment, avec ses frères, ils ont puisé dans une résilience profonde pour ne jamais reproduire ce que ses parents leur ont infligé.En se livrant, Roger brise le silence sur les conséquences d’un début de vie vécu dans un environnement difficile.C’est assez rare que les hommes parlent publiquement des violences subies pour aider d’autres à s’en sortir et surtout à ne pas se laisser piéger dans la répétition.Aujourd’hui Roger est papa de 2 enfants. C’est en commençant sa formation de coaching, qu’il a pris le temps d’explorer pendant un an les conséquences de cette éducation dans sa vie. D’avoir eu un espace pour parler à cœur ouvert de cette violence a été salvateur et lui a permis d’envisager la paternité avec plus de tranquillité.Je vous souhaite une très bonne écoute.C’était Roger Ormières, coach pour entrepreneur.Je suis Clémentine Sarlat votre hôte. Si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à le partager autour de vous, d’ailleurs d’après Spotify, La Matrescence fait partie des 1% de podcasts dans le monde, les plus partagés via whatsapp notamment, alors un grand merci!Pour soutenir le podcast, rendez-vous sur Patreon www.patreon.com/clementinesarlatSi vous cherchez un épisode, rdv sur www.lamatrescence.frA la semaine prochainePrenez soin de vous !
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Jun 23, 2023 • 1h 5min
EP131 : Comment aider son enfant dans la relation aux autres, notamment en cas d'harcèlement scolaire? Emmanuelle Piquet psychopraticienne
POUR UN BILAN DE COMPETENCEhttps://www.memepascap.fr/bilan-competences-mpc?source=MATRESCENCEPODCASTBonjour à toutes et à tous Bienvenue dans la Matrescence vous écoutez l’épisode 131 de la saison 5Nous sommes beaucoup de parents à nous intéresser aux relations sociales de nos enfants.Lorsque notre enfant est bien intégré dans la cour de récré ou au sein de la crèche, nos inquiétudes s’envolent, mais que se passe t-il quand notre enfant rapporte des problématiques d'exclusion, d’isolement, de moqueries et donc de grandes souffrances ?Emmanuelle Piquet est psychopraticienne, autrice, conférencière et spécialiste du harcèlement scolaire. Depuis plus de 20 ans elle s’intéresse aux mécanismes du harcèlement en accompagnant des enfants de tous horizons pour les aider à gérer cette situation douloureuse.A travers sa formation de l’école Palo Alto, dont elle explique les fondements dans l’épisode, Emmanuelle, avec son humour franc, raconte comment les enfants ont toutes les ressources en eux pour changer de posture face à leurs harceleurs.Elle nous explique aussi, comment nous, en tant que parents, pouvons avoir une incidence néfaste, malgré nos bonnes intentions, en voulant intervenir sans outiller nos enfants pour leur apprendre à se défendre. Dans son dernier livre Votre enfant face aux autres, aux éditions Les Arènes, Emmanuelle vous donne des cas très concrets pour accompagner au mieux votre enfant dans sa vie sociale quelqu’elle soit.Je vous souhaite une très bonne écouteC’était Emmanuelle Piquet, psychopraticienne et autrice du livre Votre enfant face aux autres.Je suis Clémentine Sarlat votre hôte. Si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à le partager autour de vous, d’ailleurs d’après Spotify, La Matrescence fait partie des 1% de podcasts dans le monde, les plus partagés via whatsapp notamment, alors un grand merci!Pour soutenir le podcast, rendez-vous sur Patreon www.patreon.com/clementinesarlat Si vous cherchez un épisode, rdv sur www.lamatrescence.frA la semaine prochainePrenez soin de vous !
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Jun 16, 2023 • 30min
EP 130 : Comment je me suis mise au centre de ma vie en apprenant à poser des limites
https://www.memepascap.fr/bilan-competences-mpc?source=MATRESCENCEPODCASTBienvenue dans la Matrescence, vous écoutez l’épisode 130 de la saison 5.Aujourd’hui j’aimerais vous parler de réussir à mettre des limites dans sa propre vie et comment cela change vos interactions avec le monde.Peut-être que pour vous c’est hyper facile de le faire, mais pour moi qui ai une tendance à vouloir que les gens m’aiment quoiqu’il arrive, décider de dire non dans ma vie privée ou de décevoir les gens, reste extrêmement difficile, parce que ça veut dire rompre le lien.Pendant toute mon introspection de ces derniers mois, j’ai pris conscience de cette tendance que j’avais : ne pas savoir me protéger pour protéger mes relations.C’est ma psy qui me l’a expliqué, en premier, au début de ma thérapie, que quand le bien-être de mes enfants était en jeu, je savais tout de suite mettre des limites et les protéger, ma fenêtre de tolérance pour elles est petite et tant mieux. Pour moi, avoir cette attitude avec mes enfants est naturel et je n’y ai jamais réfléchi plus que ça, je me fais confiance et j’écoute mon ressenti.Mais quand ça me concerne moi, je ne sais plus écouter mon intuition. Ma psy m’a expliqué qu'elle avait rarement vu quelqu’un capable d’encaisser autant. J’étais totalement inconsciente de ce phénomène, puisque pour moi, c’était ma normalité.Au fil des mes lectures, j’ai découvert le concept de “boundaries” en anglais qu’on traduit par limites. Chaque fois que je lisais un livre qui permettait de m’aider à me comprendre, un chapitre entier y était consacré.Je ne sais pas pourquoi le mot limite en français me gêne mais je préfère parler de barrière de protection. Parce que c’est exactement le concept. Savoir dire non pour protéger son bien-être, savoir refuser une opportunité pour prioriser sa santé mentale, savoir se libérer d’une relation toxique pour revenir à une stabilité dans sa vie.Parce que l’enjeu principal derrière ce concept, c’est avoir assez de force et de sérénité, pour considérer qu’on est la personne la plus importante de sa vie…Si on veut une définition plus académique des limites psychologiques c’est ça : La barrière de protection peut être définie comme les limites que nous fixons avec d'autres personnes, qui indiquent ce que nous trouvons acceptable et inacceptable dans leur comportement envers nous.Et si t’es comme moi, avec un attachement plutôt anxieux ou préoccupé (si tu veux comprendre ce que c’est tu peux écouter l’épisode 122) et que t’as été élevé dans un climat d’hypervigilance, ben penser que t’es la personne la plus importante, c’est un concept assez flou.Bien-sûr que je comprends la célèbre métaphore de mettre le masque à oxygène sur soi avant de s’occuper de quelqu’un d’autre sinon on meurt. C’est clair comme de l’eau de roche, mais là, on parle d’une situation extrême. Alors comment ça se passe dans la vie de tous les jours ? Comment on arrive à inverser cette tendance de “people pleasing” pour enfin exprimer qui on est réellement, sans paniquer à l’idée de décevoir ou de faire du mal ?Ces 2 questions je me les pose tous les jours. Et je pense que c’est le travail d’une vie. Pour certains et certaines, poser des limites c’est un jeu d’enfants, parfois c’est même trop et on n’arrive plus à laisser les gens entrer dans notre intimité, pour d’autres c’est impossible tellement on leur a enseigné que l’amour s’obtient en se sacrifiant.Et je voudrais revenir sur ce dernier concept qu’on peut mettre en lumière dans une société patriarcale.On est beaucoup de femmes à se retrouver dans ce cliché du sacrifice pour obtenir de la reconnaissance : parce que le care dans notre société est quasiment entièrement assuré par des femmes. Parce qu’au moment de devenir parents, ce sont les femmes qui se retrouvent dans la posture de caregiver sans réel soutien. Amen pour les 25 jours de congé paternité adoptés en 2021… mais on sait toutes et tous que c’est bien insuffisant pour rééquilibrer la balance.Et parce que pour nous femmes aujourd’hui, le message envoyé par la société depuis notre enfance reste : ne prends pas trop de place, ne parle pas trop fort et sois une gentille petite fille, on appelle ça le syndrome de la “good girl” en anglais.Le résultat ? On est conditionnées à vouloir plaire à tout prix, pas que physiquement, c’est encore un autre sujet, mais plaire dans le sens de correspondre aux stéréotypes de genre quitte à se sacrifier. Ne pas parler trop fort, ne pas être en colère, faire plaisir, s’occuper des autres et du foyer.Si je devais donner un exemple très concret sur ce thème, ça pourrait se résumer à la visite chez le coiffeur. Qui ne s’est jamais retrouvé à sortir de chez son coiffeur, dépitée mais sans avoir osé dire que l’on n’aimait pas ? Moi, ça m’est arrivé plusieurs fois par le passé parce que j’avais peur de dire ce que je pensais sincèrement et d’être claire avec mes envies.J’ai un autre exemple qui vient de ma personnalité.Peut-être que vous êtes comme moi, mais personnellement quand j’ai peur de la réaction de quelqu’un en face, au lieu de dire la vérité pleinement, je vais la modifier. Par exemple, si je sais qu’une tâche dans le travail va me prendre beaucoup de temps et que la personne en face a besoin que ce soit fait vite, au lieu d’être claire et de dire, c’est comme, c’est à prendre ou à laisser, je vais volontairement diminuer le temps réel pour faire plaisir à la personne en face. Ca s’appelle du sabotage et du sabotage dans toute sa splendeur, parce que je le sais au fond, que le résultat va frustrer la personne en face, mais sur le moment, je me sens soulagée de voir que la personne va accepter mon deal parce que j’ai voulu lui faire plaisir. Avec du recul je comprends que je me suis construite avec l’idée inconsciente qu’il faut que je fasse plaisir pour que mon niveau d’anxiété baisse, temporairement…Toutes ces injonctions reçues de manière inconsciente depuis l’enfance nous apprennent à nier nos ressentis et à ne plus savoir dire: ça j’accepte et ça ce n’est pas possible. Évidemment il y a beaucoup d’autres paramètres qui rentrent en compte et numéro 1 la façon dont on a été élevés, mais nier que l’on est très grandement affecté par les stéréotypes de genre qui jalonnent notre vie depuis l’enfance, c’est nier une partie du problème. D’ailleurs je vous invite à écouter l’épisode 102 avec Manuela Spinelli chercheuse qui parle des clichés de genre et des ses conséquences chez les enfants.Tout ça pour dire que se remettre au centre de sa vie peut être très difficile, tant on ne nous a jamais expliqué comment le faire et implicitement on n’a jamais reçu l’autorisation de le faire.Donc moi, dans cet épisode, je vous dis : c’est vital, primordial et NORMAL de vous remettre au centre de votre vie, surtout si vous avez des enfants et que comme beaucoup d’entre nous, vous vous êtes oubliées un temps.Créer sa barrière de protection c’est avant tout considérer qu’on en vaut la peine. C’est se dire que nos besoins sont aussi importants que ceux des autres au sein de notre famille.Pour les personnes comme moi qui acceptent beaucoup et ont du mal à poser des limites pour leur propre personne, la première chose à faire c’est de comprendre que les adultes autour de nous sont responsables de leurs propres émotions. Ce n’est pas parce que vous agissez de telle ou telle manière, que vous serez responsable de ce qu’il va se passer chez eux. Ça a été une découverte chez moi.Je vous le répète donc, au cas où : vous n'êtes pas responsables des émotions des adultes autour de vous, leur déception potentielle, leur colère, leur tristesse, ne vous appartiennent pas. Les adultes sont des êtres humains capables de gérer leurs émotions.Tout ceci va de pair avec le syndrome du sauveur ou de la sauveuse dont je suis la digne représentante. Et d’ailleurs ça ne doit pas être anodin si j’ai créé ce podcast pour aider les autres… On ne se refait pas.Ce syndrome de la sauveuse ou du sauveur pourrie vos relations personnelles parce que vous vous sentez en mission de devoir sauver les autres au lieu de vous occuper de vous et de comprendre ce qui est ok ou non.Avant je ressentais énormément de colère vis à vis de plein d’évènements et notamment sur la condition de la femme dans ce monde, ça me révolte toujours, mais j’ai appris que ma colère dit quelque chose de moi.Quand on est en colère, soit on cache une autre émotion, par exemple la tristesse, soit notre barrière de protection n'a pas été respectée et ça vient mettre en jeu notre sécurité émotionnelle et affective.Je me suis surtout rendue compte que ma colère, ressentie dans ma vie quotidienne, venait du fait que je n’avais pas créé de barrière de protection claire et précise et que j’en voulais aux autres de venir la franchir.Sauf que la seule personne responsable de ma colère, dans ce cas précis, c’était moi.A partir du moment où j’ai pris conscience de ça, je me suis libérée de beaucoup de frustration.Dire non, dire je n’accepte pas, peut faire extrêmement peur. Peur parce que l’enjeu c’est de perdre le lien. En apprenant à créer des limites, naturellement certaines personnes de notre vie ne vont pas aimer et se sentir rejetées.Le plus difficile une fois qu’on a su faire le tri dans les actions non négociables, c’est de tenir notre barrière de protection.Quand on n’a pas l’habitude de le faire, quand on est terrifié à l’idée de dire non, on va plutôt repartir dans nos habitudes et abandonner à nouveau nos propres limites et besoins pour soulager de manière temporaire notre stress.Apprendre à dire non et refuser tel ou tel comportement, reste une vraie compétence qui doit être répétée et mise à l’épreuve du temps.On a aussi, souvent, tendance à dire non et expliquer par A+B notre point de vue pour justifier notre refus. Parfois ce n’est pas nécessaire d'expliquer, de justifier, ça révèle plutôt notre besoin, encore une fois, de nous défendre pour nous soulager.Tout ce travail que j’apprends au quotidien a eu un impact dans mes relations. Je n’arrive pas toujours à le faire, mais je me sens plus moi-même. Quand je dis non je ne culpabilise plus. Je sais que je le fais pour mon bien-être. Il m’est arrivé de raccrocher en expliquant que je n’étais pas d’accord et que je ne continuerai pas la conversation parce que ça ne me convenait pas. Avant je me serais tue ou j’aurais donné beaucoup trop d'explications à pourquoi je raccroche.Pourquoi je parle de tout ça dans la parentalité, parce que je me suis rendue compte que mes filles regardent comment j'interagis avec le monde, avec les autres adultes. Et je me suis fait la promesse de leur montrer qu’on a le droit de se choisir, qu’on a le droit de dire non et d’être en phase avec cette décision.J’ai réalisé qu’avoir 3 filles me donnaient une grande responsabilité en tant que parent, pour ne pas qu’elles se sentent responsables de mes émotions ou d’un autre adulte de leur entourage.Merci de m’avoir écoutée, encore une fois, si vous êtes perdue, n’hésitez pas à consulter un ou une professionnelle de santé.Cet épisode parle de moi, dans mon contexte de vie. Je sais pertinemment que tout le monde ne peut pas se retrouver dans mon expérience, qu’il y a beaucoup de paramètres de vie, parfois dire oui c’est aussi une question de survie physique parce qu’on peut se mettre en danger sinon.Ce sont donc des notions compliquées, mais si il faut retenir une chose, se choisir, ça reste le plus important.A la semaine prochaine.Prenez soin de vous !
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Jun 9, 2023 • 1h 22min
EP 129 : Constituer son équipe parentale pour le bien des enfants, en séparation ou non - Noémie Khenkine-Sonigo
Avant de devenir parents, on ne réfléchit peut-être pas assez à l’impact de l’arrivée d’un enfant pour la vie d’un couple. Devenir parents implique, au final, d’avoir une envie commune pour l’avenir de nos enfants, mais aussi un projet commun pour nous, en tant que couple parental.Que se passe-t-il lorsque le couple parental se dissout ? Comment trouver un nouvel équilibre ? Par quoi cela passe ? Qu’est-ce qui est le plus important pour préserver les enfants ?Noémie Khenkine-Sonigo est ancienne avocate en droit des familles. Elle a fondé récemment une application qui s’appelle TeamParents pour aider les familles, quelle que soit leur configuration, à traverser les aléas des épreuves de la vie.TeamParents intervient pour donner des conseils de parentalité et orienter de manière précise en matière de droit, les parents séparés.Ici on parle équipe parentale, outils de communications, exercice à faire ensemble, la meilleure solution quand il y a un conflit exacerbé.L’épisode est très concret et peut s’écouter même si vous n'êtes pas séparés, puisque l’objectif de Noémie est de redonner du pouvoir aux équipes parentales!Je vous souhaite une très bonne écoute.Voici les livres mentionnés dans cet épisode :Moms Moving On.Putting Children First.Rester parent après la séparation.Pour compléter cette écoute, vous pouvez redécouvrir l'épisode 98 – Rester parents après une séparation – Sabrina De Dinechin, médiatrice familiale & autrice.
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Jun 2, 2023 • 1h 8min
EP128 : Accueillir une Au Pair - Alison Cavaillé fondatrice de Tajinebanane
Bienvenue dans la Matrescence, vous écoutez l’épisode 128 de la saison 5.C’est un sujet qui peut s’inviter sur la table de toutes les configurations familiales, accueillir un ou une Au Pair.Concrètement, il vous faut quoi pour héberger chez vous un ou une AuPair ?Selon le pays de provenance, vous devrez donner entre 80 et 120 euros d’argent de poche à l’AuPair par semaine, avec 2 jours de repos. Cette personne qui vient vivre chez vous ne devra pas dépasser un quota d'horaires que vous définirez ensemble et que vous devrez déclarer légalement.Les pré-requis? Qu’elle ait une chambre pour elle avec son espace privé mais elle peut en revanche partager la salle de bains et les toilettes avec les enfants.Ca, c’est pour l’aspect technique/pratique.Mais pourquoi s’aventurer à héberger une personne étrangère, chez soi ?Qu’est-ce que peut apporter l’AuPair dans votre quotidien parce que cela reste un investissement qui n’est pas forcément donné à tout le monde.Alison Cavaillé, est la fondatrice de la marque de vêtements d’allaitement, Tajinebanane, elle a été une de mes premières invitées, si ça vous intéresse, c’est l’épisode numéro 6.Depuis 3 ans maintenant, Alison et Rafa, accueillent chez eux une AuPair. Lucy, qui est américaine est leur 5e au Pair.Dans cet épisode, Alison vous embarque dans les coulisses d’une vie avec une AuPair, elle vous raconte son rapport à l’AuPair, pourquoi ils ont choisi cette configuration plutôt qu’une nounou, comment s’offrir les services d’une AuPair lui permet d’être une meilleure cheffe d’entreprise, de se reconnecter avec son futur mari ou d’avoir un vrai temps de qualité avec ses enfants.A la fin de cet épisode, j’ai interviewé Lucie, qui vit chez Alison et Rafa en ce moment. Cela dure 5 minutes et c’est en anglais, mais c’est très enrichissant d’avoir son retour.Après cette écoute, je vous garantis que vous saurez si vous êtes fait ou non pour l’aventure AuPair.Je vous souhaite une très bonne écoute.C’était Alison Cavaillé, fondatrice de la marque TajineBanane qui a accueilli plusieurs jeunes filles au Pair.Si vous cherchez un épisode, rdv sur www.lamatrescence.fr.A la semaine prochainePrenez soin de vous !=> Le site recommandé pour trouver un jeune au pair - Code promo : cloudiies5 (5€ sur l'inscription Premium Compact)
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