L'art de l'attention

Fanny Auger
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Mar 19, 2026 • 46min

En conversation avec Adélaïde de Clermont-Tonnerre : changer de regard, changer d’histoire

Dans cet épisode de L’Art de l’Attention, Fanny Auger reçoit Adélaïde de Clermont-Tonnerre, romancière et journaliste, pour une conversation rare sur ce que signifie vraiment être attentive.Qu’est-ce qu’écouter, aujourd’hui, dans un monde saturé de sollicitations ?Comment accorder sa présence, à l’autre, à soi, au monde,  sans se laisser happer par le bruit ambiant ?Pour Adélaïde de Clermont-Tonnerre, l’attention est bien plus qu’une compétence : c’est un art de vivre.Un espace de disponibilité, où quelque chose peut advenir. Une manière de suspendre le jugement pour laisser apparaître la complexité des êtres et des histoires.À travers son travail d’écriture, et notamment son dernier roman Je voulais vivre, dans lequel elle revisite la figure de Milady, elle nous invite à regarder autrement ce que nous pensions connaître. À ré-interroger nos certitudes et à redonner une voix à celles et ceux que l’on a trop vite réduits à un rôle.Dans cet échange, il est question d’écoute, celle qui répond, et celle qui accueille.De fiction, non pas comme une fuite, mais comme une manière de réparer le réel.Et de présence, comme un acte presque subversif, dans une époque qui fragmente notre attention.Un épisode sensible et éclairant, pour celles et ceux qui souhaitent retrouver une attention plus juste, plus profonde, plus vivante.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Feb 10, 2026 • 24min

💬En conversation avec David Le Breton : la fin de la conversation dans une société spectrale ?

David Le Breton est sociologue et anthropologue. Il est professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg. Membre senior de l’Institut universitaire de France. Membre de l’Institut des études avancées de l’Université de Strasbourg (USIAS). Il est l’auteur d’une œuvre considérable. Dès notre première rencontre, il m’a conquise par la justesse de son travail, la transmission humble, les écueils qu’il évite pour ne pas se poser en juge ou donneur de leçon, son humilité et son regard pétillant.Ses recherches l’ont mené à explorer le silence, la marche, le rire…(je vous recommande d’ailleurs son excellent essai sur le Silence, que j’avais dévoré il y a quelques années.)Mais aussi les représentations et les mises en jeu du corps humain, qu’il a notamment étudiées en analysant les conduites à risque. Dans son dernier ouvrage, il s’intéresse à une conduite à très haut risque, une conduite à laquelle nous nous adonnons… tous les jours : notre usage du téléphone portable. Rupture anthropologique ? Fin de la conversation ? Ces questions sont d’autant plus d’actualité avec les questions qui bousculent notre époque : l’engagement des patrons de la tech autour du président des Etats-Unis, le développement astronomique de l’intelligence artificielle, des usages qui ne semblent plus vraiment maîtrisés… Avec David Le Breton, nous avons interrogé cette question qu’il pose, sur la fin de la conversation. La vie à distance, et par procuration à cause de notre smartphone. La plainte des caissières, des coiffeurs, des chauffeurs de taxi, tous ces métiers où la conversation avait son importance, et où l’on est passé à l’indifférence, happés par nos écrans.David Le Breton va très loin quand il décrit ces « zombies » qui marchent dans la rue, les yeux rivés sur leur téléphone portable. On a tous croisé ces groupes de jeunes, chacun sur son téléphone, au parc ou au café, à se demander ce que l’on faisait autrefois, avant l’avènement du portable. Il dénonce un appauvrissement de la sensorialité, on ne sourit plus aux inconnus dans la rue, et on migre doucement vers une société « sans contact ». Alors, dans ce court entretien, nous en sommes venus à nous interroger : comment cela impacte notre attention ? Quelle est l’importance de la conversation ? La conversation, c’est un acte politique ? Quelles sont encore nos poches de résistance ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 9, 2025 • 52min

En conversation avec Priya Parker : l'art de rassembler (et survivre aux fêtes de fin d'année !)

Priya Parker, facilitatrice et auteur de "The Art of Gathering", explore l'art de rassembler dans un monde moderne. Elle partage son parcours bi-culturel et comment cela a façonné sa vision du rassemblement. Priya distingue entre réunions banales et rassemblements significatifs, soulignant l'importance d'un but clair pour guider l'événement. Elle donne des conseils pratiques pour concevoir des rencontres marquantes, tout en évoquant comment survivre aux situations familiales stressantes, en pratiquant une présence apaisée.
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Nov 4, 2025 • 31min

En conversation avec Nelly Rodi : capter l'esprit du temps

Nelly Rodi, consultante en tendances et fondatrice d’une agence de style, partage sa fascination pour l’attention humaine et la curiosité visuelle. Elle évoque rencontres marquantes, exercices de couleurs, l’art d’éduquer le regard et comment capter les signaux faibles du monde. Optimiste, elle parle aussi du rôle de l’intuition, de l’IA comme outil et des conseils pour les jeunes créateurs.
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Sep 30, 2025 • 35min

En conversation avec Anne Berest, la transmission et l'écriture en héritage

Aujourd’hui, je suis très heureuse de recevoir Anne Berest à mon micro.C’est tout naturellement que j’ai eu très tôt envie de l’inviter dans ce podcast. Je ne suis pas surprise que le sujet, L’art de l’attention, résonne particulièrement pour elle.Romancière, scénariste, auteure de plusieurs ouvrages, elle explorait sa filiation maternelle dans La Carte postale (2021), un récit qui a rencontré un très grand succès. Avec Finistère, paru en août chez Albin Michel, Anne Berest poursuit cette exploration des transmissions familiales invisibles et de ses interrogations autour de la généalogie. De quoi hérite-t-on ? Dès les premières pages, elle annonce que sa matière sera « sans doute âpre, austère, et taiseuse ».À l’image de la terre bretonne dans laquelle elle s’enracine.Mais le lecteur, lui, en retient autre chose.Une tendresse.Une sincérité.Et le courage d’hommes et de femmes qui ne se résignent pas.C’est un très beau livre, à l’écriture ciselée, que j’ai envie d’offrir à mon père, bien sûr, et aux êtres aimés.Anne Berest me reçoit chez elle, à son bureau, pour cette conversation.Fine, élancée, souriante, avec ce regard à la fois intense et réservé, elle donne l’impression de porter en elle quelque chose de secret.À son image, son écriture se dessine entre pudeur et intensité.Dans cet épisode, avec Anne Berest, nous allons parler d’héritage et de mémoire.D’un territoire qui devient personnage.Nous conversons de l’urgence d’interroger les vivants – et les absents – sur ce qui a modelé leur existence. Et de témoigner, aussi, de l’amour que nous leur portons. Nous abordons son écriture fine, qui relie l’intime à l’Histoire.Nous évoquons également l’importance de l’écrit, des lettres, et un homme extraordinaire qui avait érigé l’attention en art de vivre : Karl Lagerfeld, qu’Anne Berest a bien connu.C’est un échange où il sera question d’attention :à la mémoire, aux lieux, aux silences, aux voix qui nous précèdent et nous habitent encore.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jul 22, 2025 • 41min

En conversation avec Matthieu Dardaillon : l'attention comme boussole anti-chaos.

Dans cet épisode, j'ai le plaisir de converser avec Matthieu Dardaillon, entrepreneur et auteur dont le dernier ouvrage, Anti-Chaos (Eyrolles, 2025) m'a beaucoup parlé, tant il résonne avec les questions que nous nous posons tous les jours : comment habiter ce monde ? Comment faire sens de ce chaos ? Comment explorer et quelles clés ?Dans un monde où tout semble s’accélérer et se superposer, nos idées elles-mêmes finissent parfois par se presser, se chevaucher, se brouiller.Effondrement environnemental, intelligence artificielle, conflits géopolitiques, tensions sociales, inflation, infobésité… Les cartes du monde sont devenues difficiles à déchiffrer, et nous semblons toutes et tous un peu confus face au chaos ambiant, impuissants devant un brouhaha décisionnel et des injonctions contradictoires.Et si nous étions en train d’assister à un véritable changement d’époque, à la fin d’un système ? Comment trouver sa place, redonner du sens, et recréer un futur désirable dans lequel se projeter ?Matthieu Dardaillon a passé sa vie à se poser ces questions. Il en a même fait sa mission, et son métier. Entrepreneur social accompli, il a commencé très tôt à vouloir changer le monde, et a déjà accompagné des milliers de personnes à trouver leur voie grâce à l’association Ticket for Change, qu’il a co-fondée à l’âge de 24 ans, en 2014.Aujourd’hui, je le reçois à mon micro à l’occasion de la parution de son livre Anti-Chaos, publié chez Eyrolles. Un ouvrage à la fois pratique, visuel, éclairant, qui nous propose de ralentir pour mieux clarifier. Une véritable boussole pour apprendre à naviguer dans l’incertitude.Ce qui m’a marquée la première fois que j’ai rencontré Matthieu, à la fête des 100 ans de notre maison d’édition, Eyrolles, c’est non seulement sa stature, mais surtout son sourire permanent, et irrésistible. Un sourire qui agit comme un aimant pour de belles conversations.À mon micro, Matthieu partage avec nous ses apprentissages, et nous offre des clés pour clarifier notre pensée, retrouver du sens, et définir le rôle que nous voulons, chacune et chacun, jouer dans ce monde en pleine transformation.Clarifier, non pour figer, mais pour mieux habiter nos idées, mieux les offrir aux autres.Ensemble, nous allons explorer ce lien subtil entre visualisation, structuration, et attention : à nos pensées, à nous-mêmes, et à celles et ceux qui nous écoutent.Chères auditrices, chers auditeurs, bienvenue dans ce nouvel épisode de L'art de l'attention !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 7, 2025 • 46min

En conversation avec Reza, l’attention fait partie intégrale du travail de photographe

Poursuivre l'exploration de l'art de l'attention avec Reza : « l’attention fait partie intégrale du travail de photographe » La photographie est une histoire d’attention. Une manière de capter l’instant, de saisir la lumière, de révéler l’invisible. Reza Deghati -il signe ses œuvres de son nom d'artiste Reza-, photo-reporter de renom, parcourt le monde depuis des décennies, armé de son objectif et d’un regard habité par l’humanité. Ses images racontent des vies, des résistances, des espoirs, et nous invitent à voir autrement. J'ai été extrêmement émue, et honorée, de recevoir ce grand homme à mon micro. Le regard qu'il porte sur le monde est singulier, comme son parcours et son travail. Son rapport à l'attention est essentiel, engagé et il le partage avec nous avec beaucoup de grâce. J'espère que cette conversation vous touchera autant que moi.Après des études d’architecture, il se spécialise en parallèle pour la photo, discipline pour laquelle il se fait remarquer, et arrêter, très tôt, vers 16 ans et bien avant la révolution islamique Iranienne. Il doit quitter l’Iran dès 1981 car ses photographies gênent, et ne peut pas, depuis, remettre les pieds dans son pays. Mais il parcourt le monde avec son objectif, et ses photographies montrent le chaos de la guerre de ses ravages et du désarroi des êtres humains pris dans la tourmente. L’année 1991 marque le début pour Reza d’une longue et étroite collaboration avec la revue National Geographic. Ses photographies ont fait l’objet de 25 couvertures du magazine. "Je ne suis pas photographe de guerre, je suis correspondant de paix " Dans cet épisode de L’Art de l’Attention, nous parlons de ce que signifie vraiment « regarder » : comment prêter attention au monde, comment raconter une histoire en une seule image, comment témoigner sans trahir. Avec Reza, l’attention devient un engagement, une éthique, une poésie. Quelques citations extraites de notre conversation avec Reza :« L’attention fait partie intégrale du travail de photographe »« J’écris l’histoire des autres, j’essaie de mettre ma photographie au service de l’histoire des autres, qui n’ont pas de voix »,« On va défendre qqchose qu’on aime »,« La photographie est comme une peinture, elle a ses règles aussi.»Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Feb 4, 2025 • 55min

En conversation avec Elise Nebout, l'art d'écrire avec Les Mots

Poursuivre l'exploration de l'art de l'attention : avec Elise Nebout, l'art d'écrire avec "Les Mots" Savez-vous qu’un Français sur quatre rêve d’écrire un livre ? Cela représente près de 12 millions de personnes aspirant à noircir des pages de leur plume, selon une enquête exclusive du Figaro Littéraire/Odoxa publiée en 2022.Et pourtant, combien sont-ils à transformer ce rêve en réalité ? Bien peu. La faute au tumulte du quotidien, à cette tyrannie du présent qui accapare tout : le temps, l’énergie, l’attention... et parfois, il faut bien le dire, la méthode. Mais aujourd’hui, réjouissez-vous, car mon invitée n’a pas seulement rêvé d’écriture, elle a osé en faire une mission. Élise Nebout est une femme déterminée, lumineuse et, surtout, passionnée. Elle a co-fondé Les Mots, une école d’écriture nichée depuis huit ans rue Dante, face à Notre-Dame. Rien que l’adresse est une invitation au voyage, n’est-ce pas ?Élise, c’est une étincelle.Avec elle, chaque conversation prend des airs de fête, chaque échange devient un feu d’artifice de mots et d’idées. Nous avons tant en commun : un amour fou des lettres et de la littérature, une affection pour les expressions d’antan, et cette envie inébranlable de transmettre qui nous a poussées, chacune, à ouvrir une école !Et aujourd’hui, c’est une véritable fête que je vous propose, car nous allons parler de ce qui nous lie, de ce qui nous élève : les mots, les idées, et ce merveilleux pouvoir qu’a l’écriture de changer nos vies. Au cours de cette riche conversation avec Elise Nebout, nous avons évoqué :les livres qui ont changé nos vies,son parcours et les rencontres qui changent tout,l'importance des mots,les expressions anciennes et démodées à réinventer,les tics de langage qui nous font tourner sept fois la langue dans notre bouche,l'importance des mots,la création de son école d'écriture, Les Mots,comment garder son intégrité et son attention,pourquoi réinventer de nouveaux récits aujourd'hui,et tant d'autres éclats de rire...Découvrons ensemble comment Elise Nebout conjugue l'art de l'attention au présent.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 19, 2024 • 57min

En conversation avec Richard Peduzzi, réapprendre à voir et changer de perspective

C'est un véritable coup de coeur pour le travail et le parcours d'un homme que je partage avec vous aujourd'hui. Un homme qui me touche par son intelligence, sa gentillesse, sa vision, sa culture, son humilité et sa patience.  Peintre, scénographe, designer, architecte, créateur d'objets...Richard Peduzzi semble avoir mille vies.La peinture a été la première passion de Richard Peduzzi, avant qu'il ne devienne scénographe de Patrice Chéreau sur ses films, pièces de théâtre et opéras de la fin des années 60 jusqu'au décès du metteur en scène en 2013. Il travailla également avec Luc Bondy, mais aussi à la mise en scène d’expositions et de musées (le Musée de l’Opéra Garnier, le musée de l’Histoire du Louvre au Louvre…), designer et créateur de mobilier, architecte d’ intérieur… il explore toutes les autres formes liées à l’art décoratif. Il fut également le Directeur pendant douze ans de l’Ecole Nationale supérieure des Arts Décoratifs et pendant six ans de la villa Médicis à Rome.Il nous rappelle combien l’attention, dans toute sa richesse et sa profondeur, est aussi une affaire de point de vue, de présence.Au cours de cette riche conversation avec Richard Peduzzi, nous avons évoqué :comment peut-on apprendre à mieux voir,l'importance de revenir au trait, à l'essentiel,brouiller les pistes,l'amitié c'est partager un regard,de la mort des êtres que l'on aime (même si j'ai censuré un passage ici),le jazz,Virginia Wolf et le groupe de Bloomsbury,l'intelligence de la main,"là-bas, c'est dehors",la transmission,et tant de révélations passionnantes ! Réalisation : Canal FuraxMusique : Raphaël Théodore Bancou Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Oct 15, 2024 • 55min

En conversation avec Gwenn Libouban : toucher est un art

Poursuivre l'exploration de l'art de l'attention : avec Gwenn Libouban, quand toucher devient un art.Depuis les débuts de ce podcast, que je vis comme un travail de recherche autour de cet art de l’attention, nous avons exploré avec nos invités la vue, l'olfaction, le goût, l’écoute, la patience, la réflexion, la surprise...Je voulais explorer aussi l’art du toucher.J’ai immédiatement pensé à Gwenn Libouban : réflexologue thérapeute en exercice depuis le début des années 90, Gwenn est podologue de formation. Elle s’est très vite tournée vers l’art du toucher afin de comprendre au plus fin et soigner au plus juste. Connaître les points réflexes de la géographie plantaire a été son socle. Restait à aller beaucoup plus loin, à la recherche des émotions. Au fil du temps, elle s’est formée à l’énergétique, à la psychothérapie et à la géobiologie pour affiner sa perception et soigner en profondeur. Je suis allée la rencontrer cet été sur ses terres, à Cuguen (35), dans un lieu hors du temps qu'elle a rêvé, puis imaginé avec Paolo Malvarosa, son mari. Un endroit qui palpite et remet d’aplomb :l'arbre qui marche.Un art d’être et de vivre dans un espace rempli de sens. Un lieu de profond ressourcement et de transmission. Un univers dont les hôtes rendent la vie plus claire, plus juste et plus exaltante.Au cours de cette conversation avec Gwenn, nous avons exploré l'art de l'attention et abordé plusieurs thèmes passionnants :comment toucher quelqu'un,pourquoi c'est si difficile de se faire toucher,transmettre et former sur la durée,la poésie,l'importance de la beauté,l'art de vivre,la passion du détail qui fait sens,et bien d'autres choses encore... A vous de découvrir notre conversation ; bonne écoute !Réalisation : Canal FuraxMusique : Raphaël Théodore BancouHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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