Colloques du Collège de France - Collège de France

Collège de France
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Feb 20, 2024 • 1h 7min

Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Répercussion de la Guerre froide sur les dynamiques régionales

Henry LaurensCollège de FranceHistoire contemporaine du monde arabeAnnée 2023-2024Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Les habits neufs de l'autoritarismeValérie StieglerDoctorante associée à la chaire Histoire contemporaine du monde arabehttps://www.college-de-france.fr/fr/personne/valerie-stieglerPhilippe Droz-VincentProfesseur agrégé en science politique et en relations internationales, spécialiste du Moyen-OrientAdlene MohammediDiplômé de géopolitique, d'histoire contemporaine et de droit international publicPhilippe Droz-VincentPhilippe Droz-Vincent est professeur agrégé en science politique et en relations internationales et spécialiste du Moyen-Orient. Ses recherches portent sur le rôle de l'armée et de la sécurité dans les pays du Moyen-Orient (Military Politics of the Contemporary Arab World, Cambridge University Press, 2020), les révolutions arabes, l'autoritarisme, les processus de transition et les régressions autoritaires (« Fighting for a Monopoly on Governance, How the Assad regime "won" the Syrian War and to What Extent », The Middle East Journal, 75(1), Spring 2021 et « The Renewed "Struggle for Syria": From the War "in" Syria to the War "over" Syria », The International Spectator, 55(3), 2020). Il a précédemment publié un ouvrage sur la politique américaine au Moyen-Orient, intitulé : Vertiges de la puissance, le moment américain au Moyen-Orient (La Découverte, 2007).Adlene MohammediAdlene Mohammedi est diplômé de géopolitique, d'histoire contemporaine et de droit international public et est l'auteur d'une thèse sur la politique arabe de la Russie postsoviétique (Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Depuis 2018, il coordonne diverses études et observatoires relatifs au monde arabe (Golfe, Yémen, Proche-Orient, Afrique du Nord) au profit d'organismes publics chez AESMA (centre de recherche stratégique privé), dont il est le directeur scientifique depuis 2021. Par ailleurs, il écrit régulièrement sur le monde arabe pour différents médias (notamment Middle East Eye) et enseigne la géopolitique à l'Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle.Valérie StieglerValérie Stiegler est doctorante à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, associée à la chaire Histoire contemporaine du monde arabe. Son travail de recherche traite de la politique méditerranéenne de Georges Pompidou durant son mandat présidentiel (1969-1974). Elle vient de publier « M. Kadhafi vu par la diplomatie française » dans l'ouvrage collectif Fréquenter les infréquentables. Le choix des interlocuteurs en diplomatie (CNRS Éditions, 2023).
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Feb 20, 2024 • 1h 30min

Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Les habits neufs de l'autoritarisme

Henry LaurensCollège de FranceHistoire contemporaine du monde arabeAnnée 2023-2024Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Les habits neufs de l'autoritarismeManon-Nour Tannoushttps://www.college-de-france.fr/fr/personne/manon-nour-tannousManon-Nour Tannous est docteure en relations internationales, maîtresse de conférences à l'université de Reims Champagne-Ardenne (CRDT), et chercheuse associée à la chaire Histoire contemporaine du monde arabe du Collège de France et au Centre Thucydide à l'université Paris-Panthéon-Assas. Elle travaille notamment sur la crise syrienne, ses dynamiques internationales et la fabrique de la politique étrangère. Elle est l'auteure de Chirac, Assad et les autres. Les relations franco-syriennes depuis 1946 (PUF, 2017), La Syrie au-delà de la guerre (Le Cavalier Bleu, 2022), et a dirigé l'ouvrage collectif Fréquenter les infréquentables. Le choix des interlocuteurs en diplomatie (CNRS Éditions, 2023). Elle a présidé le Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) et est aujourd'hui rédactrice en chef de la revue Mondes arabes.Loulouwa Al-RachidLoulouwa Al-Rachid est chercheuse spécialiste de l'Irak et de l'autoritarisme baasiste. Elle a été postdoctorante au sein du programme européen WAFAW (When Authoritarianism Fails in the Arab World) et docteure du Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris où elle a soutenu en 2010 une thèse de science politique intitulée « L'Irak de l'embargo à l'occupation : dépérissement d'un ordre politique (1990-2003) ». Elle a notamment été l'analyste référente sur l'Irak au sein de l'International Crisis Group (2001-2006 et 2009-2011) et a été codirectrice du programme sur les relations civilo-militaires dans les pays arabes au sein du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient.Stéphane MalsagneStéphane Malsagne est agrégé d'histoire-géographie, docteur en histoire (université de Paris I) et spécialiste de l'histoire du Moyen-Orient. Il intervient régulièrement à Sciences-Po Paris. Il est notamment l'auteur de Le Liban en guerre (1975-1990) (Belin, 2020, avec Dima de Clerck), Sous l'œil de la diplomatie française. Le Liban de 1946 à 1990 (Geuthner, 2017 - prix Diane Potier-Boès 2018 de l'Académie française) ; Au cœur du grand jeu : la France en Orient. Charles-Eudes Bonin, explorateur et diplomate (1865-1929) (Geuthner, 2015), et Fouad Chéhab (1902-1973), une figure oubliée de l'histoire libanaise, (Karthala-Ifpo, 2011).Agnès LevalloisAgnès Levallois est vice-présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), maîtresse de conférence à la Fondation pour la recherche stratégique, consultante spécialiste du Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences Po Paris. Elle a occupé les fonctions d'analyste Proche-Orient au Secrétariat général de la défense nationale puis responsable du bureau monde arabe et persan à la délégation aux Affaires stratégiques au ministère de la Défense. Elle a également été journaliste à Nord Sud Export, groupe Le Monde, collaboratrice au Monde de l'économie avant d'être directrice de l'information et des programmes de RMC MO – filiale arabophone de RFI – puis directrice adjointe de la rédaction de France 24 en charge des contenus en langue arabe. Elle est également membre du comité de rédaction de la revue Confluences Méditerranée.
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Feb 20, 2024 • 1h 2min

Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Le traité de paix israélo-égyptien et la question de Palestine

Henry LaurensCollège de FranceHistoire contemporaine du monde arabeAnnée 2023-2024Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Le traité de paix israélo-égyptien et la question de PalestineDima AlsajdeyaChercheuse et doctorante associée à la chaire Histoire contemporaine du monde arabehttps://www.college-de-france.fr/fr/personne/dima-alsajdeyaFrançois CeccaldiChercheur associé à la chaire Histoire contemporaine du monde arabehttps://www.college-de-france.fr/fr/personne/francois-ceccaldiAlain GreshJournaliste spécialiste du Proche-Orient, directeur du journal Orient XXIDima AlsajdeyaDima Alsajdeya est docteure en science politique, relations internationales, chercheuse associée à la chaire Histoire contemporaine du monde arabe du Collège de France et au Centre Thucydide (université Paris-Panthéon-Assas) et chargée d'enseignement à Sciences Po Paris. Ses recherches portent sur la place de la question israélo-palestinienne dans la politique étrangère de l'Égypte et sur les dynamiques de pouvoirs en Palestine. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Confluences Méditerranée. Elle a codirigé avec François Ceccaldi et Emilio Dabed, « Pouvoir(s) en Palestine », Confluences Méditerranée, 2021). Sa dernière publication porte sur « La Cisjordanie, l'arrière-plan de la guerre israélienne contre Gaza » (Confluences Méditerranée, 2023).Alain GreshAlain Gresh est journaliste spécialiste du Proche-Orient, directeur du journal Orient XXI et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont De quoi la Palestine est-elle le nom ? (Les Liens qui libèrent, 2010) et Un chant d'amour. Israël-Palestine, une histoire française, avec Hélène Aldeguer (La Découverte, 2017). Il a également préfacé, présenté et contextualisé le document Le Fatah. La révolution palestinienne et les Juifs, un texte publié au printemps 1970 par le Fatah et réédité en 2021 (Orient XXI – Libertalia).François CeccaldiFrançois Ceccaldi est politiste, docteur en études politiques de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et chercheur à la chaire Histoire contemporaine du monde arabe du Collège de France. Il est président du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) et enseigne également à Sciences Po Paris. Ses recherches ont porté sur les factions de gauche de l'OLP et sur la formulation d'une opposition politique au sein du mouvement national palestinien après la signature des accords d'Oslo en 1993. Il a publié plusieurs analyses sur les dynamiques politiques palestiniennes et s'est intéressé plus récemment à la question du pouvoir et de la représentation en Palestine. Ses dernières publications ont porté sur « La Palestine face à la guerre en Ukraine » (Annuaire français des relations internationales, 2023), « Les relations entre Israël et l'OLP (1967-1993) : l'impossible dialogue ? », Fréquenter les infréquentables (CNRS, 2023) et « La disqualification des interlocuteurs palestiniens par Israël » (Confluences Méditerranée, 2023).
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Feb 20, 2024 • 1h 1min

Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Le nationalisme face à l'essor de l'islamisme

Henry LaurensCollège de FranceHistoire contemporaine du monde arabeAnnée 2023-2024Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Le nationalisme face à l'essor de l'islamismeFarhad KhosrokhavarDirecteur d'études émérite à l'EHESSStéphane LacroixPolitologue, professeur à l'École des affaires internationales de Sciences Po (PSIA), codirecteur de la chaire d'études sur le fait religieux à Sciences Po, chercheur au CERIBayram BalciIngénieur de recherche (HDR) au CNRSFarhad KhosrokhavarFarhad Khosrokhavar est directeur d'études émérite à l'EHESS. Il consacre ses recherches à la sociologie de l'Iran contemporain et aux problèmes sociaux et anthropologiques de l'islam en France. Il a dirigé le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS, EHESS-CNRS). Il a notamment publié Le Nouveau Jihad en Occident (R. Laffont, 2018), Prisons de France (R. Laffont, 2016), et plus récemment Jihadism in Europe (Oxford University Press, 2021), Family and Jihadism in France, avec Jérôme Ferret (Routledge, 2022) et L'Iran : la jeunesse démocratique face à l'État prédateur (Éditions Les Fauves, 2023).Stéphane LacroixStéphane Lacroix est politologue, professeur à l'École des affaires internationales de Sciences Po (PSIA), codirecteur de la chaire d'études sur le fait religieux à Sciences Po et chercheur au CERI. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'Arabie saoudite, l'Égypte et l'islam politique dont le plus récent Le Crépuscule des Saints – Histoire et politique du salafisme en Égypte (CNRS éditions, 2024), en plus de Perspectives comparées sur les politiques de lutte contre la radicalisation, dirigé avec Juliette Galonnier et Nadia Marzouki (Presses de Sciences Po, 2022), Awakening Islam. The Politics of Religious Dissent in Contemporary Saudi Arabia (Harvard University Press, 2011), Les Islamistes saoudiens. Une insurrection manquée (PUF, 2010).Bayram BalciBayram Balci est ingénieur de recherche (HDR) au CNRS, et titulaire d'un doctorat en sciences politiques obtenu en 2001 aux Instituts d'études politiques d'Aix-en-Provence et de Grenoble. En 2016, il a obtenu son habilitation à diriger des recherches à Sciences Po Paris. Sa thèse de doctorat et ses recherches postdoctorales portaient sur les mouvements d'islamisation turcs, arabes, iraniens et indo-pakistanais en Asie centrale et dans le Caucase post-soviétiques. De 2006 à 2010, il a dirigé l'Institut français d'études sur l'Asie centrale (IFEAC) à Tachkent, en Ouzbékistan. De décembre 2012 à septembre 2014, il a été chercheur invité à la Carnegie Endowment for International Peace, à Washington DC et chercheur et directeur à l'Institut français d'études anatoliennes à Istanbul entre 2017 et 2022. Ses recherches actuelles portent sur les relations entre Islam et politique dans l'espace post-soviétique et sur la Turquie dans son environnement régional, Caucase, Asie centrale, Moyen-Orient. La Turquie en Afrique et l'Afrique en Turquie est son prochain programme de recherche.
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Feb 20, 2024 • 32min

Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : Introduction

Henry LaurensCollège de FranceHistoire contemporaine du monde arabeAnnée 2023-2024Colloque - L'année 1979 au Moyen-Orient : IntroductionLe 2 décembre 1978, dans un rapport hebdomadaire au président Carter, son conseiller à la sécurité nationale, Zbigniew Brzeziński évoque un « arc de crise » qui s'étend du Bangladesh à Aden en passant par Islamabad.L'expression se retrouve rapidement dans la grande presse, plutôt sous la forme de « croissant de crises » en particulier en couverture du Time magazine du 15 janvier 1979. Le 1er mars 1979, George Lenczowski publie un article dans Foreign Affairs, « The Arc of Crisis: Its Central Sector » définissant le Moyen-Orient comme étant sa partie centrale.Bien que le monde musulman ait été à la fois un enjeu et dans une certaine mesure un acteur de la guerre froide, la secousse qui ébranle la région en 1979 – révolution islamique en Iran, traité israélo-égyptien de Washington, renversement des alliances dans la guerre civile libanaise, prise d'assaut de l'ambassade américaine à Téhéran, insurrection mahdiste à La Mecque, intervention soviétique en Afghanistan, second choc pétrolier – est très largement une nouveauté. Un nouvel acteur qui sera défini plus tardivement émerge, l'islam politique ou islamisme.L'année suivante s'inscrit dans ce mouvement : situation de quasi guerre civile en Syrie et en Irak, guerre Irak-Iran, coup d'État en Turquie.Alors que l'ensemble de ces événements est interprété par les contemporains à travers le prisme de la guerre froide, ils annoncent en fait ce qui allait dominer la fin du XXe siècle et les premières décennies du suivant. Dix ans avant la chute du mur de Berlin, un monde nouveau est en train d'émerger.L'objet de ce colloque est ainsi de prendre ces événements de 1979 aussi bien dans leur surgissement immédiat que dans la redéfinition du Moyen-Orient qu'ils imposent.Henry LaurensHenry Laurens est professeur du Collège de France, titulaire de la chaire Histoire contemporaine du monde arabe, il était auparavant maître de conférences à l'université Sorbonne Paris-IV et professeur des universités à l'Inalco. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence, dont Le Passé imposé (Fayard 2022) ; Les Crises d'Orient I, II (Fayard, 2017, 2019) ; La Question de Palestine, tomes I, II, III, IV et V (Fayard, 1999/2002/2007/2011/2015) ; Orientales I, II, III (CNRS-Éditions, 2004), Paix et guerre au Moyen-Orient : L'Orient arabe et le monde de 1945 à nos jours (Armand Colin, 2005) et L'Orient arabe, arabisme et islamisme de 1798 à 1945 (Armand Colin, 1993, nouv. éd. 2015).
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Dec 1, 2023 • 1h 1min

Colloque - La ville du futur : Table ronde : Vivre dans la ville du futur

Grand événementCollège de FranceLa ville du futurAnnée 2023-2£024Colloque - La ville du futur : Mobilités et artères urbaines du futurIntervenant(s) :Stéphane Lecler, directeur de l'urbanisme – Ville de ParisSonia Lavadinho, autrice, conférencière, consultante, directrice fondatrice de Bfluid------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.À quoi donc ressemblera la ville du futur ?L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
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Dec 1, 2023 • 28min

Colloque - La ville du futur : Mobilités et artères urbaines du futur

Grand événementCollège de FranceLa ville du futurAnnée 2023-2£024Colloque - La ville du futur : Mobilités et artères urbaines du futurIntervenant(s)Frédéric Bourquin, ingénieur général des Ponts, des eaux et forêts, vice-président délégué à l'innovation à l'Université Gustave-Eiffel------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.À quoi donc ressemblera la ville du futur ?L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
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Dec 1, 2023 • 30min

Colloque - La ville du futur : La transformation des métropoles face aux enjeux climatiques et de transition écologique

Grand événementCollège de FranceLa ville du futurAnnée 2023-2£024Colloque - La ville du futur : Les matériaux pour la ville du futurIntervenant(s)Laurent Delcayrou, chef de projet résilience territoriale, The Shift ProjectRésuméLes vingt-deux métropoles administratives et les agglomérations autour de grands pôles urbains partagent un certain nombre de spécificités tant au niveau de leurs vulnérabilités que de leurs capacités d'action. Leurs densités de populations, d'équipements et d'activités les rendent particulièrement vulnérables aux crises climatiques et énergétiques. Leur concentration de richesses, d'emplois et de populations les plus riches leur donne une grande responsabilité pour accompagner la décarbonation de l'économie et de la société française. Plus que tout autre territoire, la résilience des métropoles face aux enjeux climatiques et écologiques repose sur leur capacité à se transformer. Parmi les enjeux spécifiques de cette transformation, nous illustrerons :la prise en compte des fortes inégalités sociales et territorialesla capacité des métropoles à rester vivables, vivantes et convivialesla préférence pour le bien-être des habitants plutôt que la croissanceleur rayonnement et leur pouvoir de faciliter les coopérations au service de la transition écologique------------Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.À quoi donc ressemblera la ville du futur ?L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
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Dec 1, 2023 • 31min

Colloque - La ville du futur : Les matériaux pour la ville du futur

Grand événementCollège de FranceLa ville du futurAnnée 2023-2£024Colloque - La ville du futur : Les matériaux pour la ville du futurIntervenant(s)Yves BréchetMembre de l'Académie des sciences, ancien haut-commissaire à l'énergie atomique, professeur associé à l'université de McMaster (Canada) et à l'université de Monash (Australie), professeur invité, Collège de FranceRésuméLes évolutions de la ville, en lien avec les contraintes du réchauffement climatique, aussi bien du point de vue de la logistique des transports, que de celui de la décarbonation de l'économie, ou de l'adaptation aux nouvelles conditions climatiques, va conduire à une évolution des matériaux dans le sens d'une plus grande efficacité, et d'une meilleure utilisation de la matière et de l'énergie. La situation diffèrera grandement suivant que l'on a affaire à des villes anciennes en adaptation, ou des villes nouvelles en croissance.------------Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.À quoi donc ressemblera la ville du futur ?L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
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Dec 1, 2023 • 24min

Colloque - La ville du futur : L'hôpital du futur

Grand événementCollège de FranceLa ville du futurAnnée 2023-2£024Colloque - La ville du futur : L'hôpital du futurIntervenant(s)Lise Rochaix, professeure agrégée des universités en sciences économiques, université de Paris 1 Panthéon-SorbonneRésuméL'objet de cette présentation est d'analyser le rôle actuel et futur de l'hôpital dans la ville, et plus généralement dans les territoires.------------Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.À quoi donc ressemblera la ville du futur ?L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.

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