Esprits Libres

Radio Classique
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Mar 31, 2026 • 12min

Présidentielle 2027 : Le bloc central vise février pour nommer un champion, « c’est de la folie » selon Cécile Cornudet

David Abiker reçoit les deux Esprits libres du mardi Jean-François Colosimo, éditeur, théologien et philosophe, ainsi que Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Échos.La discussion s'ouvre sur le statut particulier de Jean-François Colosimo, récemment nommé archonte par le patriarche œcuménique Bartholomée. Cette distinction honore la présence et l'influence de l'orthodoxie en France, malgré un nombre relativement modeste de fidèles. Colosimo explique avec précision ce qu'est un archonte, un office civil dans l'Empire byzantin, et comment cette nomination vise à valoriser la diversité du christianisme en France.L'actualité brûlante des chrétiens d'Orient est ensuite au cœur des échanges. Le week-end dernier, le patriarche latin de Jérusalem s'est vu interdire l'accès à l'église du Saint-Sépulcre, suscitant une vive indignation internationale. Colosimo décrypte les enjeux complexes liés à la régulation des lieux saints de Jérusalem, régie par un statu quo hérité de l'Empire ottoman. Il explique comment ce statu quo, intégré par l'ONU, accorde des droits intangibles aux différentes Églises présentes dans la ville sainte, créant une situation délicate à gérer.L'épisode aborde également la question du bloc central, confronté à la nécessité de présenter un candidat unique pour la prochaine élection présidentielle. Cécile Cornudet analyse les défis auxquels sont confrontés les différents prétendants, tels que Gabriel Attal, Édouard Philippe ou Bruno Retailleau. Elle souligne l'urgence de trouver une solution à l'automne prochain, afin d'éviter une guerre fratricide qui pourrait profiter aux extrêmes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 30, 2026 • 11min

Masculinisme : « Une doctrine constituée avec cette idée fausse qu’elle soit parallèle au féminisme »

Dans cet épisode d'Esprits Libres, le philosophe Luc Ferry avec David Abiker sur la montée du masculinisme, un mouvement qui semble prendre de l'ampleur, notamment chez les jeunes sur les réseaux sociaux. Luc Ferry commence par distinguer le masculinisme du simple sexisme ordinaire. Selon lui, le masculinisme est un véritable projet politique visant à rétablir la domination des hommes sur les femmes, allant parfois jusqu'à la terreur. Il pointe du doigt le côté pathétique de ces hommes qui cherchent à affirmer leur virilité de manière excessive.Mais le philosophe va plus loin en expliquant les origines de ce mouvement, qui trouverait ses racines aux États-Unis, dans un mélange entre suprémacisme blanc et dérives du féminisme américain. Luc Ferry revient sur ses propres expériences, lorsqu'en 1989 ses conférences sur la Déclaration des droits de l'Homme avaient été interdites par les Women's Studies, qui exigeaient que le terme soit remplacé par « Droits humains ».L'invité estime que ces excès du féminisme américain ont malheureusement rendu possible l'émergence du masculinisme, un mouvement qui contient en lui-même un potentiel de passage à l'acte violent, à l'image de l'affaire Cédric Prizzon. C'est pourquoi une pétition demande que le parquet national antiterroriste se saisisse de cette affaire.Luc Ferry et David Abiker s'interrogent ensuite sur le risque d'une séquence pré-révolutionnaire en France, avec cette montée de la haine et de la violence verbale, notamment dans certaines victoires électorales municipales. Mais le philosophe estime qu'il manque une véritable doctrine derrière ces mouvements, à la différence des grandes révolutions historiques.Enfin, dans une note plus légère, Luc Ferry évoque sa passion pour son jeune chien, qu'il trouve fascinant par son innocence et sa gentillesse, à l'opposé des comportements humains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 27, 2026 • 11min

Info scientifique dans les médias : « Depuis les chaînes de la TNT, il y a une tendance à être un peu plus sensationnaliste pour capter de l’audience » souligne Géraldine Woessner

Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point, raconte son audition parlementaire sur le traitement de l'information scientifique. Jean‑Marie Colombani, journaliste et fondateur de slate.fr, analyse la dramatisation médiatique. Ils discutent la tendance au sensationnalisme, la désinformation et le dossier du cadmium dans les engrais, ses risques pour la santé et les blocages politiques autour des normes.
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Mar 26, 2026 • 9min

Maires sortants hués : « Cette gauche a la nostalgie de la révolution de 1789 mais aussi de 1793, celle de la Terreur » déplore Franz-Olivier Giesbert

Franz-Olivier Giesbert, journaliste et éditorialiste connu, analyse la montée de la violence politique en France. Il évoque des scènes d'intimidation dans des mairies et établit un parallèle avec les ardeurs révolutionnaires. Il décrypte aussi les difficultés de la droite républicaine pour s'unir et l'absence de figures presidentiables à gauche.
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Mar 25, 2026 • 12min

Maires sortants hués : « C'est la réplique et les conséquences de la violence verbale exprimée par Jean-Luc Mélenchon tout au long de cette campagne » déplore Nicolas Beytout

Nicolas Beytout, journaliste et fondateur de L'Opinion, analyse les retombées des débordements post-municipales. Ruth Elkrief, éditorialiste politique à LCI, décrypte les huées, le silence des partis et l'avenir des primaires à gauche. Discussions vives sur la responsabilité des discours publics et les stratégies pour contrer l'extrême droite.
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Mar 24, 2026 • 12min

Évolution de la gauche : « Aujourd’hui, elle est dominée par LFI avec le PS qui lui court après » selon Cécile Cornudet

Cécile Cornudet, éditorialiste aux Échos, et Jean-François Colosimo, directeur général des éditions du Cerf, brossent un portrait nuancé de l'évolution de la gauche. Une analyse qui fait suite au décès d'une de ses figures majeures, l'ancien Premier ministre Lionel Jospin. Ils reviennent notamment sur la période de la « gauche plurielle », lorsque Jospin cohabitait avec Jacques Chirac à la tête du gouvernement. Cette époque, qualifiée d'« exemplaire » en termes d'équilibre des pouvoirs, n'était cependant pas exempte de zones d'ombre.Cécile Cornudet souligne ainsi que le Parti Socialiste, autrefois dominant au sein de cette gauche plurielle, a désormais perdu son influence face à l'ascension intellectuelle de La France Insoumise (LFI). Ce renversement de situation a entraîné de vives tensions au sein de la gauche, notamment après les dernières élections municipales.Jean-François Colosimo, quant à lui, n'hésite pas à lever le voile sur certains éléments peu connus du passé de Lionel Jospin. Il évoque notamment son passé trotskiste et les liens supposés de son père avec le régime de Vichy. Ces révélations auraient pu ternir l'image de moralité que l'ancien Premier ministre s'était construite.L'épisode aborde également la question des 35 heures, véritable « utopie » inscrite dans la loi sous le gouvernement Jospin. Les tensions qui ont entouré sa mise en place, notamment entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, sont également discutées.Enfin, les deux invités reviennent sur les événements tragiques qui ont marqué la fin de la campagne présidentielle de 2002 : le 11 septembre 2001 et la tuerie de Nanterre. Ces drames ont contribué à détourner Lionel Jospin de ses préoccupations sociales pour le concentrer sur les questions sécuritaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 23, 2026 • 12min

Municipales 2026 : des résultats fragmentés qui font « qu’il n’y a pas un seul enseignement général qui ne puisse être contredit par un cas particulier » souligne Luc Ferry

Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, apporte une mini-bio intellectuelle et politique. Il commente la fragmentation des municipales et les alliances diverses entre droites. Il questionne la morale politique autour du racisme et de l'antisémitisme. Il aborde aussi la distinction entre conscience humaine et conscience artificielle, et les débats philosophiques qui en découlent.
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Mar 20, 2026 • 10min

Le français devient la quatrième langue la plus parlée au monde : « On parle souvent de soft power, il est là » souligne Jean-Marie Colombani

Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Géraldine Woessner du Point et Jean-Marie Colombani, pour débattre d'un sujet passionnant : la place et l'avenir de la langue française dans le monde.Tout d'abord, les invités reviennent sur cette information : le français est désormais la quatrième langue la plus parlée au monde, derrière le chinois, l'anglais et l'espagnol, et la troisième dans les affaires. Ce constat soulève la question du « soft power » de la France et de la francophonie, un atout géopolitique souvent négligé selon Jean-Marie Colombani.Cependant, Géraldine Woessner apporte un regard nuancé, mettant en garde contre une vision trop optimiste. Elle souligne que les chiffres de la francophonie sont parfois gonflés et que l'influence française est aujourd'hui diluée, le centre de gravité de la langue française s'étant déplacé vers des régions comme le Québec ou l'Afrique.Au-delà de la francophonie, Jean-Marie Colombani aborde un autre sujet récurrent dans les médias français : le catastrophisme ambiant et le pessimisme national. Selon lui, cette tendance à toujours voir les choses en noir est un trait caractéristique de la presse et de l'opinion publique française, qui peinent à adopter un regard équilibré sur les réalités du pays.Géraldine Woessner renchérit, soulignant que les journalistes français manquent souvent de formation économique et géopolitique, les amenant à traiter les sujets de manière trop étroite et à court terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 19, 2026 • 12min

Municipales à Paris : avec cette campagne de Sarah Knafo « une star est née » selon Franz-Olivier Giesbert

Dans cet épisode explosif d'Esprits Libres, Franz-Olivier Giesbert passe au crible les élections municipales à Paris et Marseille, deux bastions politiques où la lutte fait rage.Tout d'abord, l'éditorialiste revient en détail sur le débat télévisé opposant les trois principaux candidats à la mairie de Paris : Sophia Chikirou, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire. Il analyse les moments forts et les points faibles de chacun, soulignant la véhémence des échanges et l'enjeu crucial de ce scrutin pour l'avenir de la capitale.La discussion se tourne ensuite vers Marseille, où le retrait de Sébastien Delogu au profit du maire sortant Benoît Payan suscite des interrogations. Franz-Olivier Giesbert n'est guère tendre avec Delogu, estimant que ses attaques envers Payan, qualifié de "corrompu", ont rendu toute alliance impossible entre les deux hommes. Il voit en Payan un héritier de l'ancien maire Jean-Claude Gaudin, un 'politicien madré et clientéliste' mais doté d'une certaine 'intelligence'.Enfin, notre invité évoque brièvement la situation à Roubaix, où la France Insoumise semble en passe de remporter une victoire historique. Giesbert la considère comme un "formidable résultat" pour le parti de Jean-Luc Mélenchon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Mar 18, 2026 • 11min

Municipales 2026 : « Bientôt on va qualifier un candidat républicain de nazi » déplore Nicolas Beytout

Dans cet épisode, David Abiker reçoit ses esprits libres du mardi afin de décrypter les résultats des élections municipales 2026 et leurs implications politiques.Ruth Elkrief, éditorialiste à LCI, et Nicolas Beytout, président fondateur de L'Opinion, apportent leur expertise et leur regard avisé sur les alliances surprenantes qui se sont nouées entre le Parti socialiste et la France insoumise. Ils s'interrogent sur la capacité de Jean-Luc Mélenchon à gagner la « bataille du récit » malgré les controverses qui ont entouré son parti.Ils analysent en détail les résultats des municipales, soulignant que si la France insoumise a réalisé des percées dans certaines grandes villes, son score national reste en retrait par rapport aux élections précédentes. Ils remettent ainsi en question l'idée d'une « victoire historique » de la gauche radicale.Mais au-delà des chiffres, c'est surtout la stratégie du Parti socialiste qui est au cœur des débats. Ses alliances avec la France insoumise sont-elles une trahison de ses valeurs ? Ont-elles été motivées par la peur de perdre le pouvoir dans certaines villes ? Les invités apportent un éclairage nuancé sur cette question épineuse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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