Le Nouvel Esprit Public

Philippe Meyer
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Jan 5, 2022 • 21min

Bada # 118 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (48) … avec Grégoire Ichou / 5 janvier 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Grégoire Ichou et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Grégoire Ichou est chanteur lyrique et guide conférencier. Ces compétences jointes lui permettent de proposer deux formats culturels uniques : les conférences-concerts et visites chantées. Les correspondances entre les arts visuels, sonores, littéraires et vivants sont nombreuses, entremêlés ils faciliteraient l’appréhension d’une époque, une œuvre, un contexte en particulier. L’auditoire de Grégoire Ichou à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au musée du Louvre ou encore au Théâtre du Châtelet bénéficie ainsi de visites auxquelles se greffent des interprétations de chants tirés de répertoires classiques comme populaires, rattachés tous au lieu, à l’histoire, aux œuvres présentées. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jan 2, 2022 • 56min

Thématique : l’Église après le rapport Sauvé (avec Isabelle de Gaulmyn) / n°226 / 2 janvier 2022

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Avec cette semaine :Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.L’ÉGLISE APRÈS LE RAPPORT SAUVÉLe 5 octobre 2021, la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Église catholique (CIASE) remettait à Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, un rapport « accablant ». Selon les recherches menées pendant trois ans par les douze hommes et dix femmes composant la commission avec le concours de l’Inserm, depuis 1950 216.000 personnes auraient été agressées par un prêtre ou un religieux alors qu’elles étaient mineures. Le chiffre monte à 330.000 si l’on inclut les victimes de laïcs liés à l’Église Catholique. Elle a estimé que le nombre de clercs et religieux ayant commis des violences sexuelles était compris entre 2 900 et 3 200.Lors de leur assemblée plénière à Lourdes début novembre les évêques de France admis que « ces violences ont une dimension systémique au sens où elles ne sont pas seulement le fait d’individus isolés, mais ont été rendues possibles par un contexte global ».Pour y répondre, ils ont mis en place une Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), animée par des bénévoles aux compétences médicale, et psychologiques en matière de violences sexuelles, mais aussi de juristes et de victimes elles-mêmes.La commission a formulé 45 propositions afin de prévenir de futures agressions. Elles portent sur la gouvernance de l’Église, la formation des clercs, et la doctrine de l’Église en matière de sexualité. Jean-Marc Sauvé a également affirmé son souhait de mettre fin au secret de la confession pour les cas d’abus sexuels.Les travaux de la commission ont suscité des critiques, notamment de certains membres de l’Académie catholique de France. Huit d’entre eux, sur une soixantaine, dont le président de l’académie, Hugues Portelli, ont adressé au pape François une lettre dans laquelle ils pointent les « faiblesses méthodologiques » et les « raisonnements hasardeux » de la commission Sauvé. Après la réception de cette lettre, le pape a annulé la venue des membres de la commission, invoquant des problèmes d’agenda. En désaccord avec ce texte, plusieurs membres ont démissionné de l’Académie catholique.Certaines victimes, dont le cofondateur du collectif Prévenir et protéger Arnaud Gallais, en appellent à une réponse plus large impliquant directement l’État. Il a déclaré à l’Obs : « Le rapport Sauvé est une bombe. 330 000 victimes, ce sont 12 enfants par jour victimes de pédocriminalité de la part de l’Église […]. On pouvait s’attendre à un branle-bas de combat, l’ouverture d’une enquête, des missions de contrôle et d’inspection, des fermetures administratives… Au lieu de ça, on assiste au désengagement total de l’État ». Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 29, 2021 • 36min

Bada # 117 : les questions du public (procès des attentats du 13 novembre) / 29 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 décembre 2021.Avec cette semaine : Georges Salines, dont la fille a été assassinée au Bataclan et qui suit quasiment toutes les séances du procès. Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps.  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 26, 2021 • 1h 1min

Thématique : le procès des attentats du 13 novembre 2015 (avec Georges Salines) / n°225 / 26 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 décembre 2021.Avec cette semaine : Georges Salines, dont la fille a été assassinée au Bataclan et qui suit quasiment toutes les séances du procès. Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. LE PROCÈS DES ATTENTATS DE 2015Thématique avec Georges SalinesGeorges Salines, avec votre épouse, Emmanuelle, comme vous médecin de santé publique, vous avez eu trois enfants, deux garçons et une fille. Le 13 novembre 2015 votre fille Lola a été assassinée au Bataclan. Quelques temps plus tard, vous avez fondé l’association 13/11/15 Fraternité et vérité. Vous avez ensuite publié au Seuil « L’Indicible de A à Z », journal d’une douleur, d’une absence, d’un souvenir, d’un amour, chronique des répercussions d’un événement monstrueux. La densité, la vérité et la dignité de ce livre, sa capacité à faire comprendre et à transmettre vous ont valu une invitation inattendue : Azdyne Amimour le père de Samy, l’un des terroristes abattus le 13 novembre, a souhaité rencontrer le père de Lola. D’un premier contact organisé par Sébastien Boussois, spécialiste de la prévention du radicalisme, est né un dialogue retranscrit dans un livre, « Il nous reste les mots ». Depuis le 8 septembre, vous assistez presque chaque jour au procès des attentats de novembre 2015 et vous y avez témoigné, comme l’ont fait votre épouse et votre fils Clément.Que juge-t-on, qui juge-t-on et comment juge-t-on ?Le 13 novembre 2015, peu après 21h, trois commandos mènent des attaques à quelques minutes d’intervalle aux abords du Stade de France, sur plusieurs terrasses des 10e et 11e arrondissements de Paris et dans la salle du Bataclan. Ces attentats à l’arme de guerre, revendiqués le lendemain par l’État Islamique, seront les plus meurtriers jamais perpétrés en France : 131 personnes y perdent la vie et plusieurs centaines sont blessées. Aux séquelles physiques s’ajoute l’impact traumatique des attentats, profond chez beaucoup des rescapés, des proches de victimes, des sauveteurs et des forces de l’ordre. Dans les jours puis les mois suivant l’attaque, les arrestations se multiplient en Belgique et en France, de sorte que dès avril 2016, quatorze personnes attendent d’être présentées à la justice. Parmi elles, le dernier membre du « convoi de la mort », Salah Abdeslam, est interpellé le 18 mars 2016 à Molenbeek-Saint-Jean.Le procès des instigateurs, du dernier exécutant en vie et des complices présumés des attaques du 13 novembre 2015 s’est ouvert le 8 septembre 2021, devant la Cour d’Assises spéciale de Paris. La salle d’audience, baptisée « Grands Procès », a été spécialement conçue et installée au Palais de Justice, afin d’accueillir les 335 avocats des 1 800 victimes s’étant constituées parties civiles, les 15 experts, 131 témoins, et les centaines de journalistes présents chaque jour.Selon Jean-Louis Périès, président de la cour d’Assises, le procès devrait durer 9 mois, durant lesquels le parquet, les parties civiles, la défense, et finalement la cour s’efforceront de remonter le fil des attaques, de définir le parcours des terroristes, notamment à travers les témoignages d’enquêteurs, de chercheurs, de personnalités politiques, mais aussi de savoir si ces attentats auraient pu être déjoués et pourquoi ils ne l’ont pas été.La fin de l’automne a été consacrée à l’interrogatoire des enquêteurs français et belges. A partir de février 2022, le procès s’intéressera à la logistique des attentats et examinera le rôle de chacun des accusés. Viendront ensuite réquisitoire et plaidoiries, avant que justice ne soit rendue fin mai 2022, si le calendrier prévu s’avère tenable. A l’ouverture des débats, à la fin de l’été, les premiers à monter à la barre ont été les victimes et les proches de victimes. Pour Pascale Robert-Diard, couvrant le procès pour Le Monde, « En témoignant si nombreux à l’audience, ils déposent cette solitude que ni le soutien de leurs proches, ni les séances de psychothérapie, ni même l’écoute et la solidarité des associations […] n’a permis de vaincre ».Georges Salines, à la barre de la Cour d’Assises spéciale, après que votre femme a décrit ce qu’ont été pour votre famille les heures et les jours qui suivirent l’attentat, après que votre fils Clément a brossé le portrait de sa sœur, vous avez déclaré à la Cour : « Je vais vous parler de mes attentes vis-à-vis de ce procès. Ma principale attente était probablement d’entendre les parties civiles, et plus particulièrement celles qui, contrairement à moi et à quelques autres, ne s’étaient jamais exprimées dans la presse, dans des documentaires ou dans des livres. ». Cette attente a-t-elle été comblée ? Que tirez-vous d’autre de ce procès, aujourd’hui, trois mois après son ouverture et sans doute six mois avant que le jugement ne soit rendu ? Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 22, 2021 • 32min

Bada #116 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (47) … avec Françoise Etchegaray (2/2) / 22 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Françoise Etchegaray et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Le Rayon Vert, L’Arbre, le Maire et la Médiathèque… Françoise Etchegaray a pris part au tournage de 7 longs-métrages réalisés par son ami et collègue, Éric Rohmer, entre leur rencontre en 1973 et la mort du réalisateur, le 11 janvier 2010. Dans Contes des Mille et un Rohmer (2020, Exils), elle reprend en 118 séquences des anecdotes de tournage à ses côtés, nous rapprochant à la fois de l’intime d’une relation amicale sincère, et la réalité technique de la production et la réalisation de films de la Nouvelle Vague. Malgré une certaine pudeur, on mesure progressivement combien Françoise occupait une place importante sur un plateau comme à la vie pour Éric Rohmer. Le réalisateur dira d’elle : « Je ne peux pas [m’en passer]. C’est ma muse ». Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 19, 2021 • 59min

Thématique : Nouvelle-Calédonie : une page mal tournée (avec Jean-François Merle) / n°224 / 19 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Avec cette semaine :Jean-François Merle, conseiller d’Etat honoraire et ancien collaborateur de Michel Rocard.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.NOUVELLE-CALÉDONIE : UNE PAGE MAL TOURNÉELe 12 décembre 2021, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont été appelés pour la troisième fois à s’exprimer par référendum sur l’indépendance de leur île. Située à 1 400km à l’Est de l’Australie, elle est une collectivité d’Outre-Mer française à statut particulier. Le territoire a conservé des séquelles de sa colonisation, fracturé entre d’un côté au nord et dans les îles Loyauté des populations indigènes kanakes, principale force indépendantiste, et au sud une large majorité de « Caldoches », descendants d’Européens, fournissant le gros des forces loyalistes. L’opposition historique entre ces deux camps a dégénéré et basculé dans le sang au cours des années 80, avant d’aboutir à la négociation, puis aux accords de Matignon-Oudinot en 1988 dont les visées étaient de pacifier les relations en entamant un processus d’émancipation. Dix ans plus tard, l’accord de Nouméa accordait une relative autonomisation à ces îles du Pacifique, en les dotant d’institutions propres et en leur promettant trois referendums sur leur indépendance dans les vingt ans. Si au cours des deux précédentes consultations, en 2018 et 2020, une majorité de Calédoniens a voté en faveur d’un maintien dans la République, l’écart s’est progressivement réduit et le « non » à la question « Voulez- vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » ne l’a emporté l’an dernier qu’à 53,3% des voix. (56,4% en 2018).Le référendum du 12 décembre s’est traduit par un non à l’indépendance à 96,49% des voix et 3,4% de oui. Ses suites sont frappées d’incertitudes diverses en raison d’un appel au boycott d’une majorité des mouvements indépendantistes, qui souhaitaient un report du scrutin en arguant d’une situation sanitaire ne permettant pas le déroulement optimal de la consultation. Cet appel a été largement suivi puisque le taux de participation s’est établi à 43,90% cette année, contre près de 86% lors de la dernière consultation en 2020. Autant d’éléments qui complexifient les négociations nécessaires à la définition d’un nouveau statut pour le Caillou.L’île est placée au cœur de tensions entre la Chine et ses voisins en Asie, à la fois pour ses ressources, dans la mesure où elle concentre 15% des réserves mondiales de nickel, et son emplacement privilégié en Océanie, alors que l’Empire du Milieu tisse progressivement des liens par ses Nouvelles Routes de la Soie vers l’Europe. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 15, 2021 • 24min

Bada #115 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (46) … avec Françoise Etchegaray (1/2) / 15 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Françoise Etchegaray et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Le Rayon Vert, L’Arbre, le Maire et la Médiathèque… Françoise Etchegaray a pris part au tournage de 7 longs-métrages réalisés par son ami et collègue, Éric Rohmer, entre leur rencontre en 1973 et la mort du réalisateur, le 11 janvier 2010. Dans Contes des Mille et un Rohmer (2020, Exils), elle reprend en 118 séquences des anecdotes de tournage à ses côtés, nous rapprochant à la fois de l’intime d’une relation amicale sincère, et la réalité technique de la production et la réalisation de films de la Nouvelle Vague. Malgré une certaine pudeur, on mesure progressivement combien Françoise occupait une place importante sur un plateau comme à la vie pour Éric Rohmer. Le réalisateur dira d’elle : « Je ne peux pas [m’en passer]. C’est ma muse ». Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 12, 2021 • 1h 2min

La droite en désordre de marche / Y aura-t-il une guerre pour l’Ukraine ? / n°223 / 12 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 décembre 2021.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Cole Stangler, journaliste américain, pigiste pour plusieurs journaux étasuniens.LA DROITE EN DÉSORDRE DE MARCHEQuelques 114 000 sympathisants Les Républicains ont choisi à 60,95 % Valérie Pécresse pour candidate à la présidence de la République. L'autre finaliste, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, a recueilli 39,05 % des voix. Dans son premier discours de candidate, Valérie Pécresse a fait un clin d'œil à chacun de ses rivaux malheureux, en reprenant un thème identifiable à chaque fois. Le régalien pour Éric Ciotti, la justice sociale pour Xavier Bertrand, les services publics pour Philippe Juvin et la place de la France dans le concert des nations pour Michel Barnier et cette semaine, elle s’est rendue dans les fiefs de chacun d’entre eux. Cette image d’union avait été écornée par Éric Ciotti, interrogé après le passage de Valérie Pécresse avait jugé que (son) « message n'était pas un bon message. » En cause, le refus par la candidate de LR de reprendre dans son programme certaines mesures du député des Alpes-Maritimes, comme la création d'un « Guantanamo à la française ». Fort de son score élevé au second tour du congrès de LR, Éric Ciotti a créé son propre mouvement, baptisé A droite !, en promettant de « ne pas trahir » ses électeurs. Pour lui, si la droite veut gagner dans cinq mois, ce sont les électeurs d’Éric Zemmour qu'il faut aller chercher, et non pas ceux d'Emmanuel Macron qui ne reviendront, selon lui, jamais au bercail. Un avis partagé par le directeur de campagne de Valérie Pécresse, Patrick Stefanini, pour qui : « Nous devrons récupérer les électeurs partis chez Zemmour et Le Pen sans faire le distinguo. »« Même si je n'ai pas gagné ce congrès, mes idées ont triomphé » a estimé Éric Ciotti. En meeting à Villepinte devant 11 000 supporters, Éric Zemmour a saisi la balle au bond et repris à son compte le slogan identitaire du député des Alpes Maritimes : « Pour que la France reste la France ». Une soirée « Les Républicains avec Zemmour » a reçu sa visite et lui a donné l’occasion de fustiger le parti de Valérie Pécresse et d’appeler les ciottistes à le rejoindre. Pour le leader du nouveau parti « Reconquête », la question des 500 signatures est pendante, alors que Marine Le Pen est, sur ce point, dans une meilleure position. La droite dure est donc désormais représentée par deux candidats et demi : Valérie Pécresse n’avait-elle pas déclaré, lors du lancement de sa campagne : « Je suis 2/3 Merkel et 1/3 Thatcher ». ***Y AURA-T-IL UNE GUERRE POUR L’UKRAINE ?Mi-novembre, les États-Unis, suivis par l'Otan, ont exprimé des inquiétudes quant aux 175 000 hommes massés par la Russie aux abords de l'Ukraine. Cette « activité militaire inhabituelle » peut faire craindre une invasion du pays, ce dont Moscou se défend. Depuis 2014, l'est de l'Ukraine est en proie à une guerre entre des forces irrégulières pro-russes établies dans la région du Donbass et le pouvoir central de Kiev. Ce conflit a déjà fait 13 000 morts malgré les accords de cessez-le-feu de Minsk, conclus en 2015. Moscou est accusé d'armer et de financer les forces irrégulières, voire de fournir des combattants sans insignes. La Russie et l'Ukraine partagent de nombreux motifs de discorde, les uns remontant à Catherine II, le dernier en date lié à l’annexion par les Russes de la Crimée et de Sébastopol en 2014, suivie de son annexion par Moscou, que quasiment personne dans le monde n'a reconnu, hormis la Biélorussie et la Syrie.La Russie se dit obligée de procéder à des déploiements « préventifs » car Kiev fomenterait une reconquête du Donbass où vivent 600 000 citoyens ukrainiens dotés ces dernières années d'un passeport russe. Vladimir Poutine dénonce les « provocations » de l'Otan en mer Noire ou le déploiement de certaines unités à l'intérieur même de l'Ukraine, ce que l'Alliance dément. Le 2 décembre, le Kremlin avait exigé des « garanties sécuritaires » à ses frontières, notamment l'abandon du projet d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan. « Ce n'est pas une option », a répliqué le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, en rappelant que l'adhésion de son pays à l'Otan et à l'UE figurait dans la Constitution. Le 6 décembre, Joe Biden s'est entretenu avec Emmanuel Macron, Angela Merkel, Boris Johnson et Mario Draghi afin de se concerter sur la situation en Ukraine. A l’issue, les États-Unis ont fait savoir qu'en cas d'attaque de l'Ukraine par la Russie, ils prendraient de nouvelles sanctions économiques massives, mais sans envisager une riposte militaire directe, a expliqué un haut responsable de l'administration américaine. Des scénarios que les Européens se refusent à envisager à ce stade. Paris et Berlin en tête, les Européens veulent également éviter tout malentendu avec Moscou sur une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'Otan. La tension a baissé le 8 décembre, avec le sommet virtuel entre Biden et Poutine, qui a permis de privilégier une « voie alternative ». Le président russe a réclamé des « garanties juridiques » excluant à la fois une extension vers l'est de l'Otan et le déploiement de systèmes d'armement avancés. Les deux dirigeants se sont accordés, selon le communiqué du Kremlin, pour que leurs conseillers conduisent des consultations sur ces « questions sensibles ». Les États-Unis se disent prêts, avec les alliés européens, à soutenir une revitalisation des accords de Minsk, « en soutien » du « format Normandie » (Allemagne, France, Ukraine, Russie). Ce dernier se trouve à l'arrêt, depuis le sommet à l'Élysée de décembre 2019. La Maison Blanche évoque également un nouveau cessez-le-feu et des mesures de confiance. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 8, 2021 • 20min

Bada # 114 : Les questions du public (coalition allemande et relations France - UK) / 8 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public le 2 décembre 2021 à Évron.Avec cette semaine :Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps.  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 5, 2021 • 1h 1min

Rouge, Vert, Jaune : la méthode allemande / France - Grande-Bretagne : le torchon brûle / n°222 / 5 décembre 2021

Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public le 2 décembre 2021 à Évron.Avec cette semaine :Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. ROUGE,VERT, JAUNE : LA MÉTHODE ALLEMANDE En Allemagne, après moins de deux mois de négociations, les Verts, les sociaux-démocrates (SPD) et les libéraux (FDP) se sont entendus le 24 novembre sur un contrat de coalition de 177 pages. Baptisé « Oser plus de progrès - alliance pour la liberté, la justice et la durabilité », ce contrat a pour priorités immédiates la relance et la réorganisation de la lutte contre l'épidémie autour de l'obligation vaccinale, alors que le pays connaît une flambée des contaminations. Le programme de gouvernement concerne la lutte contre le changement climatique et la limitation de la hausse des températures à 1,5 °C, qui devient un objectif général pour les ministères de l'agriculture, du logement et de l'énergie. La couverture de 80 % de la consommation d'électricité par des énergies renouvelables est prévue dès 2030 contre 40 % aujourd'hui. La coalition insiste sur la nécessité d'investir massivement dans la modernisation du pays, dont les infrastructures, en particulier numériques, sont vétustes, un plan d’investissement sans hausse des impôts et du déficit. Le contrat prévoit deux mesures sociétales auxquelles seront sensibles les jeunes, principal électorat des Libéraux et des Verts : le droit de vote à partir de 16 ans et la légalisation du cannabis, en distribution contrôlée pour les majeurs. Les trois partis s’accordent sur une hausse du salaire minimum de 9,35 euros à 12 euros, sur la réforme des retraites et sur la construction de 400 000 logements par an. En Europe, le nouveau gouvernement souhaite s'engager dans une politique volontaire et active. Il ouvre la voie à une révision du pacte de stabilité et prévoit de consacrer 3 % du PIB à l'action internationale ce qui est compatible avec la hausse de l'effort de défense.Le poste de chancelier revient au social-démocrate Olaf Scholz, qui a permis au SPD de terminer en tête des élections du 26 septembre dernier - il doit encore recevoir l'onction du Bundestag, a priori la semaine prochaine. Le portefeuille des Finances est attribué au FDP. Leur chef, Christian Lindner, fervent défenseur de l'orthodoxie budgétaire, est pressenti pour l'occuper. Les Verts obtiennent les Affaires étrangères, qui devraient échoir à leur co-leader Annalena Baerbock, ainsi qu'un « super-ministère » regroupant Economie et Climat, qui devrait être dirigé par l'actuel coprésident des Verts Robert Habeck, qui deviendra vice-chancelier. Les Verts ont également obtenu les portefeuilles de l'Agriculture et de l'Environnement, et celui de la Famille. C'est la première fois qu'une coalition de trois formations va diriger l'Allemagne. Après avoir franchi avec succès l’étape des négociations le SPD, les Verts et le FDP doivent désormais convaincre les membres de leurs propres partis d’approuver le texte pour former un gouvernement.Le contrat de coalition est une tradition allemande qui remonte à 1961. Un document qui n’est pas juridiquement contraignant. Sous la dernière grande coalition de la chancelière sortante Angela Merkel, près de 20 % des objectifs inscrits en 2018 dans le contrat liant la CDU-CSU au SPD n’ont pas été réalisés.***FRANCE - GRANDE-BRETAGNE : LE TORCHON BRÛLELa relation diplomatique franco-britannique s’est envenimée après le naufrage d'une embarcation qui a coûté la vie à vingt-sept migrants. Le lendemain, Boris Johnson a rendu publique sur Twitter une lettre à Emmanuel Macron avant qu’elle ne soit remise à son destinataire. Le Premier ministre britannique y demandait à la France de reprendre les immigrés arrivant sur les côtes de la Grande-Bretagne... « On ne communique pas d'un dirigeant à l'autre sur ces questions-là par tweets et par lettres qu'on rend publiques », a dénoncé le président français. En représailles, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annulé l'invitation de son homologue britannique à une réunion consacrée aux migrants à Calais. A l’issue de celle-ci, le ministre de l'Intérieur a appelé le Royaume-Uni à ouvrir un « accès légal à l'immigration » et à prendre « ses responsabilités », rappelant que, chaque année, 30 000 demandes d'asile sont enregistrées en Grande-Bretagne contre environ 150 000 en France. Il a précisé que la France n'entend pas remettre en cause les accords du Touquet de 2004. Ces accords placent la frontière britannique côté français et stipulent que Paris ne peut pas laisser les migrants traverser la Manche. En 2018, est venu s'ajouter le traité de Sandhurst en vertu duquel le Royaume-Uni a accepté de verser chaque année quelque 50 millions d'euros pour renforcer la protection et la surveillance des côtes françaises. Si les Britannique dénombrent 20 000 tentatives de traversées interceptées par les services français en 2021, Emmanuel Macron évoque, lui, 47 000 tentatives ininterrompues et 7 800 migrants sauvés par les services de secours.Au-delà de la crise des migrants, les tensions se sont accumulées à propos de la pêche. Selon les accords du Brexit, les pêcheurs européens ont toujours accès à certaines eaux britanniques, et une licence doit leur être accordée pour peu qu’ils apportent la preuve qu'ils y pêchaient déjà auparavant. Mais Paris estime que les Français ont été délibérément lésés dans l'octroi de ces permis, notamment les petits chalutiers, qui peinent à apporter les preuves nécessaires de leurs anciennes activités dans les 6 à 12 milles nautiques des côtes britanniques et autour des îles anglo-normandes. Selon le président, 40 % des demandes de licence sont encore en attente, onze mois après la signature de l'accord commercial, tandis que le Royaume-Uni soutient avoir délivré 98 % des permis demandés par la flotte européenne. Les pêcheurs français ont lancé le 26 novembre, une opération de blocage de ports et des accès au fret du tunnel sous la Manche, côté français, pour exiger le règlement de ce litige avec le Royaume-Uni.La crise de confiance bilatérale s’était déjà aggravée en septembre lorsque Paris a découvert que Londres avait négocié en secret avec les États-Unis et l'Australie un accord de partenariat stratégique, Aukus, qui a précipité l'annulation d'un contrat de vente de sous-marins français à Canberra. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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