

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Jun 29, 2022 • 3min
Que fut le “massacre du Zong” ?
Pour écouter Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D------------------------------On appelle "massacre du Zong", le meurtre, en 1781, de 132 esclaves africains par l'équipage d'un bateau négrier portant ce nom.De terribles conditions de voyageLe "Zong" est un navire britannique, qui se livre au commerce triangulaire. Cette traite négrière se déroule entre l'Afrique, l'Europe et l'Amérique, les esclaves étant échangés contre des produits manufacturés et des matières premières.Quand le navire quitte le port d'Accra (dans l'actuel Ghana), le 18 août 1781, il transporte 442 esclaves, soit beaucoup plus que n'en embarquaient les navires négriers de l'époque.Les esclaves souffrent donc d'une terrible promiscuité et d'une malnutrition qui favorise l'apparition de maladies. 62 d'entre eux meurent rapidement.Les raisons d'un massacreLe 29 novembre, le massacre des esclaves commence. 54 femmes et enfants sont jetés par dessus bord. Dans les jours suivants, 78 hommes sont, à leur tour, précipités à la mer.Cette terrible décision aurait été prise par l'ensemble de l'équipage, bien que le second du bateau, qui remplaçait le capitaine, gravement malade, ait prétendu s'y être opposé.Elle serait motivée par la pénurie d'eau qui aurait régné à bord. En effet, des marins prétendirent qu'il ne restait alors que 4 litres d'eau dans le bateau. Or, il était admis, à l'époque, qu'un capitaine puisse jeter des esclaves à la mer si la totalité de ces esclaves ne pouvait plus être nourri ou abreuvé.Et, dans ce cas, les assurances indemnisaient le capitaine et son équipage, ce qu'elles ne faisaient pas si les esclaves mouraient de maladie par exemple.Il est vrai que le navire était passé au large de plusieurs terres sans s'y arrêter pour renouveler sa provision d'eau potable. D'après une autre source, cependant, il y aurait eu près de 2.000 litres d'eau à bord.Ce massacre donne lieu à deux procès. Le premier, qui se déroule en mars 1783, prend le parti des propriétaires du bateau. Au terme du procès en appel, qui se tient peu après, aucun des membres de l'équipage du "Zong" n'est poursuivi pour ce massacre. Mais ce procès a un grand retentissement dans l'opinion publique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 27, 2022 • 2min
Quel fut le résultat des premières élections présidentielles françaises ?
Les premières élections présidentielles au suffrage universel ne se déroulent pas en 1962, année où fut réformée, en ce sens, la Constitution de 1958, qui fut adoptée en même temps que la Ve République. En effet, elles sont organisées en 1848.Une idée venue d'AmériqueLe régime de la Monarchie de Juillet ne résiste pas aux barricades dressées, en février 1848, dans les rues de Paris. Le Roi Louis-Philippe part en exil et cède la place à la IIe République.En avril, une Assemblée est élue. Mais le pouvoir exécutif sera-t-il confié à un Comité, comme sous la Terreur, ou à un Consulat, comme du temps de Bonaparte ?L'écrivain Tocqueville, qui revient des États-Unis, a une meilleure idée.Il connaît bien les Américains et a vu fonctionner leur démocratie. Pourquoi ne pas élire, comme eux, un Président qui puiserait sa légitimité dans le suffrage universel ?Un triompheCette suggestion est adoptée et des élections présidentielles sont organisées en décembre 1848. Le Chef de l'État sera donc élu au suffrage universel masculin, les femmes étant exclues, et pour longtemps, du vote.Plusieurs candidats se présentent. L'un d'eux retient l'attention : le prince Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Louis, ancien Roi de Hollande, et donc neveu de l'Empereur.Parmi les autres prétendants, on relève les noms du général Cavaignac, à la tête du gouvernement au moment de l'élection, qui venait de mater l'insurrection de juin, le poète Lamartine, et des hommes de gauche, comme Raspail, alors en prison, ou Ledru-Rollin, farouche opposant à la Monarchie de Juillet.Le 10 décembre 1848, le prince Louis-Napoléon écrase ses adversaires. Il remporte en effet plus de 5,8 millions de voix, oit environ 70 % des suffrages. Cavaignac, de son côté, doit se contenter de recueillir 1,5 millions de voix.Les autres candidats obtiennent des résultats symboliques. Une campagne efficace, de nombreuses promesses, et, surtout, l'éclat d'un nom prestigieux, expliquent le triomphe du futur Napoléon III.Mais, ne voulant donner trop de poids au futur Chef de l'État, les députés n'ont prévu qu'un seul mandat présidentiel. Une disposition qui mènera tout droit au coup d'État du 2 décembre 1851. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 26, 2022 • 2min
Qui est “l'explorateur aux pieds nus” ?
Surnommé l'"explorateur aux pieds nus" , Auguste Pavie, fin connaisseur des civilisations indochinoises et partisan d'une colonisation respectueuse des coutumes locales, contribua notamment à l'établissement du protectorat français sur le Laos.Une fascination pour l'IndochineNé en 1847 en Bretagne, Auguste Pavie rejoint l'armée très tôt, sous le Second Empire, et intègre bientôt les rangs de l'infanterie de marine. En 1867, il est envoyé à Saïgon, en Cochinchine.Il découvre alors ce pays, qui fait partie de la péninsule indochinoise. le vif intérêt qu'il porte à cette civilisation et aux peuples indochinois ne se démentira jamais. Auguste Pavie vient de trouver sa voie.Pour l'heure, il quitte l'armée et entre dans l'administration des postes et télégraphes. En 1876, il est muté au Cambodge, à Kampot. Là encore, il est fasciné par la civilisation khmère, dont il découvre la richesse. À son contact, il commence d'ailleurs à perdre ses habitudes d'Occidental.Un explorateur doublé d'un diplomateAu début des années 1880, il est chargé de la mise en place d'une ligne télégraphique, qui doit relier Pnom Penh à Bangkok. À cette occasion, il est amené à négocier avec le Siam, future Thaïlande, sur le territoire duquel la ligne doit passer.Ses supérieurs, qui appréciaient déjà son emprise sur les hommes, remarquent alors ses talents de diplomate. Déjà jeune titulaire de la Légion d'honneur, il est nommé vice-consul au Laos.Après un bref retour en France, où il fonde l'École cambodgienne, future École coloniale, il revient en Thaïlande et décide d'explorer les régions du Haut-Laos. Il se lie d'amitié avec le Roi du pays, dont il sauve même la vie au cours d'une attaquie siamoise.C'est cette relation avec le souverain du Laos, mais aussi sa conception d'une cooinisation respectueuse des peuples locaux, qui permettent à Auguste Pavie, élevé au rang de ministre pénipotentiaire, d'obtenir, en 1889, le protectorat du Laos pour la France.En 1895, Auguste Pavie rentre en France, où il se consacre à la rédaction de livres sur son expérience d'explorateur ou les traditions du Cambodge. Il meurt en 1925. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 23, 2022 • 2min
Pourquoi Marion du Faouët est-elle célèbre ?
Les noms de certains bandits de grand chemin, comme Cartouche ou Mandrin, sont passés à la postérité. Mais certaines femmes ont aussi laissé le souvenir de véritables chefs de bande. C'est le cas de Marion du Faouët.Une Bretonne, fille de paysansMarie-Louise Tromel, dite Marion du Faouët, du nom d'un village près duquel elle est venue au monde, est née en 1717 en Bretagne, dans le département actuel du Morbihan. Fille d'un paysan sans terre, elle connaît la misère et se serait livrée assez tôt à de menus larcins.Elle se met en ménage avec un bandit, qui lui donne trois enfants. Il sera arrêté et pendu en 1747.Bienfaitrice ou meurtrière ?Marion du Faouët aurait commencé sa carrière de voleuse vers 1740. Elle ne manque pas de charme et s'aperçoit de son ascendant sur les hommes. Bientôt, elle en commande une quarantaine.La voilà désormais chef de bande. Une bonne manière d'échapper au destin misérable qui l'attendait, comme toutes les femmes de sa condition.Concernant Marion du Faouët, il existe deux écoles. Pour les uns, ce serait une sorte de Robin des Bois en jupons, ne détroussant que les riches étrangers et ne s'en prenant pas aux pauvres. Elle les aurait même secourus.Pour d'autres, ce serait une meurtrière, dont la terrible réputation aurait servi, bien longtemps après sa mort, à effrayer les enfants turbulents.Une carrière qui s'achève sur la potenceMarion du Faouët est arrêtée une première fois en 1746, avec certains des hommes de sa compagnie. Elle est condamnée à être "pendue et étranglée". Elle échappe pourtant à la mort, mais c'est pour être fouettée et marquée au fer rouge, du "V" infamant des voleurs.Elle est à nouveau arrêtée quelques années plus tard, en 1752, mais elle réussit à fausser compagnie à ses gardiens. Elle est alors condamnée à mort par contumace et pendue en effigie.À nouveau appréhendée en 1755, elle est soumise à la question, mais, même sous la torture, elle reste muette. Elle est finalement pendue et étranglée le 2 août 1755. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 22, 2022 • 2min
De quel mystère la mort de Mussolini est-elle entourée ?
Le 28 avril 1943, Benito Mussolini et sa maîtresse, Clara Petacci, arrêtés quelques jours plus tôt, sont fusillés par des partisans italiens. Mais les circonstances entourant cette exécution ne sont pas claires et ont suscité une vive controverse.La mort tragique de MussoliniEn cette fin d'avril 1943, la République de Salo, dernier avatar du fascisme italien, est aux abois. Le 26 avril, Mussolini, rejoint par sa maîtresse, Clara Petacci, quitte Milan, peut-être pour gagner la frontière suisse.Le lendemain, le dictateur italien, qui s'est joint à un cortège de soldats allemands en fuite, est reconnu par des résistants italiens. Il est alors emmené dans une ferme, où il est gardé à vue.Le 28 avril, le Duce et sa maîtresse sont fusillés. Puis, le lendemain, leurs dépouilles sont laissées sur une place de Milan, où des partisans avaient été exécutés.Là, les cadavres subissent de nombreux outrages et sont pratiquement réduits en bouillie, avant d'être finalement pendus par les pieds.Une fin entourée d'obscuritésNombre d'incertitudes subsistent à propos de la mort de Mussolini. Ainsi, l'identité de celui ou de ceux qui ont ordonné l'exécution continue de susciter des débats.C'est ainsi que le secrétaire général du parti communiste italien, et vice-premier ministre, Palmiro Togliatti, a revendiqué la responsabilité de l'ordre d'exécution. Ce que n'ont pas manqué de faire, de leur côté, les chefs de la résistance communiste, dont Sandro Pertini, futur Président italien.L'exécution elle-même du dictateur serait l'œuvre du résistant communiste Walter Audisio, bien que certains l'aient attribuée à Luigi Longo, futur chef du parti communiste italien.Par ailleurs, certains ont prétendu que cette exécution aurait été organisée par Churchill en personne, qui aurait ordonné aux services secrets britanniques d'éliminer le Duce et de récupérer une correspondance compromettante entre l'homme politique anglais et le dictateur italien.Dernier mystère enfin : Mussolini transportait avec lui, au moment de sa capture, un véritable trésor, qui lui aurait permis de vivre un exil doré. Or, l'or et les valeurs constituant ce magot ont disparu, sans qu'on sache vraiment qui s'en est emparé et dans quel but. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 20, 2022 • 2min
Quel esclave défia l'empire romain ?
Spartacus ne fut pas le seul esclave à se révolter contre les Romains. Bien avant lui, au IIe siècle avant J.-C., un certain Eunus défie le pouvoir romain et fonde un véritable État en Sicile.Un esclave peu ordinaireSans doute capturé par des pirates, Eunus avait été emmené en Sicile et acheté par un riche patricien. Les sources le décrivent comme un homme peu ordinaire. Il parlait, nous dit-on, en émettant des étincelles, un effet qu'il obtenait peut-être en plaçant dans sa bouche une noix creuse contenant du soufre et percée de trous.C'est aussi un mystique, adepte d'une religion orientale. Il se croit investi d'une mission divine et annonce aux invités de son maître, stupéfaits, qu'il fondera bientôt un royaume.Considéré comme une sorte de magicien inspiré, Eunus avait un grand ascendant sur les autres esclaves.Les esclaves contre RomeEn 140 ou 139 avant notre ère, Eunus fomente une révolte contre les Romains. Ce que les historiens appellent la Première Guerre servile durera au moins sept ans, jusqu'en 132 av. J.-C.La ville d'Henna est prise et Eunus est déclaré Roi. Il fonde alors un État et modèle son pouvoir sur celui des Séleucides, cette dynastie hellénistique issue d'un des descendants d'Alexandre le Grand.Il s'agit d'un véritable État théocratique, dans lequel le Roi, qui prend le nom d'Antiochus, se veut l'interprète de la divinité et son relais sur terre. Le nouveau souverain ne remet pas en cause le principe de l'esclavage, puisque les hommes libres demeurés dans l'île connaissent à leur tour la servitude.Très vite, Eunus, alias Antiochus, réunit une armée de 20.000 hommes, qui tient tête, entre 138 et 135, aux troupes envoyées par Rome.Et cette armée d'anciens esclaves comptera jusqu'à 200.000 hommes. Malgré tout, elle ne peut résister à l'assaut final des Romains, qui, en 132 avant J.-C., débarquent dans l'île avec une très puissante armée.Acculé par ses ennemis, Eunus, entouré du dernier carré de ses fidèles, composé de 1.000 hommes, se réfugie dans la montagne. Après leur suicide collectif, il est fait prisonnier et jeté en prison, où il meurt à une date indéterminée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 19, 2022 • 2min
Gustave Eiffel a-t-il habité dans la Tour Eiffel ?
On croyait tout savoir sur la Tour Eiffel. Or, la plupart des visiteurs du célèbre monument parisien ignorent que Gustave Eiffel s'était fait aménager un appartement à l'intérieur même de la Tour. Mais y a-t-il vraiment habité ?Un appartement en haut de la Tour EiffelAu troisième étage de la Tour Eiffel, sur la plateforme supérieure, existait bel et bien un appartement, perché à 285 mètres du sol. Il s'agissait d'un logement assez vaste de 100 mètres carrés, mais une partie de sa surface était occupée par la cabine de l'ascenseur de la Tour et diverses installations techniques.Cet appartement comprenait plusieurs pièces, dont un salon, meublé notamment d'un canapé et d'une table. On y trouvait même un piano.Le logement se composait également d'une cuisine et de trois pièces assez exiguës, servant de bureaux. Enfin, une salle d'eau, avec un lavabo, et des toilettes avaient été aménagées dans ce singulier logement.Tout était décoré dans le goût de l'époque, avec de la moquette sur le sol et du papier fleuri au mur.Un logement qui n'est pas habitéSi cet appartement a bien été aménagé à l'intention de Gustave Eiffel, le constructeur de la Tour, il n'y a jamais habité à proprement parler. En effet, le logement ne comprend pas de chambre à coucher. Il n'y a donc sans doute jamais dormi.En fait, Gustave Eiffel utilisait ce logement à deux fins. En premier lieu, il y recevait certains visiteurs prestigieux, comme Thomas Edison, qui l'y rencontre en 1889, l'année même de la construction de la Tour Eiffel.Par ailleurs, Gustave Eiffel poursuivait ses travaux dans un petit laboratoire situé à côté de l'appartement. Aujourd'hui, on a aménagé, dans cet appartement, un local de service et un petit studio, doté d'une douche et réservé au personnel.Seule la reconstitution d'un des bureaux de l'appartement peut donner aux visiteurs une idée de ce qu'était ce logement. Assis dans une pièce aux murs tapissés de papier peint, des mannequins de cire évoquent Gustave Eiffel, sa fille aînée et secrétaire particulière, Claire Eiffel, et le fameux inventeur Thomas Edison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 16, 2022 • 2min
Qui est la “Grande prostituée” ?
L'expression de "Grande Prostituée", associée à "Babylone la Grande", se retrouve dans l'Apocalypse de saint Jean, qui est le dernier livre du Nouveau Testament. Compte tenu de la nature particulière de ce récit, qui relève des textes prophétiques, l'identification de cette "Grande Prostituée" demeure très délicate.Une femme étrangeQue nous dit exactement le texte de l'Apocalypse ? Il décrit une femme vêtue de pourpre et richement parée, assise sur une bête écarlate et possédant sept têtes et dix cornes.Sur le front de cette femme, qui tient en main une coupe contenant les "souillures de sa prostitution", un nom est tracé : "Babylone la Grande", dépeinte comme la "mère des prostituées", et, plus généralement, des "abominations de la terre".Une identité toujours en questionDepuis longtemps, ce texte obscur suscite des interprétations diverses. Il est d'autant plus difficile à interpréter que "Babylone la Grande" est indiquée, dans le texte, comme un nom "mystérieux".La question de savoir qui est cette "Grande Prostituée", associée à "Babylone la Grande", fait donc toujours débat parmi les spécialistes.Certains l'ont tout simplement assimilée à Babylone ou à Rome, la ville aux sept collines. L'Apocalypse décrit en effet la femme comme étant assise sur sept montagnes. Mais une autre partie du texte explique que ces montagnes désignent plutôt des royaumes.Ce qui n'empêche pas certains exégètes de penser que "Babylone la Grande", qui exerce son autorité sur les rois de la terre, désignerait une forme d'emprise politique, à l'image des Empires mis en place par Babylone ou Rome.Mais la relative décadence de Babylone, à l'époque de la rédaction du texte, et la nature de la domination romaine, ne cadrent guère avec la description de la "Grande Prostituée".Aussi, de nombreux auteurs voient-ils la Babylone de l'Apocalypse comme une ville symbolique, où règnent l'idolâtrie et le lucre. D'autres associent cette "Grande Prostituée" à une sorte de complot mondial, inspiré par des forces occultes diaboliques.Son but serait de manipuler les hommes à leur insu et d'établir, à la fin des temps, une sorte de royaume maléfique, privé de la présence divine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 15, 2022 • 2min
Pourquoi l'esclave Androclès est-il célèbre ?
Dans le cadre des jeux, qui avaient lieu dans les arènes romaines, chrétiens et esclaves étaient souvent livrés aux bêtes fauves. Mais certaines auraient épargné leurs victimes. Ce fut le cas de sainte Blandine et, même si les faits sont moins avérés, de l'esclave Androclès.Un lion peu féroce...Les faits se déroulent au Ier siècle de notre ère, peut-être sous le règne de l'Empereur Caligula. Ils concernent un certain Androclès, un esclave que les mauvais traitements infligés par son maître auraient poussé à s'enfuir.Mais l'esclave en fuite est bientôt arrêté par les soldats romains. Pour le punir de son forfait, on le condamne, comme il est fréquent dans ce cas, à périr sous la dent des fauves.Jeté dans l'arène, il doit affronter des lions, dont la férocité est aiguisée par des rations de nourriture insuffisantes. Les fauves sont donc lâchés dans l'arène et se précipitent vers le malheureux esclave.Mais non seulement l'un des lions ne lui fait aucun mal, mais il le protège des assauts de ses congénères....Soigné par AndroclèsSur les gradins, les spectateurs acclament Androclès et demandent sa grâce. L'Empereur la lui accorde mais, étonné de ce prodige, le fait venir au palais et lui demande pourquoi le lion l'a épargné.Androclès lui raconte alors l'histoire suivante. Au cours de sa fuite, il se serait réfugié dans une grotte. Un lion blessé l'y aurait rejoint. En effet, une grosse écharde se serait fichée dans sa patte.Androclès aurait réussi à l'approcher et lui aurait ôté l'épine. Et l'animal aurait reconnu son bienfaiteur dans l'arène.Cette histoire édifiante est relatée par un seul écrivain, qui la tenait lui-même de l'ouvrage d'un témoin oculaire. De ce fait, elle relève peut-être plus de la légende que de l'Histoire.D'autant que cette anecdote se réfère à un genre assez codifié, dans lequel un homme soigne une bête blessée qui, en retour, lui témoigne une fidèle affection. On pourrait citer, entre bien d'autres exemples, le cas d'Elpis de Samos, rapporté par Pline l'Ancien, qui aurait retiré un os coincé dans la gueule d'un lion. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 13, 2022 • 2min
Pourquoi l'Acqua Tofana fut si mortelle ?
De célèbres affaires, comme celle des poisons, sous Louis XIV, mirent en cause des empoisonneuses dont le nom est passé à la postérité. C'est aussi le cas d'une certaine Giulia Tofana, qui donna son nom à un poison redoutable, l'Acqua Tofana.La providence des femmes mal mariéesGiulia Tofana vécut à Palerme, dans la première moitié du XVIIe siècle. Voulant se débarrasser d'un mari gênant, elle l'empoisonne avec une substance bientôt connue sous le nom d'"Acqua Tofana" ou "manne de Saint Nicolas".La composition de ce poison demeure assez mystérieuse. Il était sans doute fait à base d'arsenic, mais comprenait peut-être d'autres extraits de plantes, comme la belladone, la cantharide ou la linaire.Au cours d'une carrière criminelle qui s'étale sur un demi siècle, l'empoisonneuse sicilienne, aidée de quelques complices, expédie de vie à trépas quelque 600 victimes.Il s'agissait surtout de maris fortunés, dont les épouses voulaient récupérer l'héritage, d'autant que certaines avaient été contraintes de les épouser, dans le cadre de mariages arrangés.Un poison indétectableSi l'Acqua Tofana eut tant de succès, c'est que ce poison avait beaucoup d'avantages. En effet, cette substance passait inaperçue. Comme elle était incolore et sans saveur, elle n'était pas décelée par celui qui l'avalait.Par ailleurs, s'il était bien mortel, ce poison agissait de manière graduelle. Si bien que son effet pouvait s'apparenter à l'action d'une maladie. De fait, la première dose ne provoquait qu'une grande lassitude.Après l'administration d'une seconde dose, le patient, en proie à des nausées, se sentait encore plus fatigué. Et une goutte supplémentaire entraînait souvent la mort. Ainsi les victimes avaient-elles le temps de mettre leurs affaires en ordre, ce qui pouvait atténuer les scrupules religieux de leurs femmes.Bien que surpris de l'inefficacité de ses traitements, le médecin ne voyait souvent, dans ce dépérissement progressif, que le cheminement normal de la maladie. D'autant qu'une autopsie ne révélait rien des ravages du poison.La carrière criminelle de Giulia Tofana prit fin en juillet 1659. Arrêtée dans une église, où elle se cachait, elle fut accusée de centaines de meurtres et exécutée avec quelques complices. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


