

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Episodes
Mentioned books

Aug 28, 2024 • 2min
Qu'est-ce que le « divorce par combat » ?
On sait qu'au Moyen-Âge, on s'en remettait parfois au jugement de Dieu pour prononcer un verdict. On appelait "ordalie" cette curieuse procédure judiciaire. Il en existait plusieurs formes.On demandait ainsi à un inculpé de saisir un fer rouge. Si, au bout de quelques jours, la paume se cicatrisait sans problème, la personne était considérée comme innocente.On avait aussi recours au duel judiciaire. Deux personnes impliquées dans un procès combattaient alors dans une enceinte, sous le regard des juges. Le vainqueur était déclaré innocent.Un manuscrit allemand du XVe siècle nous décrit cependant une forme de duel judiciaire très étrange. Il opposait en effet deux époux.Un combat d'égal à égale ?D'après ce texte, un mari et une femme en désaccord pouvaient recourir à ce "divorce par combat". Cette curieuse procédure devait suivre certaines règles.Ainsi, l'armement de chaque époux était détaillé. L'épouse pouvait se munir d'une fronde, le poids de la pierre utilisée étant même précisé. De son côté, le mari avait droit à une massue, aussi longue que l'arme de sa femme.D'autres mesures étaient prises, destinées à compenser la faiblesse physique de la femme. Sans quoi le combat eût paru par trop inégal. Le mari prenait donc place dans un trou assez profond. Il était en fait enterré jusqu'à la taille.Mais il avait le droit d'attirer sa femme dans le trou. De son côté, celle-ci n'était pas en reste, car elle était libre de ses mouvements et pouvait même étrangler son époux. Celui des deux qui restait sur le champ de bataille était donc débarrassé de l'autre et déclaré innocent.Certains spécialistes doutent de l'issue mortelle de ces duels. Ils estiment plutôt que le coupable pouvait être simplement blessé ou désigné par les juges. Dans ce cas, l'homme était exécuté et la femme enterrée vivante.Ces procès, plus fréquents dans l'espace germanique, devaient être rares. En effet, très peu de sources les mentionnent. Dénoncés par l'Église, comme toutes les formes d'ordalies, ces "divorces par combat" devaient en tous cas disparaître à la fin de la période médiévale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 27, 2024 • 2min
Pourquoi Jean Amilcar ne fut pas un « cadeau » pour Marie Antoinette ?
En 1787, le gouverneur du Sénégal sauve un petit garçon de cinq ans de l'esclavage et l'envoie à Marie-Antoinette. La Reine n'apprécie guère qu'on lui fasse ainsi "cadeau" d'un enfant, arraché à son milieu familial et à son pays.Elle n'entend pas non plus plus en faire un laquais, toujours dans ses jambes, comme le petit page noir de Mme du Barry, qui la suivait partout.Cependant, la souveraine affranchit l'enfant et va jusqu'à l'adopter. Il est baptisé en août 1787 et prend dès lors le nom de Jean Amilcar. Puis, Marie-Antoinette le confie à l'un de ses valets de chambre.Un destin tragiqueLe petit garçon est placé dans un pensionnat de Saint-Cloud. Mais avant même d'y entrer, on avait commencé à lui apprendre à lire et à écrire. Les premiers événements révolutionnaires n'empêchent pas la Reine de continuer à payer la pension de son petit protégé.Mais quand elle est enfermée au Temple avec sa famille, en 1792, elle ne peut plus s'occuper de lui. Et son exécution, en octobre 1793, le prive de protectrice.Avant de mourir, la Reine avait confié une mission à Quentin Beldon, qui s'occupait de Jean Amilcar à Saint-Cloud. Elle l'avait chargé de demander à la Convention, qui dirigeait alors le pays, d'assurer l'éducation du jeune enfant.Il résidait sans doute avec son protecteur, qui travaillait au Petit-Luxembourg, la résidence actuelle du Président du Sénat. Il se peut d'ailleurs qu'il y ait été logé.Comme les révolutionnaires s'étaient en effet prononcés contre l'esclavage et secouraient d'ordinaire ses victimes, Beldon était confiant. Le gouvernement attendit cependant jusqu'à la fin de l'année 1795 pour verser une aide et prendre en charge la scolarisation de l'enfant.Comme il avait montré des dispositions pour le dessin, il intégra, en mars 1796, l'école nationale de Liancourt. Fondée à Paris en 1780, elle devait devenir l'École nationale supérieure d'arts et métiers.Jean Amilcar devait apprendre là le métier d'artiste-peintre. Mais le destin en décida autrement. Le jeune adolescent mourut en effet quelques semaines après avoir été admis à l'école. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 26, 2024 • 2min
Pourquoi le prince Philip, mari d'Elizabeth II, n'a-t-il pas été couronné ?
Le 6 mai dernier, au cours d'une cérémonie qui puise ses racines dans l'histoire de l'Angleterre, le Roi Charles III a été couronné et sacré. Sa femme, la Reine Camilla, l'a été également.Or, rien de tel ne s'est produit lors du couronnement de la Reine Elizabeth II, en 1953. Si la Reine a bien été couronnée, son mari, le prince Philip, n'a pas eu droit à cet honneur.Il était en effet considéré comme un "prince consort", et non pas comme un Roi.Le titre de "consort" est donné, dans les Monarchies, au Roi comme à la Reine. Ainsi, le titre de Reine consort donné par les médias à la Reine Camilla, et qui pouvait paraître un peu singulier à certains, est-il d'un usage courant.Ainsi, le prince Philip ne fut donc considéré que comme "prince consort", même s'il ne porta pas ce titre de manière officielle. En effet, la Reine lui avait conféré, en 1957, le titre, officiel celui-ci, de "prince du Royaume-Uni".Un usage qui remonte à la Reine VictoriaOr, le duc d'Edimbourg (un autre titre du prince Philip) n'étant pas Roi, il ne pouvait être couronné. En effet, seuls les Rois et les Reines sont les héros de cette cérémonie.Cet usage de considérer l'époux de la Reine comme prince consort remonte à la Reine Victoria. Elle fut en effet la première à faire de son mari, le prince Albert, un prince consort.Une telle solution a été adoptée pour bien marquer la différence entre la Reine régnante et la Reine consort, épouse du Roi.Ce titre de prince consort fut également reconnu aux époux des trois Reines qui se sont succédé sur le trône des Pays-Bas, Wilhelmine, Juliana et Béatrix, ainsi qu'au prince Henrik, époux de la Reine Margrethe II de Danemark. Ce dernier aurait d'ailleurs souhaité obtenir le titre de Roi consort, et n'ajamais caché son dépit d'en avoir été privé.Dans l'histoire contemporaine, seul le mari de la Reine Isabelle II d'Espagne, qui règne de 1833 à 1866, eut droit au titre de Roi consort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 25, 2024 • 2min
Pourquoi la catastrophe ferroviaire de Meudon est-elle célèbre ?
Le 8 mai 1842, un train en provenance de Versailles déraille à hauteur de la commune de Meudon. Il transportait notamment de nombreux passagers qui venaient d'assister au spectacle des Grandes-Eaux, dans le parc du château de Versailles.Depuis la mise en service des premières lignes de chemin de fer réservées aux voyageurs, au début des années 1830, d'autres accidents se sont produits. Mais celui-ci est le plus spectaculaire.55 personnes, en effet, auraient trouvé la mort dans cette catastrophe et on compte environ 150 blessés. Ce sont là les chiffres officiels, mais d'après plusieurs sources, le nombre de victimes serait en fait bien plus élevé.Des passagers piégés dans leurs wagonsCe drame est resté tristement célèbre parce qu'il s'agissait de l'accident le plus tragique que les compagnies ferroviaires aient eu à déplorer à cette époque. Mais comment peut-on expliquer la lourdeur de ce bilan ?Il s'explique en partie par l'importance du convoi. En raison de l'affluence dans les deux gares de Versailles, ce 8 mai 1842, on décide en effet d'ajouter une seconde locomotive, surtout utilisée, en fait, pour tracter des trains de travaux.Elle n'est pas de trop, en effet, pour tirer les 17 wagons, dont certains à ciel ouvert, transportant pas moins de 768 passagers. Il n'est pas impossible que cette charge inaccoutumée, et l'emploi d'une locomotive inadaptée pour ce type de convoi, soient à l'origine de la rupture d'un de ses essieux.C'est en effet cet incident, ajouté sans doute à une vitesse excessive, qui a provoqué le déraillement. Mais l'ampleur du drame s'explique surtout par la curieuse habitude de fermer les wagons à clef de l'extérieur.Or, à la suite de l'accident, un incendie, causé par la vapeur et les foyers des locomotives, se propage rapidement aux wagons en bois. Piégés à l'intérieur, les voyageurs ne peuvent sortir et sont brûlés vifs.Cette catastrophe incitera les compagnies à modifier leurs règles de sécurité. Mais, malgré l'émotion qu'elle suscitera, elle n'entamera pas la confiance des passagers dans le train, qui deviendra rapidement l'un des modes de locomotion les plus populaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 22, 2024 • 2min
Quel personnage historique fut surnommé l’Aiglon ?
Comme tous les souverains, Napoléon tenait à assurer l'avenir de sa dynastie. Pour cela, il lui fallait un héritier. Or, la première femme de l'Empereur, Joséphine de Beauharnais, ne semblait pas en mesure de lui donner d'enfants.Il en divorce donc en 1809 et épouse, l'année suivante, l'archiduchesse Marie-Louise, fille de l'Empereur François Ier d'Autriche. Le 20 mars 1811, elle donne naissance à un fils, prénommé Napoléon François Joseph Charles.L'enfant reçoit les titres de Prince impérial et de Roi de Rome. La postérité lui donnera plutôt le nom d'"Aiglon". 101 coups de canon sont tirés pour annoncer cette naissance qui assoit la dynastie dans la durée.Un règne éphémèreMais le petit Napoléon ne reste pas prince héritier très longtemps. Son père abdique une première fois, en 1814, laissant la place à Louis XVIII, puis la tentative avortée des Cent Jours, en juin 1815, entraîne une seconde abdication.C'est à ce moment que Napoléon et les Chambres désignent le Roi de Rome comme le successeur de son père. Il devient donc Napoléon II, sous la régence de sa mère. Mais celle-ci s'est déjà réfugiée en Autriche avec son fils.Et, deux semaines plus tard, Louis XVIII, dont les Alliés voulaient le retour, s'installe à nouveau dans la capitale. Le règne de Napoléon II est terminé.Un décès prématuréL'enfant sera donc élevé à la Cour de Vienne. Son grand-père, l'Empereur François Ier, éprouve beaucoup d'affection pour lui. Comprenant qu'il a peu de chances de remonter sur le trône des Bonaparte, il s'efforce d'effacer en lui le souvenir de la France et de son père.En 1818, il lui confère le titre de duc de Reichstadt. Miné par la tuberculose, le duc meurt prématurément le 22 juillet 1832. C'est Victor Hugo, dans un poème écrit peu après la mort de Napoléon II, qui lui donne, pour la première fois, le surnom d'"Aiglon".N'était-il pas le fils de l'"Aigle", qui volait de victoire en victoire ? En 1900, Edmond Rostand consacrera au fils de Napoléon une pièce célèbre, l'"Aiglon", qui contribuera à pôpulariser ce surnom. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 21, 2024 • 2min
Pourquoi le Pape actuel ne s'appelle-t-il pas François Ier ?
Quand le doyen du collège des cardinaux annonce à la foule réunie place Saint-Pierre qu'un nouveau Pape vient d'être élu, il indique le nom sous lequel il a choisi d'être connu.Il s'agit de son « nom de règne », qui, en principe, restera le sien jusqu'à la fin de sa vie. Au début, il semble que les Papes conservaient leur vrai nom, même si aucune source ne nous permet d'en être vraiment sûr.Puis, peu à peu, les Papes changèrent de nom. Le premier souverain pontife pour lequel un tel changement de nom est attesté est un certain Mercurius, en 533, qui, pour éviter un patronyme d'origine païenne, décide d'adopter le nom de Jean II.Le choix d'un nom de règne procède de raisons très variées. Il peut être notamment motivé par le désir de se placer sous l'invocation d'un saint ou d'un précédent Pape.Le premier du nom n'a pas besoin de numéroComme celui des souverains, le nom des Papes est suivi d'un numéro, pour les distinguer les uns des autres Ainsi, les derniers Papes, avant le souverain pontife actuel, s'appelaient-ils Benoît XVI, Jean-Paul II ou encore Paul VI.Aussi, quand le 13 mars 2013, le cardinal argentin Bergoglio, ancien archevêque de Buenos Aires, choisit le nom de « François », beaucoup pensent que le nouveau Pape s'appellera « François Ier ».En effet, il est le premier à avoir choisi ce nom, porté notamment par saint François d'Assise. Or, le porte-parole du Vatican fait vite savoir que le Saint-Père se fera simplement appeler François, sans l'adjonction d'aucun numéro.Il ne faisait là que se conformer à un usage général. En effet, il n'est nul besoin de faire suivre d'un numéro le premier Pape titulaire d'un nom. Cette formalité ne deviendra nécessaire que si un second Pape décide de l'adopter.Ainsi pourra-t-on alors distinguer un futur Pape portant le nom de François II du Papeactuel, qui deviendra alors, de manière rétrospective, François Ier. Il est à noter, cependant, qu'en prenant le nom de Jean-Paul Ier, le cardinal Luciani, élu en 1978, ne respecta pas cet usage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 20, 2024 • 2min
Qui étaient les "foo fighters" durant la Seconde Guerre mondiale ?
Dans la plupart des pays du monde, les objets volants non identifiés (Ovnis) défraient régulièrement la chronique. Il existe de nombreux témoignages sur ces apparitions célestes, dont la plupart sont expliquées par des raisons naturelles, mais dont certaines résistent à l'analyse.Les chasseurs fantômes, ou « foo fighters » en anglais, sont l'un des premiers phénomènes recensés. En effet, ils sont observés durant la Seconde Guerre mondiale, soit quelques années avant que l'Américain Kenneth Arnold, qui inventa le terme de « soucoupes volantes », dont on connaît le succès, ne fasse, en 1947, l'une des premières observations d'ovni.Ces « foo fighters », observés par de nombreux pilotes, américains, britanniques ou japonais, se présentent comme des boules lumineuses, blanches, rouges ou jaunes. Il faut noter que ces lumières ont été vues par tous les belligérants.Ce qui intrigue les équipages des avions, c'est que ces boules semblent suivre les appareils, épousant étroitement tous leurs mouvements. Selon certains témoignages, elles évoluent comme si elles étaient dirigées de manière intelligente.Certains « foo fighters » se déplacent seuls, d'autres se regroupent en véritables formations aériennes.Des explications pas entièrement convaincantesDès l'époque de son apparition, on s'est efforcé de trouver des explications rationnelles à ce curieux phénomène. Certaines surgissent du contexte même de la guerre.En effet, on a suggéré que les boules lumineuses pourraient être les reflets des tirs de DCA qui, dans la nuit du 24 au 25 février 1942, auraient été dirigés contre des avions japonais. Il s'avère en fait que les lumières visées, qui n'étaient pas des appareils nippons, provenaient également d'objets volants non identifiés.D'autres officiels ont pensé que ces « foo fighters » seraient en fait des armes secrètes, allemandes ou japonaises. On a aussi parlé d'illusions d'optique, provenant d'un phénomène de persistance rétinienne.Comme souvent, l'hystérie collective, liée au stress des combats, est présentée commeune explication possible. Autant d'explications qui ne paraissent pas entièrement convaincantes.Une commission d'enquête officielle, créée par les Anglais, achève ses travaux en 1944 sans résoudre le mystère. A ce jour, ces chasseurs fantômes, qui disparaissent à la fin de la guerre, restent une énigme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 19, 2024 • 2min
Tous les Rois de France sont-ils enterrés à Saint-Denis ?
La plupart des dynasties ont leurs nécropoles attitrées. C'est ainsi la basilique Saint-Denis, située dans la banlieue parisienne, qui rassemble les tombeaux des Rois de France, à quelques exceptions près.Dès le IVe siècle, un mausolée s'élève à l'emplacement supposé de la sépulture de saint Denis, premier évêque de Paris. À la fin du siècle suivant, sainte Geneviève, la patronne de Paris, fait construire une église.Dès les temps mérovingiens, un monastère s'établit autour de l'église. Au XIIe siècle, Suger, conseiller de Louis VII et abbé de Saint-Denis, en fera le premier exemple d'architecture gothique.Au VIIe siècle, le Roi mérovingien Dagobert Ier sera le premier à se faire inhumer à Saint-Denis. D'autres souverains mérovingiens et carolingiens suivent son exemple. Mais ce sont surtout les Capétiens qui font de cette église la nécropole des Rois de France.De même, la plupart des Reines et de nombreux princes appartenant à la Maison royale sont inhumés en ce lieu. C'est également le cas de quelques hauts personnages, comme Suger, le connétable Du Guesclin ou encore Jean-François de Gondi, archevêque de Paris et oncle du cardinal de Retz.Quelques exceptionsMême si Saint-Denis est considéré depuis longtemps comme le lieu de sépulture des Rois de France, elle n'abrite pas les restes de tous les souverains.On l'a vu, tous les Rois mérovingiens et carolingiens ne se firent pas inhumer dans cette église. Ainsi, Clovis, mort en 511, préfère se faire enterrer dans l'abbaye Sainte-Geneviève, à Paris, qu'il a fait construire.De même, en 814, Charlemagne choisit la cathédrale d'Aix-la-Chapelle comme lieu de sépulture. Mais Quelques rares Capétiens ont également décidé de se faire enterrer ailleurs.C'est le cas de Philippe Ier, mort en 1108, qui est inhumé à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, et de Louis VII qui, en 1180, est inhumé à l'abbaye de Barbeau. Quant à Louis XI, il repose, depuis 1483, à l'abbaye Notre-Dame de Cléry, dans le Loiret.Enfin, Charles X, mort en exil en 1836, est enterré dans un couvent proche de Nova Gorica, dans l'actuelle Slovénie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 18, 2024 • 2min
Pourquoi Nicolas-Jacques Conté est-il célèbre ?
Bien que le traitement de texte par ordinateur ait largement remplacé l'écriture manuscrite, nous utilisons encore tous les jours des crayons à papier. Pour prendre des notes, mais aussi pour dessiner.C'est un certain Nicolas-Jacques Conté qui a inventé le crayon. On peut dire de lui que c'était un touche-à-tout de génie. Né en 1755, près de Séez, en Savoie, dans une famille modeste, il est encouragé par l'évêque de la ville dans sa vocation de peintre.Mais le jeune homme a d'autres cordes à son arc. Il montre en effet des dispositions pour la physique et la chimie. Esprit imaginatif, il conçoit aussi une machine hydraulique et s'intéresse de près à l'aérostation.Il renforce ainsi l'enveloppe des ballons à hydrogène, alors utilisés pour surveiller les champs de bataille, et en rend l'usage plus efficace.L'invention du crayon à papierMais Nicolas-Jacques Conté est surtout connu pour avoir mis au point le crayon à papier, tel que nous l'utilisons encore aujourd'hui.Son invention est née d'un besoin : en raison du blocus continental, décrété par Napoléon en 1806, le graphite très pur servant à faire les mines de crayon, importé uniquement d'Angleterre, ne parvient plus en France.De ce fait, de nombreux corps de métier sont privés d'un instrument de travail très utile. En 1794, connaissant sa réputation, Lazare Carnot, grand savant, mais aussi membre du Comité de salut public, demande à Conté de trouver une solution.C'est bientôt chose faite. Pour fabriquer ses crayons, Conté utilise un graphite de moindre qualité, qu'on trouve ailleurs qu'en Angleterre, et le mélange à de l'argile et de l'eau. La pâte ainsi obtenue est chauffée à une haute température.En jouant sur les ingrédients et la température, on obtient une mine plus ou moins grasse. Le crayon à papier moderne était né ! Nicolas-Jacques Conté accompagnera Bonaparte en Egypte, où il fait fabriquer, avec les moyens du bord, tout ce qui manque à l'armée et aux savants qui l'ont suivie, des fonderies pour les canons, un télégraphe ou encore des moulins à blé. Un homme qui, on le voit, ne manquait pas de ressources. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 15, 2024 • 2min
Quelle était la fonction des chaisières ?
Si vous entrez dans le magnifique jardin du Luxembourg, à Paris, vous apercevez des chaises, disséminées dans les allées et sous les ombrages des grands arbres du parc. Ce sont de lourds sièges métalliques, peints en vert, qu'il n'est pas facile de déplacer.Si l'une de ces chaises est libre, et que vous êtes fatigué, vous allez sans doute vous y asseoir sans façon. Et vous avez raison, car personne ne vous dira rien. Depuis 1974, en effet, ces chaises sont gratuites.Mais il n'en allait pas de même avant cette date. De 1923, date d'introduction de ces sièges au Luxembourg, jusqu'au milieu des années 70, il fallait payer pour avoir le droit de s'asseoir.Le prix dépendait en partie du type de siège. Il fallait compter environ 20 centimes pour louer une simple chaise, et 10 centimes de plus pour pouvoir prendre place dans un fauteuil, pourvu d'accoudoirs.Il existe également des chaises de forme allongée. Cet usage des chaises payantes est surtout attesté au Luxembourg,, mais il a dû exister ailleurs.Un métier ingratLes « chaisières » s'occupaient d'encaisser le prix de location de ces sièges. Si le mot est mis au féminin, c'est que les hommes n'avaient pas l'habitude d'exercer un tel métier. Il n'y eut donc pas de "chaisiers" au Luxembourg.Et, de fait, cette fonction n'était guère attrayante. En effet, la chaisière devait rester dehors, par tous les temps, à guetter ses clients. Aussi, Henri Troyat, dans un de ses livres, évoque-t-il le « nez rouge » de ces femmes, grelottant sous leurs châles.Contre la pièce qu'on leur donne, elles tendent aux promeneurs des tickets colorés, quicorrespondent au type de siège loué. Le mode de gestion de ces chaises était décidé chaque année.Il existait également des chaisières dans les églises, qui s'occupaient, elles aussi, de la location de certains sièges, mais y ajoutaient l'entretien d'une partie de l'église.Il ne faut pas confondre ces chaisières avec les « chaisiers » qui, sous l'Ancien Régime, louaient des chaises à porteurs, moyen de locomotion alors très prisé par les habitants des villes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


