

Le Nouvel Esprit Public
Philippe Meyer
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
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Episodes
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Oct 31, 2021 • 1h 1min
L’énergie : question économique ou enjeu politique et citoyen ? / Chine - USA : une nouvelle guerre froide ? / n°217 / 31 octobre 2021
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 octobre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. L’ÉNERGIE, QUESTION ÉCONOMIQUE OU ENJEU POLITIQUE ET CITOYEN ?Le plan « France 2030 », présenté le 12 octobre par Emmanuel Macron, prévoit d’allouer à l’énergie 8 des 30 milliards d’euros investis pour la « France de demain ». Cet enjeu d’indépendance et compétitivité énergétique fait écho à l’actualité : le Réseau de Transport de l’Électricité (RTE) a détaillé, le 25 octobre, 6 hypothèses de développement en vue d’atteindre la neutralité carbone en France. Pour un coût actuel du système électrique de 45 milliards d’euros par an, ces nouveaux scénarios prévoient des prix qui oscillent entre 49 milliards, pour 50% nucléaire en 2050, et 80 milliards d’euros par an pour un mix composé à 100% d’énergies renouvelables en 2060. Cette question est également rappelée à l’agenda politique par l’inflation, qui s’est établie en septembre à 2,2% des prix à la consommation, particulièrement tirée par les coûts actuels de l’énergie. La situation n’est pas sans rappeler l’insécurité financière concomitante au début du mouvement des gilets jaunes. L’hexagone ne fait pas exception : l’Europe entière ainsi que les États-Unis sont touchés par une croissance des coûts accentuée par le prix de l’énergie. Elle est compensée en France par des aides directes de l’État, l’« indemnité inflation », en Espagne, par une baisse des taxes, ou au Royaume-Uni par un fonds de soutien. Au-delà de cette réponse immédiate, les politiques de plus long terme amenées en France ne font pas l’unanimité, le débat se clivant autour du nucléaire et des énergies renouvelables, unanimité pas mieux trouvée à l’échelle européenne, qui voit les 27 se diviser autour d’une réforme du marché de l’électricité. Un peu partout dans les pays industrialisés, ce sont les citoyens, seuls ou organisés, qui parfois impulsent de nouveaux modes de consommation de l’énergie, par un recours à la sobriété ou à travers des « communautés énergétiques citoyennes ».***CHINE - USA : UNE NOUVELLE GUERRE FROIDE ?Le 18 octobre, deux navires de guerre américain et canadien ont traversé le détroit de Taïwan, défendant dans un communiqué « un Indo-Pacifique libre et ouvert ». De Pékin, l’armée Populaire de Libération (APL) a condamné en retour « la provocation de troubles compromettant gravement la paix et la stabilité du détroit », rappelant que Formose « fait partie du territoire chinois ». Ces tensions se sont accrues lorsque Washington a appelé ses alliés à « soutenir une participation significative et robuste de Taïwan au sein des institutions de l’ONU », et que des soldats américains ont pris position sur l’île, le 27 octobre, pour la première fois depuis 40 ans. La résurgence de ces confrontations autour du statut de Taïwan survient au cœur de ce qu’un grand nombre d’observateurs et d’acteurs qualifient de « nouvelle guerre froide ». L’expression a été reprise par le ministre des Affaires étrangères chinois dès juin 2020, et plus récemment par Joe Biden, lors de son allocution à l’Assemblée Générale annuelle des Nations Unies, le 21 septembre. Depuis la pandémie du coronavirus, à l’origine de laquelle le rôle de la Chine n’est pas clarifié et dont les conséquences économiques ont sensiblement modifié les équilibres entre puissances, l’opposition entre démocraties et régimes autoritaires s’amplifie et se rad.Le directeur de la CIA, William Burns, a annoncé le 7 octobre la création d’une unité spécialisée consacrée à la Chine, qui aura à évaluer « la menace la plus importante à laquelle nous sommes confrontés au XXIe siècle : un gouvernement chinois de plus en plus hostile ». Le parallèle avec la confrontation entre ces mêmes États-Unis et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) est renforcé par la stratégie d’endiguement de la Chine, par les partenariats stratégiques de Washington en Asie et en Océanie accélérés ces derniers mois, aux dépends parfois d’alliés européens. Dans ce retour progressif aux logiques bipolaires, l’Europe se trouve tiraillée entre la tutelle américaine et le flux massif de capitaux chinois sur le continent, tiraillements qui perturbent sa capacité à dégager une autonomie stratégique.Malgré tout, pour Sylvie Bermann, ancienne ambassadrice à Pékin et à Moscou, « L’Union Européenne, facteur d’équilibre entre les deux et productrice de normes, aura sa partition à jouer ». Dominique Moïsi conclut pour Les Échos : « Les comparaisons historiques sont utiles. Elles mettent en perspective le présent. Elles peuvent aussi être dangereuses. Soit parce qu'elles créent une illusion rétrospective de fatalité, soit parce qu'elles masquent la radicalité nouvelle du présent ».
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Oct 27, 2021 • 21min
Bada # 108 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (41) … avec Martine et Gérald Harlin (1/2) / 27 octobre 2021
Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (41) avec Martine et Gérald Harlin restaurateurs du château de Bournazel, (Aveyron) (1er épisode). L’un des plus importants château de la Renaissance, construit au milieu du 16ème siècle dans une province alors très riche, Le Rouergue, par Jean de Buisson et son épouse Charlotte de Mancip, partiellement détruit à la Révolution, partiellement démoli par son propriétaire au XIXème siècle à la suite du refus de Viollet le Duc de le classer monument historique (il le sera en 1942), repris par la Sécurité sociale en 1946, transformé en maison de convalescence et finalement vendu à la demande de l’architecte des Bâtiments de France aux époux Harlin qui mettront 14 ans à le restaurer, ainsi que ses jardins. Martine et Gérald Harlin décrivent les étapes de ce travail gigantesque qui leur a valu le grand trophée Dassault Monument.
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Oct 24, 2021 • 1h
Thématique : La France sous nos yeux / n°216 / 24 octobre 2021
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 octobre 2021.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA FRANCE SOUS NOS YEUX Dans « La France sous nos yeux », le directeur du département Opinion à l’IFOP, Jérôme Fourquet et le journaliste Jean-Laurent Cassely, analysent les grandes métamorphoses de la France depuis le milieu des années 1980 : accélération de la désindustrialisation, apogée de la société des loisirs et de la consommation, poursuite de la périurbanisation, hybridation des traditions populaires sous l’influence de la mondialisation, syncrétisme spirituel et religieux. Autant de réalités nouvelles qui structurent en profondeur un pays qui a irrémédiablement changé depuis la fin des Trente Glorieuses.Dans la France d’après, une nouvelle hiérarchie des territoires s’est mise en place en fonction de leur degré d’attractivité, incarné par le prix du mètre carré, avec une « lutte des places » qui fonctionne en cascade. A l’ombre de la France « triple A » composée des villes touristiques, des bords de mer, des montagnes ; la France des banlieues et des couronnes périurbaines, des zones rurales sans cachet, ou éloignées des sites remarquables, constitue la France backstage. De vastes territoires pavillonnaires occupent une place intermédiaire que les auteurs ont baptisé mode de vie « Plaza majoritaire », du nom de l’animateur d’une émission télévisée de recherche de logement avec happy end.Si les classes moyennes n’ont pas disparu, Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely estiment que nous assistons depuis plusieurs décennies à un processus de bipolarisation à la fois par le haut et par le bas. Un effet de « sablier », perceptible dans l’univers de la consommation et des loisirs avec, d’une part, la premiumisation des offres destinées aux classes moyennes supérieures, et, d’autre part, l’apparition d’un second marché et d’une « économie de la débrouille », illustrant le désarrimage progressif du bas des classes moyennes. Les professions peu qualifiées dont les effectifs croissent, sont celles des ouvriers de la logistique, femmes de ménage, agents de sécurité, chauffeurs VTC, auxiliaires de vie. Ses membres parfois baptisés de « premiers de corvée » ou « travailleurs essentiels » depuis le Covid-19, forment le « back office » exercent les activités de soutien de la société de marché. De nouvelles professions surgissent en marge de la santé, dans la sphère du bien-être individuel. D’autres sont liées à la numérisation et à la complexification croissante de la société de service. Désormais, la possession d’un diplôme est indispensable pour travailler. Le niveau bac+2 est nécessaire pour accéder à la classe moyenne, et un bac+5 requis pour exercer les fonctions d’encadrement ou liées à l’économie de l’innovation et du numérique. Dans le domaine spirituel, parallèlement à la perte d’influence du catholicisme et tandis que la religion musulmane est montée en visibilité avec un développement de son audience, qu’illustre l’essor du marché halal, une autre religion connait un essor significatif : celle des évangéliques. Dans la carte politique de la France d’après, les trois forces politiques dynamiques ces dernières années (RN, les écologistes, LRM), sont des partis d’avant pour représenter les clivages nouveaux surgis de la France d’après concluent les auteurs.
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Oct 20, 2021 • 30min
Bada # 107 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (40) … avec David Azoulay / 20 octobre 2021
Si c’est pour la culture on a déjà donné (40)… avec David Azoulay président directeur général du groupe ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), dont il fêtera l’an prochain les 50 ans. Seule école de cinéma privée à délivrer en France des diplômes reconnus par l’État, l’ESRA dispose de plusieurs campus, à Paris, Nice,Rennes, Bruxelles et propose une 4 e année optionnelle à New-York. Elle dispense des formations de réalisateur,d’ingénieur du son, de producteur, de scénariste, ainsi qu’aux différents métiers de l’animation.
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Oct 17, 2021 • 1h 6min
Les droites dans tous leurs états / Afrique-France quoi de nouveau ? / n°215 / 17 octobre 2021
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 octobre 2021.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LES DROITES DANS TOUS LEURS ÉTATSLe 9 octobre au Havre, ville dont il est redevenu maire en 2020, Edouard Philippe a lancé sa propre formation politique, baptisée « Horizons », destinée à accélérer la recomposition politique à droite. L'ancien Premier ministre a estimé que le premier défi était de « remettre de l'ordre dans nos comptes et de l'ordre dans nos rues » et que « le premier sujet à régler s'agissant des dépenses, c'est la question des retraites ». Une nouvelle offre politique qui entend « regarder devant », mais qui s'inscrit dans la logique d'une droite « Macron-compatible » pour élargir vers la droite la base électorale d'Emmanuel Macron. Horizons doit tenir son congrès fondateur d'ici à la fin de l'année.Après s’être opposé à toutes formes de primaire et avoir souvent laissé entendre qu'il ne participerait à aucune compétition interne, le 11 octobre, le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand a finalement annoncé qu'il participerait au congrès du parti Les Républicains. Le 4 décembre, il se soumettra donc aux votes des adhérents d'un parti dont il avait claqué la porte en décembre 2017. Il s’opposera alors à Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti, Philippe Juvin et Denis Payre. « La droite n'est pas morte hier », s’est ému Damien Abad, chef de file des députés LR et soutien de Bertrand, au lendemain de cette annonce. « Elle ne s'est pas fracturée et fissurée en deux à un moment où nous-mêmes nous devons faire face à deux menaces extérieures, avec Éric Zemmour d'un côté et Edouard Philippe de l'autre. » Une investiture permettrait à Xavier Bertrand, en plus de la force de frappe des 80 000 militants LR revendiqués, de ne plus se soucier de la collecte des 500 signatures et de bénéficier des 8 à 10 millions d'euros mis de côté par le parti pour faire campagne. Selon une récente enquête commandée par la structure du député Les Républicains, Julien Aubert, Oser la France, Xavier Bertrand récoltait 38 % de bonnes opinions au sein des militants Les Républicains, derrière Valérie Pécresse (52 %) et Michel Barnier (58 %). En revanche, chez les électeurs, il est régulièrement donné dans les sondages légèrement devant ses concurrents, et a été pour la première fois le 11 octobre placé par l'IFOP pour Sud Radio à 16 %, ex aequo avec Marine Le Pen, soit en position d'accéder au second tour, tandis qu’Éric Zemmour redescendait à 14%.Devant ou derrière Marine le Pen, Eric Zemmour est, selon, un sondage Odoxa la personnalité politique qui suscite le plus de « rejet » à 59 % contre 9 % de « soutien » et 10 % de « sympathie ». Pour Pascal Perrineau, le presque candidat « est plus le reflet d'une offre politique un peu usée qu'autre chose. Sa force, c'est sa capacité à incarner le dégagisme - or la présidentielle ne devient plus que ça - dans un contexte de profonde droitisation de l'opinion publique ». Au total, les intentions de vote additionnées de Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan arrivent aux alentours de 30 %.***AFRIQUE-FRANCE QUOI DE NOUVEAU ?Le « nouveau sommet », Afrique-France s’est tenu le 8 octobre à Montpellier. Il a été le 28ème du genre, a rassemblé 3 000 participants, dont plus d'un millier de jeunes du continent africain (parmi eux près de 350 entrepreneurs) pour des rencontres et des tables rondes entre sociétés civiles africaine, française et de la diaspora, sur des sujets économiques, culturels et politiques. La nouveauté de ce sommet a reposé sur l'absence des présidents africains pour la première fois depuis 1973, date du premier du genre. Il s'agissait « d'écouter la parole de la jeunesse africaine » et de « sortir des formules et réseaux obsolètes », a indiqué l’Elysée. Parallèlement, Montpellier a été le théâtre d'un contre-sommet organisé, notamment, par les organisations militantes Attac et Survie.En session plénière, le Président Macron a dialogué avec des jeunes venus de douze pays africains, pas tous francophones (Afrique du Sud, Angola, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Kenya, Nigeria, Mali, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tunisie). Ce panel a été sélectionné à l'issue des dialogues menés pendant des mois à travers le continent par l'intellectuel camerounais Achille Mbembe, dialogues qui ont abouti à un rapport sur la refondation de la relation entre la France et l'Afrique. Les thèmes retenus étaient la santé, le climat, le colonialisme, l'égalité et la démocratie. L’occasion de tirer un premier bilan des initiatives lancées après l'énoncé d'une feuille de route établie par Emmanuel Macron lors de son discours, fondateur, prononcé en octobre 2017 à l'université de Ouagadougou, au Burkina Faso et d’évoquer les treize propositions du rapport. Achille Mbembe a préconisé également une reconnaissance claire de la colonisation comme crime contre l'humanité.Le chef de l'État a retenu plusieurs des propositions. Il a notamment annoncé la création d'un fonds d'innovation pour la démocratie. Doté de 30 millions d'euros sur trois ans, hébergé par l'Agence française de développement, ce fonds devra soutenir « les acteurs du changement » en Afrique sans que l’on sache encore comment. L'enjeu est d'orienter les investissements directement vers la société civile. Emmanuel Macron a aussi annoncé la création d'une « maison des mondes africains et des diasporas ». et la restitution au Bénin, fin octobre, des 26 œuvres du « Trésor de Béhanzin », provenant du pillage des palais d'Abomey en 1892 par l'armée coloniale.Antoine Glaser, coauteur du livre « Le Piège africain de Macron » remarque qu’« au moment où Emmanuel Macron met fin aux grands-messes entre l'Afrique et la France, la Chine et, tout récemment, la Russie en font. » En 2022, un « sommet Afrique-Europe » devrait se tenir « sous la présidence française de l'Union européenne », a annoncé l'Elysée. On n’en connait pas encore le format.
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Oct 13, 2021 • 28min
Bada # 106 : La politique culturelle / Questions du public à Roselyne Bachelot / 13 octobre 2021
Bada de l'émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 3 octobre 2021. Avec Roselyne Bachelot Narquin, Ministre de la Culture, David Djaïz, Richard Werly et Michaela Wiegel.
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Oct 10, 2021 • 56min
Thématique : La politique culturelle / n°214 / 10 octobre 2021
QUELLE POLITIQUE CULTURELLE A L’HEURE DU NUMÉRIQUE ? La présentation, le 22 septembre 2021, du Projet de loi de finances 2022 pour la Culture, a marqué l’ambition de revaloriser de 7,5% le budget de la rue de Valois. Le seuil des 4 milliards d’euros sera donc dépassé en 2022. En plus d’assurer un soutien au secteur artistique, durement éprouvé par la crise sanitaire, ces moyens affichent des objectifs ciblés : l’élargissement du pass Culture à tous les jeunes de 18 ans, et son déploiement dans les classes à partir de la 4ème et jusqu’à la Terminale, un soutien financier plus important aux Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), ou encore l’accroissement des moyens alloués à l’entretien et la restauration des monuments historiques.Ces orientations impliquent également le revirement progressif d’une politique d’offre à une politique de prise en considération de l’importance croissante de la demande. Le ministère de la Culture, fondé en 1959, occupe historiquement un rôle de mécène. Il assure l’extraction du matériau culturel des logiques marchandes, afin d’en garantir la pérennité et il initie les changements de paradigme jugés nécessaires. La révolution numérique a toutefois rendu la capacité directe aux citoyens de mettre en lumière et de soutenir les formes d’expression culturelle de leur choix. Pour Serge Regourd, cette révolution qui conforte le consommateur dans ses habitudes « en entraînant la prévalence des algorithmes et de leurs recommandations, est venue aggraver le processus de rupture à l'égard d'une des plus belles définitions de la culture, formulée par le poète - et diplomate - Saint-John Perse : le luxe de l'inaccoutumance». En retour, la propension du monde de la culture à ne pas se concevoir comme un marché serait, selon Olivier Barbeau, «le diktat d’une classe d’intellectuels méprisant le peuple et méconnaissant la réalité de ses goûts». Telle serait l’opposition à laquelle est confrontée aujourd’hui la politique culturelle. D’autant que, s’il promeut l’accessibilité, internet met du même coup en danger tout un pan du domaine culturel, par la violation des droits d’auteurs et des droits voisins.Les politiques culturelles sont également confrontées à l’évolution des pratiques de la population française. Loup Wolff et Philippe Lombardo relèvent, dans le rapport 50 ans de pratiques culturelles en France, l’essor d’une exposition régulière aux vidéos, ou encore le recul d’activités culturelles corrélées strictement à un milieu géographique ou social. Ce sont des évolutions rapides,et significatives : en 2008, 34% des Français écoutaient de la musique quotidiennement. Dix ans plus tard, ils étaient 57%, le smartphone étant désormais « le premier terminal culturel nomade ».Enfin, la répartition des compétences entre régions, départements et municipalités, augure d’une territorialisation accentuée de l’action culturelle. Le ministère de la Culture se trouve donc placé au cœur de changements substantiels. Madame la ministre, quelle peut être la politique culturelle structurante des prochaines décennies ?
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Oct 6, 2021 • 27min
Bada # 105 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (39) … avec Sarah Gurcel (2/2) / 6 octobre 2021
SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (39) avec Sarah Gurcel, traductrice. C’est à Sarah Gurcel que les éditeurs ont confié la traduction de deux des plus remarquables écrivains nord-américains contemporains : Philipp Meyer (Un Arrière-goût de rouille et Le Fils) et Michael Christie (Lorsque le dernier arbre). Avec quel bagage s’embarque-t-elle pour ces traversées au long cours que sont les traductions ? Sarah Gurcel est aussi comédienne : elle raconte comment ces deux activités se nourrissent l’une l’autre car la traduction est aussi un métier physique.
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Oct 3, 2021 • 25min
Bada # 101 : Les primaires, machines à perdre? Déroute à Kaboul: vers une défense européenne? / Questions du public / 5 septembre 2021
Bada de l'émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 5 septembre 2021. Avec Matthias Feklv, Lucile Schmid, Richard Werly et Michaela Wiegel.
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Oct 3, 2021 • 1h 2min
Les Verts dans le grand bain ? / L’Allemagne en conciliabules / n°213 / 3 octobre 2021
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 1er octobre 2021.Avec cette semaine :- Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre. - Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES VERTS DANS LA DOUBLE PERSPECTIVE DE CE QUE DEVIENT LEUR MOUVEMENT ET DE SA PLACE DANS LE BARNUM DE LA GAUCHEYannick Jadot a remporté la primaire d'Europe-écologie les Verts face à l’économiste Sandrine Rousseau, avec 51,03 % contre 48,97 %. Le moteur de leur campagne des primaires a été la contestation globale du système. Le dogme de la croissance a été questionné, des thèmes comme l'écoféminisme, le wokisme, l'intersectionnalité, ont été portés sur le devant de la scène par Sandrine Rousseau, pour qui le combat écologique est devenu également une lutte contre le système patriarcal et une tentative d'enrôler les minorités discriminées. « Il y a un effet de mode indubitable », analyse Pascal Perrineau, pour qui Sandrine Rousseau « a inséré l'écologie dans l'idéologie woke ». « Cela lui a donné un côté branché et iconoclaste, qui lui a quand même permis de ringardiser ses adversaires », analyse-t-il. « Son échec à la primaire ne marque pas la fin de cette mode politique. Ces idées continueront à travailler la gauche ».En désignant Yannick Jadot, les Verts soutiennent leur candidat le mieux placé dans les sondages d'une présidentielle. En 2011 le choix d’Eva Joly plutôt que Nicolas Hulot ne leur avait valu que 2,3 % lors du scrutin de 2012. Leur meilleur score à une élection présidentielle a été celui de Noël Mamère en 2002 avec 5,5 % des suffrages. Entre 1997 et 2002, puis de 2012 à 2014, les Verts ont eu des postes au gouvernement, mais jamais dans les ministères dits régaliens ou à l'économie. Il y a cinq ans, Yannick Jadot s'était rangé derrière le socialiste Benoît Hamon qui n’avait obtenu que 6,35% des voix. Cette fois, il jure qu'il tiendra, quoi qu'il en coûte. Depuis leur succès aux élections européennes de 2019 (13,5 %) et leur victoire à Grenoble, Lyon, Bordeaux ou Strasbourg en,2020, les écologistes constatent que le Parti socialiste est à la peine, et estiment qu’ils seraient en mesure de prendre le leadership sur la gauche.Toutefois, au vu de la proximité des électorats Jadot-Hidalgo, l’écologiste prédit : « Si on a un candidat qui défend une écologie sociale et une candidate qui défend la social-écologie, les gens vont nous jeter des cailloux ». Pour la France insoumise, qui espère récupérer les électeurs déçus de Sandrine Rousseau, plutôt que d'écologie politique, on préfère parler du dernier sondage Harris Interactive, plaçant Jean-Luc Mélenchon à 13 % d'intentions de vote, contre 6 % pour Yannick Jadot, au coude-à-coude avec Anne Hidalgo créditée de 7%. Pour les présidentielles de 2022, la gauche alignera au total sept candidats contre quatre en 2017.***L’ALLEMAGNE EN CONCILIABULES En Allemagne, aux élections législatives du 26 septembre, le Parti social-démocrate (SPD) a remporté 25,7 % des voix, contre 24,1 % à l'union du centre droit et de la droite CDU-CSU. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, ni le SPD ni la CDU n'ont réussi à réunir plus de 30 % des suffrages. Aucun des deux partis ne pouvant gouverner seul, les Verts qui ont recueilli 14,8% un score bien plus élevé qu’en 2017 (8,9%) et les Libéraux 11,5% pourraient devenir les faiseurs de roi en décidant de s'allier avec le SPD ou avec la CDU-CSU. Les partis radicaux comme l'AfD (extrême droite) avec 10,3 % des voix, soit 2,3 points de moins qu'en 2017 et Die Linke (gauche radicale) 4,9 % ont été mis hors-jeu.« Les électeurs ont renforcé trois partis : le SPD, les verts et le FDP. Ces trois partis doivent gouverner l'Allemagne », a déclaré le chef des sociaux-démocrates, Olaf Scholz. Le dirigeant de la CSU, Markus Söder, a reconnu qu'Olaf Scholz a désormais « plus de chances de devenir chancelier », se démarquant de son homologue chrétien-démocrate de la CDU, Armin Laschet, qui souhaite toujours tenter de succéder à Angela Merkel. Après les législatives de 1969, 1976, et 1980, c'est le candidat du SPD qui a été élu chancelier, malgré sa défaite face à la CDU-CSU.Plusieurs scénarios de coalitions sont aujourd'hui sur la table. D'abord, une alliance « jamaïcaine » (vert, jaune, noir) entre les Verts, les libéraux du FDP (jaune) et les conservateurs de la CDU (noir). Une coalition « feux tricolores » (rouge, jaune, vert) SPD, FDP et Verts à laquelle pourraient faire obstacle les différences idéologiques entre ces trois formations sur les questions de l'imposition, de la dette et du déficit. La troisième option reste celle choisie lors des élections législatives en 2017 : une « grande coalition » des deux principaux partis, le SPD et la CDU-CSU. La constitution allemande ne fixe aucun délai pour former un gouvernement. En 2017, il avait fallu six mois à Angela Merkel pour finaliser sa « grande coalition ». Le nouveau Parlement doit se réunir au plus tard dans les 30 jours qui suivent l'élection fédérale, ce qui marque la fin du mandat du chancelier en place. Le Conseil des sages du Bundestag a ainsi fixé sa prochaine assemblée au 26 octobre. Si aucune coalition n'est formée à cette date, Angela Merkel deviendra chancelière par intérim. De longues négociations gages de représentativité et de solidité comme le rappelle Mathieu Gallard directeur de recherches à l’Ipsos : « les coalitions allemandes représentent environ 50% des électeurs là où en France 32% des voix au 1er tour des législatives ont permis à LREM et ses alliés de gouverner seuls. Et si les coalitions allemandes sont difficiles à monter, elles le sont encore plus à défaire : elle durent 4 ans, là où un Premier ministre français tient en moyenne 2 ans et 10 mois. »
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