Esprits Libres

Radio Classique
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Apr 2, 2026 • 14min

Guerre au Moyen-Orient : "Trump a raison d'une certaine manière, l'Europe est prévisible dans la lâcheté" selon Franz-Olivier Giesbert

Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker et Franz-Olivier Giesbert se plongent dans les déclarations du président américain Donald Trump concernant le conflit en Iran. Ils analysent avec finesse et un sens critique aiguisé la stratégie et les motivations du locataire de la Maison Blanche, dont l'imprévisibilité est soulignée.Les deux experts commencent par décrypter le discours de Trump, qui cherche à trouver des boucs émissaires face à la prolongation inattendue du conflit. Ils notent que le président américain s'en prend notamment aux Européens, les accusant d'être responsables de la situation, alors même qu'ils n'avaient pas été consultés avant le début des hostilités.Les deux éditorialistes soulignent ensuite les véritables obsessions de Trump, à savoir la préservation des indices boursiers américains et la volonté de nuire à la Chine, principal acheteur du pétrole iranien. Ils expliquent que le conflit en Iran s'inscrit dans une stratégie anti-chinoise de la part du président, au détriment parfois de la cohérence de sa politique.Les deux éditorialistes s'interrogent également sur le positionnement d'Emmanuel Macron, qui apparaît comme l'anti-Trump sur la scène internationale. Ils estiment que cette posture, loin d'être un handicap, permet à la France de renouer avec la traditionnelle ligne gaulliste, faisant d'elle un acteur incontournable dans la gestion de la crise.Enfin, les invités évoquent la question de la fiabilité et de la prévisibilité des médias dans la désignation des favoris pour l'élection présidentielle française, un sujet récurrent dans le débat public. Ils remettent en cause la capacité des médias à influencer réellement le choix des électeurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Apr 1, 2026 • 12min

Polémique au CNC : « On profite de l’argent public pour pousser des idées politiques » dénonce Nicolas Beytout

Aujourd'hui dans Esprits Libres, David Abiker et ses invités, l'éditorialiste Ruth Elkrief et le président fondateur du quotidien L'Opinion Nicolas Beytout, se plongent dans les coulisses du Centre National du Cinéma (CNC) et lèvent le voile sur les pratiques de subventions. Tout démarre avec les révélations d'une streameuse membre du conseil qui distribue les subventions du CNC. Celle-ci a admis ouvertement qu'elle favorisait ses proches, sans considération de la qualité des projets, mais en fonction de leur orientation politique. Un scandale qui soulève de nombreuses interrogations sur la transparence et l'impartialité de ce système de financement.Les invités analysent cette situation, y voyant un symptôme plus large du fonctionnement de l'attribution des subventions publiques en France. Ils dénoncent les dérives du «saupoudrage» politique de l'argent public, au détriment du mérite et de l'indépendance des artistes. Cette affaire du CNC illustre, selon eux, les travers d'un système où le pouvoir en place utilise les deniers publics pour soutenir ses propres idées.Les discussions s'orientent ensuite vers les ambitions d'Édouard Philippe pour la présidentielle 2027. Ses récents bons résultats dans les sondages en font un favori, mais les invités l'avertissent des pièges à éviter, s'inspirant des erreurs commises par Alain Juppé en 2017. Ils analysent les défis qui attendent l'ancien Premier ministre, entre la nécessité de rassembler et celle de se démarquer face à une droite morcelée.Enfin, l'épisode aborde le témoignage personnel de la responsable politique Marine Tondelier sur sa grossesse après des difficultés d'infertilité. Un sujet intime qu'elle a choisi de partager publiquement, suscitant des réactions contrastées parmi les invités sur la légitimité d'une telle démarche.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 31, 2026 • 12min

Présidentielle 2027 : Le bloc central vise février pour nommer un champion, « c’est de la folie » selon Cécile Cornudet

David Abiker reçoit les deux Esprits libres du mardi Jean-François Colosimo, éditeur, théologien et philosophe, ainsi que Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Échos.La discussion s'ouvre sur le statut particulier de Jean-François Colosimo, récemment nommé archonte par le patriarche œcuménique Bartholomée. Cette distinction honore la présence et l'influence de l'orthodoxie en France, malgré un nombre relativement modeste de fidèles. Colosimo explique avec précision ce qu'est un archonte, un office civil dans l'Empire byzantin, et comment cette nomination vise à valoriser la diversité du christianisme en France.L'actualité brûlante des chrétiens d'Orient est ensuite au cœur des échanges. Le week-end dernier, le patriarche latin de Jérusalem s'est vu interdire l'accès à l'église du Saint-Sépulcre, suscitant une vive indignation internationale. Colosimo décrypte les enjeux complexes liés à la régulation des lieux saints de Jérusalem, régie par un statu quo hérité de l'Empire ottoman. Il explique comment ce statu quo, intégré par l'ONU, accorde des droits intangibles aux différentes Églises présentes dans la ville sainte, créant une situation délicate à gérer.L'épisode aborde également la question du bloc central, confronté à la nécessité de présenter un candidat unique pour la prochaine élection présidentielle. Cécile Cornudet analyse les défis auxquels sont confrontés les différents prétendants, tels que Gabriel Attal, Édouard Philippe ou Bruno Retailleau. Elle souligne l'urgence de trouver une solution à l'automne prochain, afin d'éviter une guerre fratricide qui pourrait profiter aux extrêmes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 30, 2026 • 11min

Masculinisme : « Une doctrine constituée avec cette idée fausse qu’elle soit parallèle au féminisme »

Dans cet épisode d'Esprits Libres, le philosophe Luc Ferry avec David Abiker sur la montée du masculinisme, un mouvement qui semble prendre de l'ampleur, notamment chez les jeunes sur les réseaux sociaux. Luc Ferry commence par distinguer le masculinisme du simple sexisme ordinaire. Selon lui, le masculinisme est un véritable projet politique visant à rétablir la domination des hommes sur les femmes, allant parfois jusqu'à la terreur. Il pointe du doigt le côté pathétique de ces hommes qui cherchent à affirmer leur virilité de manière excessive.Mais le philosophe va plus loin en expliquant les origines de ce mouvement, qui trouverait ses racines aux États-Unis, dans un mélange entre suprémacisme blanc et dérives du féminisme américain. Luc Ferry revient sur ses propres expériences, lorsqu'en 1989 ses conférences sur la Déclaration des droits de l'Homme avaient été interdites par les Women's Studies, qui exigeaient que le terme soit remplacé par « Droits humains ».L'invité estime que ces excès du féminisme américain ont malheureusement rendu possible l'émergence du masculinisme, un mouvement qui contient en lui-même un potentiel de passage à l'acte violent, à l'image de l'affaire Cédric Prizzon. C'est pourquoi une pétition demande que le parquet national antiterroriste se saisisse de cette affaire.Luc Ferry et David Abiker s'interrogent ensuite sur le risque d'une séquence pré-révolutionnaire en France, avec cette montée de la haine et de la violence verbale, notamment dans certaines victoires électorales municipales. Mais le philosophe estime qu'il manque une véritable doctrine derrière ces mouvements, à la différence des grandes révolutions historiques.Enfin, dans une note plus légère, Luc Ferry évoque sa passion pour son jeune chien, qu'il trouve fascinant par son innocence et sa gentillesse, à l'opposé des comportements humains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 27, 2026 • 11min

Info scientifique dans les médias : « Depuis les chaînes de la TNT, il y a une tendance à être un peu plus sensationnaliste pour capter de l’audience » souligne Géraldine Woessner

Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point, raconte son audition parlementaire sur le traitement de l'information scientifique. Jean‑Marie Colombani, journaliste et fondateur de slate.fr, analyse la dramatisation médiatique. Ils discutent la tendance au sensationnalisme, la désinformation et le dossier du cadmium dans les engrais, ses risques pour la santé et les blocages politiques autour des normes.
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Mar 26, 2026 • 9min

Maires sortants hués : « Cette gauche a la nostalgie de la révolution de 1789 mais aussi de 1793, celle de la Terreur » déplore Franz-Olivier Giesbert

Franz-Olivier Giesbert, journaliste et éditorialiste connu, analyse la montée de la violence politique en France. Il évoque des scènes d'intimidation dans des mairies et établit un parallèle avec les ardeurs révolutionnaires. Il décrypte aussi les difficultés de la droite républicaine pour s'unir et l'absence de figures presidentiables à gauche.
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Mar 25, 2026 • 12min

Maires sortants hués : « C'est la réplique et les conséquences de la violence verbale exprimée par Jean-Luc Mélenchon tout au long de cette campagne » déplore Nicolas Beytout

Nicolas Beytout, journaliste et fondateur de L'Opinion, analyse les retombées des débordements post-municipales. Ruth Elkrief, éditorialiste politique à LCI, décrypte les huées, le silence des partis et l'avenir des primaires à gauche. Discussions vives sur la responsabilité des discours publics et les stratégies pour contrer l'extrême droite.
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Mar 24, 2026 • 12min

Évolution de la gauche : « Aujourd’hui, elle est dominée par LFI avec le PS qui lui court après » selon Cécile Cornudet

Cécile Cornudet, éditorialiste aux Échos, et Jean-François Colosimo, directeur général des éditions du Cerf, brossent un portrait nuancé de l'évolution de la gauche. Une analyse qui fait suite au décès d'une de ses figures majeures, l'ancien Premier ministre Lionel Jospin. Ils reviennent notamment sur la période de la « gauche plurielle », lorsque Jospin cohabitait avec Jacques Chirac à la tête du gouvernement. Cette époque, qualifiée d'« exemplaire » en termes d'équilibre des pouvoirs, n'était cependant pas exempte de zones d'ombre.Cécile Cornudet souligne ainsi que le Parti Socialiste, autrefois dominant au sein de cette gauche plurielle, a désormais perdu son influence face à l'ascension intellectuelle de La France Insoumise (LFI). Ce renversement de situation a entraîné de vives tensions au sein de la gauche, notamment après les dernières élections municipales.Jean-François Colosimo, quant à lui, n'hésite pas à lever le voile sur certains éléments peu connus du passé de Lionel Jospin. Il évoque notamment son passé trotskiste et les liens supposés de son père avec le régime de Vichy. Ces révélations auraient pu ternir l'image de moralité que l'ancien Premier ministre s'était construite.L'épisode aborde également la question des 35 heures, véritable « utopie » inscrite dans la loi sous le gouvernement Jospin. Les tensions qui ont entouré sa mise en place, notamment entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, sont également discutées.Enfin, les deux invités reviennent sur les événements tragiques qui ont marqué la fin de la campagne présidentielle de 2002 : le 11 septembre 2001 et la tuerie de Nanterre. Ces drames ont contribué à détourner Lionel Jospin de ses préoccupations sociales pour le concentrer sur les questions sécuritaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 23, 2026 • 12min

Municipales 2026 : des résultats fragmentés qui font « qu’il n’y a pas un seul enseignement général qui ne puisse être contredit par un cas particulier » souligne Luc Ferry

Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, apporte une mini-bio intellectuelle et politique. Il commente la fragmentation des municipales et les alliances diverses entre droites. Il questionne la morale politique autour du racisme et de l'antisémitisme. Il aborde aussi la distinction entre conscience humaine et conscience artificielle, et les débats philosophiques qui en découlent.
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Mar 20, 2026 • 10min

Le français devient la quatrième langue la plus parlée au monde : « On parle souvent de soft power, il est là » souligne Jean-Marie Colombani

Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Géraldine Woessner du Point et Jean-Marie Colombani, pour débattre d'un sujet passionnant : la place et l'avenir de la langue française dans le monde.Tout d'abord, les invités reviennent sur cette information : le français est désormais la quatrième langue la plus parlée au monde, derrière le chinois, l'anglais et l'espagnol, et la troisième dans les affaires. Ce constat soulève la question du « soft power » de la France et de la francophonie, un atout géopolitique souvent négligé selon Jean-Marie Colombani.Cependant, Géraldine Woessner apporte un regard nuancé, mettant en garde contre une vision trop optimiste. Elle souligne que les chiffres de la francophonie sont parfois gonflés et que l'influence française est aujourd'hui diluée, le centre de gravité de la langue française s'étant déplacé vers des régions comme le Québec ou l'Afrique.Au-delà de la francophonie, Jean-Marie Colombani aborde un autre sujet récurrent dans les médias français : le catastrophisme ambiant et le pessimisme national. Selon lui, cette tendance à toujours voir les choses en noir est un trait caractéristique de la presse et de l'opinion publique française, qui peinent à adopter un regard équilibré sur les réalités du pays.Géraldine Woessner renchérit, soulignant que les journalistes français manquent souvent de formation économique et géopolitique, les amenant à traiter les sujets de manière trop étroite et à court terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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