Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Nov 24, 2022 • 2min

Pourquoi pratiquait-on l'ostracisme à Athènes ?

L'ostracisme est une institution originale de la Grèce classique, pratiquée notamment à Athènes. Le terme est forgé à partir du mot "ostracon", qui désigne une coquille d'huître.C'est en effet sur ce fragment de coquillage, ou, plus souvent, sur un tesson de céramique, qu'était inscrit le nom de la personne qui devait être ostracisée.C'est à Clisthène, dont les réformes, au VIe siècle avant notre ère, ont fondé la démocratie athénienne, qu'on attribue généralement la création de l'ostracisme. Cependant, le premier ostracisme n'intervient qu'au début du Ve siècle avant J.-C.Quand un citoyen athénien est victime d'un ostracisme, il est banni de la cité pour dix ans. Il ne s'agit pas d'une mesure judiciaire. Elle ne s'accompagne ni d'une amende ni de la confiscation des biens de la personne ostracisée. Et elle conserve même ses droits de citoyen.Il s'agit surtout d'une mesure de défiance. Ainsi, elle touche les citoyens qu'on trouve trop influents et qu'on soupçonne de vouloir s'emparer du pouvoir.L'ostracisme était du ressort de l'"Ecclesia", l'assemblée rassemblant les citoyens d'Athènes. Elle pouvait compter jusqu'à 40.000 membres mais n'en comportait, en réalité, guère plus de 6.000.La procédure aboutissant à l'ostracisme se déroulait de la manière suivante. L'Ecclesia se prononçait, par un premier vote, sur l'opportunité de prononcer un ostracisme.En cas de résultat positif, on procédait, un peu plus tard, à un second vote. Les citoyens devaient désigner, lors de ce scrutin, la personne qui devait être ostracisée. Ils inscrivaient son nom sur l'ostracon, ce tesson de poterie dont on a déjà parlé.Ils allaient ensuite le déposer dans un lieu fermé d'une cloison de bois. Contrairement à d'autres votes, celui-ci était donc secret. Compte tenu de l'enjeu d'un tel scrutin, il fallait un nombre de voix très important pour décider d'un ostracisme.En effet, pas moins de 6.000 suffrages devaient se porter sur un nom. Si c'était le cas, la personne touchée par l'ostracisme avait dix jours pour quitter le territoire d'Athènes. Des personnages prestigieux, comme Thémistocle, furent victimes de cette pratique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 23, 2022 • 3min

Pourquoi jugeait-on autrefois les animaux ?

Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire:Apple podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D---------------------------------Il existait, au Moyen-Âge, un usage judiciaire qui ne manque pas de nous surprendre aujourd'hui. En effet, du XIe au XVIIIe siècle environ, des animaux étaient traduits en justice.Ce qui signifie qu'on les jugeait coupables de certains actes. En reconnaissant leur responsabilité, dans ces actions, on les traitait comme des hommes, et non comme des choses.Les animaux qu'on pouvait appréhender, comme les porcs, les vaches ou les chevaux, étaient enfermés dans une cellule. Puis ils comparaissaient devant un tribunal. Là, le procès se déroulait selon les règles habituelles. Des témoins étaient entendues et le juge prononçait sa sentence.S'il s'agissait d'animaux dont il était très difficile, ou même impossible, de s'emparer, comme les insectes, on d'adressait à la justice ecclésiastique.Certains animaux passaient en jugement plus souvent que d'autres. C'était notamment le cas des porcs, qui, malgré certaines interdictions, vaquaient librement dans les rues des villes et des villages.Il leur arrivait ainsi de s'en prendre à de jeunes enfants et même de les tuer. Dans ce cas, ils étaient souvent condamnés à mort. Les juges se déplaçaient jusqu'à la prison où était détenu l'animal pour lui lire la sentence.Leur châtiment variait. Ils étaient souvent étranglés et pendus par les pattes arrière. Mais certains étaient brûlés vifs. Parfois, les animaux étaient mutilés, à l'endroit où ils avaient blessé leur victime.Curieusement, certains d'entre eux étaient affublés de vêtements d'homme avant de subir leur châtiment. Quant aux frais de justice, qui n'étaient pas négligeables, ils étaient à la charge du propriétaire de l'animal jugé.Quand les animaux, des chenilles, des sauterelles ou des mouches par exemple, étaient déférés devant les tribunaux ecclésiastiques, ils risquaient souvent l'excommunication.Avant de la prononcer, on se rendait sur les lieux, un champ dévasté par des insectes par exemple, et on leur enjoignait de partir sans tarder. L'ordre était même répété plusieurs fois.L'homme partageait parfois le sort de l'animal. Dans les cas de bestialité par exemple, l'homme ayant copulé avec un animal pouvait être brûlé avec lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 22, 2022 • 2min

Pourquoi n’y a-t-il pas d’équipe de foot du Royaume-Uni ?

Au football comme au rugby, le Royaume-Uni ne présente pas d'équipe nationale, sauf dans le cadre des Jeux olympiques. Ainsi, toutes les composantes du pays, à savoir l'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord, ont leurs propres équipes de football.Mieux encore, les Britanniques organisent, depuis 1884, un tournoi de football auquel participent ces quatre entités régionales. C'est un peu comme si les Normands jouaient contre les Auvergnats !La raison essentielle de cette absence d'équipe nationale est à rechercher dans la conception qu'ont les Britanniques de leur pays. Les nations qui le constituent ont toujours conservé leur langue et leurs particularismes.Et ce d'autant plus que la formation de la Grande-Bretagne, en 1707, s'est faite par un acte d'union, qui spécifiait que les deux Royaumes d'Angleterre et d'Écosse n'étaient unis que dans la personne d'un souverain commun.Si le pays est dépourvu d'équipe nationale, c'est aussi parce que, dès le départ, les quatre nations qui le constituent ont eu leur propre équipe. Or, ce sont les Britanniques qui sont à l'origine du football international.En effet, ils ont organisé le premier match opposant deux nations, l'Écosse et l'Angleterre, le 30 novembre 1872. C'est-à-dire bien avant la création de la Fédération internationale de football association, ou FIFA, en 1904.Au moment de cette création, Les Britanniques, souhaitant conserver leur organisation propre, ont imposé à la FIFA la présence de leurs quatre équipes, représentant chacune l'une des nations composant le Royaume-Uni.De son côté, l'Union des associations européennes de football, ou UEFA, a tenté de conditionner l'acceptation de nouveaux membres au respect de règles plus strictes. Elle a ainsi décidé de n'admettre que les pays faisant partie de l'ONU. Mais cette décision a été annulée par le Tribunal arbitral international du sport.Malgré cette déconvenue, l'UEFA continue à se montrer exigeante envers certains pays, comme le Kosovo, dont l'indépendance, proclamée en 2008, n'est pas reconnue par tous les pays, et notamment par la Serbie. De son côté, la FIFA n'admet pas des entités territoriales comme la Laponie, les Îles Vierges ou encore Porto Rico. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 21, 2022 • 2min

Qu'est-ce que le fexting ?

Décidément, les téléphones portables servent à tout, y compris à régler ses comptes. En effet, bien des utilisateurs, et notamment des couples, pratiquent le "fexting". Contraction des mots anglais "fight", qui signifie "combat", et "texting", qui veut dire "envoi de messages", le "fexting" désigne donc l'habitude de régler un différend par messages interposés.Le terme aurait été popularisé par le couple présidentiel américain. En effet, la "First Lady" a confié à un journaliste qu'elle envoyait de temps à autre à son mari des messages courroucés.Ce qui lui évitait de se disputer en public avec le Président, ce dont les médias n'auraient pas manqué de faire leurs choux gras. De nombreux couples en feraient autant.Aux yeux de ceux qui le pratiquent, le "fexting" ne manque pas d'avantages. Les timides en profitent pour dire leur quatre vérités à des gens qu'ils n'oseraient jamais affronter en face.Pour certains, cette méthode permet également de prendre du recul et de choisir ses mots. L'antagoniste n'étant pas là, on se sent plus calme et on risque moins de perdre ses moyens, sous l'effet d'une colère qu'on ne peut pas toujours maîtriser.Par ailleurs, l'envoi d'un texto peut sembler assez anodin. Dans l'esprit de nombre d'utilisateurs, il n'implique pas de résoudre un éventuel conflit dans l'immédiat. Il laisse donc le temps de la réflexion.Mais des psychologues et des thérapeutes alertent sur les dangers du "fexting". En effet, les mots employés sont parfois mal interprétés par le destinataire du message.Et, comme ils sont écrits, et qu'on peut conserver les messages, ils ont souvent plus d'impact. Et parfois, comme à l'oral, les mots utilisés dans un texto dépassent la pensée de ceux qui les emploient. Mais, là, il est plus difficile de réparer les dégâts.En effet, le mal est fait, il est souvent difficile de le réparer par d'autres messages. Ils ne font souvent que renforcer le malentendu. Même des couples unis ou des amitiés solides ne résistent pas toujours aux méfaits du "fexting". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 20, 2022 • 2min

Pourquoi n'a-t-on pas trouvé beaucoup d'os de soldats à Waterloo ?

Le 18 juin 1815, la sanglante bataille de Waterloo sonne le glas de l'Empire. Contraint à abdiquer une seconde fois, Napoléon sera exilé sur la lointaine île de Sainte-Hélène, où il trouvera la mort en 1821.La bataille entraîne un véritable carnage. Très variés, les chiffres donnés par les historiens vont de 5.000 à plus de 30.000 morts, sans compter les très nombreux blessés. Mais il est possible que ce bilan soit encore sous-évalué.La plupart de ces soldats ne vont pas recevoir de véritables sépultures. Pour des raisons sanitaires, une partie des dépouilles sont incinérées ou inhumées dans de vastes fosses communes.De nombreux cadavres sont donc enterrés de manière sommaire ou même laissés sur le champ de bataille. Et pourtant il est très rare de trouver des ossements ayant appartenu à des combattants de Waterloo.Dans ces conditions, on peut se demander ce que sont devenus ces restes humains. Une réponse assez macabre est donnée par certains historiens. D'après eux, il est probable que ces os aient été récupérés par des paysans. Certains, même, n'auraient pas hésité à déterrer les cadavres pour s'en emparer.Mais qu'auraient-ils bien pu faire de ces ossements ? Pour les historiens, la réponse ne fait guère de doute : ils les auraient revendus à l'industrie sucrière locale. Elle était très prospère depuis l'instauration du Blocus continental, en 1806, qui avait incité à remplacer la canne à sucre, importée des colonies françaises, par la betterave sucrière.Des os d'animaux, souvent de cheval, étaient en effet utilisés dans le processus de fabrication. Cuits dans des fours, ils étaient réduits en poudre et donnaient ce "noir animal" qui permettait de filtrer le sirop de sucre.Les ossements de chevaux auraient donc été remplacés, dans certains cas, par les os des soldats de Waterloo. Suspectant le trafic, les autorités locales avaient pourtant averti les paysans qu'ils risquaient gros à le poursuivre. Mais ces os étant payés à un bon prix, il semble que l'appât du gain l'emporta sur la peur du châtiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 18, 2022 • 2min

Qui est le dernier seigneur féodal d'Europe ?

Le seigneur était une pièce maîtresse de la société féodale qui s'est épanouie en Europe durant le Moyen-Âge. Cette société était dominée par les relations d'homme à homme. En effet, le vassal prêtait hommage à son suzerain, ou seigneur, qui, en échange, lui devait protection.Le vassal ayant lui-même des vassaux, ce système formait ce que les historiens ont appelé la "pyramide féodale". Le vassal devait des redevances, en nature et en argent, à son seigneur, ainsi que des corvées.Ce système, aboli officiellement par la Révolution française, s'est éteint peu à peu, dans le reste de l'Europe, entre le milieu du XVIe siècle et le milieu du XIXe siècle.Mais, de nos jours, il reste pourtant un endroit où le système féodal est encore en vigueur. Il s'agit de la petite île anglo-normande de Sercq. Peuplé de 600 habitants, ce petit territoire insulaire d'un peu plus de 5 km2 est proche de l'île de Guernesey.L'île de Sercq est encore gouvernée par un seigneur. On peut le considérer comme le denier d'Europe et l'île comme le dernier État féodal. Le seigneur actuel, en fonction depuis 2016, s'appelle Christopher Beaumont. Sa famille règne sur l'île depuis 1852.Quand une femme en devient le seigneur, elle porte le titre de "dame", comme au Moyen-Âge. Ainsi Dame Sibyl Mary Collings Beaumont Hathaway fut le seigneur de l'île de Sercq durant 47 ans, de 1927 à 1974.Comme au Moyen-Âge, les seigneurs de Sercq prêtent hommage à leur suzerain. Il s'agit du monarque britannique, qui est considéré comme l'héritier du duc de Normandie, dont dépendait autrefois cette île anglo-normande.Le seigneur lui paie toujours un cens, une redevance dont la valeur est inchangée depuis le Moyen-Âge. Il nomme également un sénéchal, qui préside l'organe constitué par la réunion des "chefs plaids", qui possèdent le pouvoir législatif. Depuis 2008, les membres de ce Parlement sont élus au suffrage universel.Les Sercquiais, qui tiennent à leur particularisme, défendent leur langue et le maintien du droit coutumier normand, qui s'applique toujours sur l'île. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 17, 2022 • 2min

Quel est le conflit au Sahara occidental ?

Le Sahara occidental est un territoire de plus de 265.000 km2, situé à l'ouest du Maghreb. Il a comme voisins le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie.En 1884, après des victoires remportées sur le Maroc, l'Espagne commence à coloniser le Sahara occidental. Deux pays frontaliers en revendiquent très tôt la possession : le Maroc et la Mauritanie.Pour le premier, le Sahara occidental doit faire partie de ce "Grand Maroc" dont la constitution a été, en quelque sorte, retardée par la domination coloniale française. Quant à la Mauritanie, elle considère que les peuples mauritanien et sahraoui présentent de nombreuses similitudes.Mais les ressources d'un territoire au sous-sol très riche en phosphates et en minéraux divers, et, au surplus, bordé par une mer très poissonneuse, excitent aussi bien des convoitises.Malgré la demande de l'ONU, en 1965, l'Espagne refuse de quitter le Sahara occidental. Cette intransigeance entraîne la formation, en 1973, du Front Polisario, un mouvement nationaliste qui réclame l'indépendance du territoire.C'est alors le début d'un conflit qui dure toujours, de manière plus ou moins larvée. En effet, les combattants du Front Polisario, soutenus par l'Algérie, s'opposent aux Espagnols. Après la mort de Franco, en novembre 1975, ces derniers acceptent de se retirer de la région.C'est à ce moment, en octobre 1975, que le Roi du Maroc, Hassan II, organise une manifestation spectaculaire. Cette "Marche verte", qui mobilise une immense foule, était destinée à mettre en scène les ambitions marocaines sur le Sahara occidental.Un accord, en 1975, en confie la gestion au Maroc et à la Mauritanie. Mais, quatre plus tard, la Mauritanie renonce à toute revendication sur le territoire. Désormais, c'est donc contre le Maroc que le Front Polisario va se battre.Malgré un cessez-le feu, entré en vigueur en 1991, la situation n'a guère évolué. Le référendum d'autodétermination, promis à la population, n'a toujours pas eu lieu. Une portion du territoire est toujours occupé par l'armée marocaine.Et, alors que l'Espagne s'est retirée du Sahara occidental depuis près de 50 ans, le territoire n'a toujours pas reçu, malgré plusieurs tentatives en ce sens, de statut définitif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 15, 2022 • 2min

Pourquoi dit-on “monter au créneau” et “courir sur le haricot” ?

Nous utilisons, dans la vie courante, des expressions dont nous ne connaissons pas toujours le sens. C'est peut-être le cas de l'expression "monter au créneau". Elle est utilisée pour désigner l'attitude d'une personne désireuse de défendre son point de vue avec détermination, surtout s'il est contesté. Il y a là comme une idée de combat, verbal bien sûr.Et ce n'est pas un hasard, puisque cette expression fait référence au comportement des garnisons médiévales. En effet, quand, au Moyen-Âge, ou même un peu plus tard, une ville était assiégée, les soldats montaient sur les remparts pour la défendre.Là ils étaient protégés, mais pouvaient utiliser les créneaux pour combattre les assaillants. En effet, ces ouvertures, pratiquées dans les remparts, permettaient aux combattants de voir leurs ennemis et de faire pleuvoir sur eux une nuée de projectiles.Donc, "monter au créneau" (ou "aux créneaux"), c'est prendre ses dispositions pour repousser une attaque, et, par extension, défendre vigoureusement ses convictions. Cependant, même si le ministre qui "monte au créneau" prend des risques, il est peu probable qu'il y perde la vie.Si quelqu'un vous "court sur le haricot" c'est qu'il vous agace. Mais d'où vient cette expression populaire ? Pour le comprendre, il faut d'abord expliquer un sens particulier du verbe "courir".En effet, depuis le XVIe siècle, "courir quelqu'un" signifie, dans un registre familier, l'agacer ou lui causer du tracas. Maos que vient faire le haricot dans cette histoire ?Dans cette acception, on peut le rattacher au verbe "haricoter", en usage depuis le XIXe siècle. Il est notamment employé pour désigner une personne importune ou mesquine en affaires, qui, pour reprendre une autre expression, "coupe les cheveux en quatre".Mais, toujours dans un registre familier, voire même argotique, le mot "haricot" désigne aussi les orteils. Ainsi, quelqu'un qui "vous court le haricot" c'est, en quelque sorte, une personne qui "vous casse les pieds".C'est d'ailleurs une expression purement française. En effet, un Allemand agacé par son voisin, par exemple, dira plutôt qu'il lui "marche sur le biscuit". On le voit, les images alimentaires ont toujours du succès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 14, 2022 • 4min

Qu'est-ce qu'une nécropole ?

Le mot nécropole vient du grec "necros", qui signifie mort ou cadavre, et de "polis", qui fait référence à une cité-état. Il signifie donc littéralement « «cité des morts » ou des cadavres et provient à l'origine d'une zone de l'antique Alexandrie, appelée Nécropolis justement, une zone où précisément l'on enterrait les morts.Ainsi une nécropole désigne un vaste ensemble de tombeaux et de sépultures regroupés en un même lieu. On l'utilise le plus souvent pour désigner les grands lieux de sépulture des civilisations antiques, mais techniquement nos grands cimétières modernes pourraient également être désignés de la sorte.Vous le savez, de nombreuses cultures anciennes ont eu pour tradition d'enterrer leurs morts avec des objets dont ils pouvaient avoir besoin dans l'au-delà, de sorte que dans des nécropoles on a pu découvrir quantité de textiles, bijoux, et autres objets funéraires. Des objets qui à chaque fois, permettent d'identifier certaines caractéristiques au sein d'une civilisation ou d'une société donnée, par exemple, des principes idéologiques ou des croyances...Réparties sur les cinq continents, les principales nécropoles sont pour la plupart associées à de grandes civilisations antiques qui ont profondément marqué l'histoire. C'est le cas des grandes pyramides de Gizeh en Égypte, figurant parmi les Sept Merveilles du monde antique, ou bien de la nécropole romaine d'Aoste.Cependant, certaines des plus grandes nécropoles ont des origines encore mystérieuses. C'est le cas de la nécropole de San Agustín en Colombie, qui est la plus grande nécropole d'Amérique et le site archéologique le plus important de ce pays.Ici soulignons d'abord que San Agustín est situé dans le département de Huila dans le Massif colombien, l'une des six régions touristiques du pays, non loin de la cordillère des Andes. Pour info c'est là que naît le principal fleuve de Colombie, le fleuve Magdalena, qui traverse le pays sur 1600 km, traversant 22 des 32 départements et qui a été l'épine dorsale de la culture, du commerce et de l'histoire de la Colombie.Si je vous en parle, c'est que les parcs archéologiques de San Agustín sont classés au patrimoine mondial depuis 1995 par l'UNESCO. Pourquoi ? Car c'est tout simplement le "plus grand ensemble de monuments religieux et de sculptures mégalithiques d'Amérique du Sud". 150 sculptures sur environ 78 hectares. C'est l'une des principales manifestations de la sculpture préhispanique dans le nord du continent sud-américain.C'est le long de la route qui traverse l'immense parc, une des principales destinations émergentes en Colombie, transformée grâce à la paix, que l'on découvre ces statues sculptées dans la pierre par une ancienne communauté. Elles représentent des figures humaines, des animaux, des divinités et des monstres, les plus grands d'entre eux mesurant 7 mètres de haut.Mais ce n'est pas tout. Dans ce complexe de 5 parcs archéologiques, se trouvent des endroits incroyables comme Lavapatas, un grand système de canaux sur pierre sculptée avec là encore des figures humaines, des amphibiens et des reptiles.Cependant, la connaissance de cette culture préhispanique aujourd'hui appelée augustinienne est limitée. La nécropole a été découverte en 1914 par l'explorateur allemand Konrad Preuss et un certain nombre de ces statues se trouvent aujourd'hui au Musée Ethnologique de Berlin. Par ailleurs aucun document écrit ne donne davantage d'explications quant à ces vestiges archéologiques.Aussi, avec tout sa splendeur, San Agustín reste l'un des plus grands mystères des civilisations précolombiennes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 13, 2022 • 2min

Pourquoi Mickey n'est-il toujours pas tombé dans le domaine public ?

S'il n'est pas le logo officiel de l'empire Disney, Mickey Mouse en est sans conteste l'emblème le plus connu. Depuis que la célèbre souris a été créée par Walt Disney, en 1928, elle a rapporté beaucoup d'argent à son dessinateur, puis au groupe qu'il a fondé.On estime en effet que cette célèbre mascotte permettrait à la société Disney d'engranger près de 6 milliards de dollars par an. Soit davantage que les droits de "Star Wars", qui se sont montés à un peu plus de 4 milliards de dollars.La firme ne plaisante donc pas avec l'utilisation de la petite souris, représentée par trois cercles, un pour le visage et deux pour les oreilles. En effet, elle n'est toujours pas tombée dans le domaine public.Ce qui a permis à Disney d'intenter des procès, souvent avec succès, contre tous ceux qui ont essayé d'utiliser la célèbre souris sans demander l'autorisation à qui de droit, et donc sans payer les royalties dues au groupe.À vrai dire, Mickey Mouse aurait dû tomber dans le domaine public depuis près de quatre décennies. En effet, d'après la législation en vigueur à l'époque, le célèbre emblème, qui a bénéficié d'un copyright en 1928, aurait dû rejoindre le domaine public en 1984.Mais, grâce à une intense campagne de lobbying, pratique parfaitement légale aux États-Unis, les responsables de Disney ont réussi à repousser l'échéance jusqu'en 2003, puis 2023.Réussiront-ils à obtenir un nouveau délai ? Si c'est le cas, disent certains, le droit d'auteur, qui avait vocation à protéger les créateurs, deviendrait une sorte de rente de situation, au seul profit d'une entreprise déjà très florissante.Par ailleurs, certains voient dans les démarches du groupe une bataille d'arrière-garde. De leur point de vue, en effet, la popularité et la notoriété de la célèbre souris sont telles qu'elle semble déjà faire partie du domaine public.Enfin, même tombées dans le domaine public, des œuvres comme "Cendrillon" ou "Alice au pays des merveilles" peuvent rapporter gros. Ce serait sans doute la même chose pour Mickey. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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