Choses à Savoir SANTE

Choses à Savoir
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Feb 6, 2023 • 2min

Comment la fièvre Q se transmet-elle ?

La fièvre Q se classe au rang des zoonoses, c'est-à-dire des maladies qui se transmettent à la fois de l'homme à l'animal et de l'animal à l'homme. La bactérie responsable de cette affection, Coxiella burnetii, est particulièrement endurante. Elle résiste à des conditions extrêmes de température et survit parfois plusieurs années dans le sol. Sous l'effet d'un coup de vent, Coxiella burnetii peut même parcourir des dizaines de kilomètres et contaminer des personnes étrangères au monde agricole.Comment se manifeste la fièvre Q et quels en sont les modes de transmission ?Les principaux symptômes de la fièvre QLes personnes qui contractent la fièvre Q peuvent souffrir de trois formes de la maladie. Soit l'infection sera asymptomatique et n'occasionnera aucune gêne, ce qui est le cas d'environ 60% des infections par Coxiella burnetii. Soit l'infection produira une forme symptomatique, aiguë ou chronique.La forme aiguë de la fièvre Q ressemble parfois à une grippe. La température corporelle augmente fortement, jusqu'à 40°C, et dure de plusieurs jours à plusieurs semaines. Des douleurs dans les muscles et dans les articulations peuvent également faire suspecter une fièvre Q. La pneumopathie fait partie des symptômes courants de la fièvre Q, bien qu'elle reste généralement sans conséquence majeure. Enfin, la forme aiguë s'accompagne parfois d'une hépatite sans ictère, d'une péricardite ou d'une autre atteinte nerveuse.La forme chronique de la fièvre Q est plus dangereuse. Elle concerne 1% des malades, et occasionne des infections graves au niveau des valves cardiaques et de la paroi interne du cœur. Les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées ou connaissant des problèmes cardiaques devraient prendre des précautions supplémentaires pour éviter de contracter la fièvre Q.Comment attrape-t-on la fièvre Q ?D'après Santé publique France, la contamination par la bactérie Coxiella burnetii se fait principalement par l'inhalation. Transportée avec les poussières par les courants d'air, la bactérie rejoint directement les voies respiratoires. Il suffit qu'une dizaine de bactéries atteignent l'organisme pour que l'infection se déclare.Le contact avec des animaux ayant la fièvre Q favorise aussi la contamination humaine. Les éleveurs sont donc à risque, notamment lorsqu'ils pratiquent des avortements et des accouchement ou lorsqu'ils manipulent des selles excrétées par les ruminants pour le compostage ou le nettoyage.Enfin, la consommation de lait cru issu de ruminant infecté expose à un faible risque de contamination. Les piqûres de tiques pourraient également favoriser la transmission de la bactérie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 5, 2023 • 2min

Pourquoi une personne morte peut-elle encore bouger ?

Lorsqu'une personne décède, son corps adopte une rigidité bien particulière. L'ensemble des muscles devient raide, de sorte qu'il est difficile de modifier la position du cadavre. Les doigts se recroquevillent et se crispent. Ces réactions sont dues à l'augmentation de l'acidité dans le corps, qui n'est plus contrée par le métabolisme.Mais la rigidité cadavérique disparait rapidement, cédant la place à la putréfaction. À compter de cette étape, le corps devient beaucoup plus mobile. Plusieurs situations conduisent le cadavre à bouger, et ce jusqu'à un an après le décès.C'est grâce aux recherches menées par Alyson Wilson sur des corps de personnes décédées exposés à des conditions naturelles de dégradation que ces résultats troublants ont été mis en évidence. Un cadavre peut bouger de plusieurs centimètres au cours des mois qui suivent la mort de la personne.Pour mettre en évidence ce phénomène, la criminologue a utilisé son dispositif AFTER, créé en 2016. Dans un environnement naturel, des corps sont entreposés et photographiés toutes les 30 minutes par des caméras time-lapse. À la grande surprise des chercheurs, des mouvements ont été détectés et visionnés plusieurs mois après le décès des personnes, modifiant parfois considérablement les positions initiales des cadavres.Le premier processus qui intervient a lieu environ 24 heures après le décès. La putréfaction consiste en l'activité accrue des bactéries présentes dans le corps, qui s'attaquent aux organes. Responsables de toutes sortes de réactions chimiques, elles émettent notamment des gaz qui vont faire gonfler l'abdomen de la personne.Ensuite, les insectes investissent le cadavre et pondent leurs œufs dans les cavités. Le développement des asticots à l'intérieur du corps et la poursuite de la putréfaction vont modifier la structure et l'apparence du cadavre. Un bras initialement accolé au corps peut se retrouver subitement poussé vers l'extérieur sous l'action des gaz et des insectes.Troisième étape, plusieurs mois après le décès, la dislocation : les ligaments qui retenaient les os rétrécissent et s'assèchent. Les os se séparent les uns des autres, et ce phénomène peut à nouveau engendrer des mouvements de plusieurs centimètres par rapport à la position d'origine.Si Alyson Wilson et son équipe ont procédé à de telles recherches, c'est surtout pour aider la police scientifique à améliorer l'estimation de l'heure du décès des personnes retrouvées mortes. En prenant en compte les mouvements du cadavre indépendants de toute intervention humaine, les enquêteurs pourront interpréter les scènes de crime avec plus d'exactitude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 2, 2023 • 2min

Pourquoi la dyslexie peut-elle devenir un atout ?

Léonard de Vinci, Winston Churchill, Tom Cruise, Walt Disney, Paul Ehrlich, Agatha Christie ou encore Albert Einstein lui-même : nombreuses sont les personnes célèbres qui souffrent ou ont souffert d'un trouble DYS. Ce dysfonctionnement cognitif n'empêche donc pas de réussir sa vie, et peut-être même qu'il favorise certaines percées dans les milieux faisant appel à la créativité et à l'invention. C'est en tous cas ce qu'indique une étude récente publiée par l'université de Cambridge.Quels sont les symptômes classiques de la dyslexie ?On désigne comme dyslexique une personne qui présente des difficultés dans le langage et/ou les apprentissages. La dyslexie compte parmi les troubles DYS, qui rassemblent notamment la dyscalculie, un trouble des apprentissages numériques, la dyspraxie, un trouble de la coordination, et le dysphasie, un trouble du langage oral.Le diagnostic de dyslexie se fait souvent dans le contexte scolaire, lorsque l'enfant présente des difficultés importantes à lire, à écrire, à comprendre ce qu'il lit ou à épeler des mots. Il faut savoir que la dyslexie n'affecte pas le quotient intellectuel. Les dyslexiques font parfois preuve d'un QI très élevé, à l'instar d'Albert Einstein.L'origine de ce trouble DYS n'est pas encore déterminée, mais elle semblerait se situer au niveau neurologique, avec une cause génétique.Ce que met en lumière l'étude de Cambridge sur les dyslexiquesLe journal britannique Frontiers in Psychology publie en juin 2022 les résultats d'une étude menée par des chercheurs de l'université de Cambridge. Ces derniers se sont attachés à identifier les raisons qui pourraient expliquer que la dyslexie se retrouve à hauteur de 5 à 10% dans les populations modernes. Ce pourcentage laisse supposer que l'évolution a favorisé le maintien de ce caractère, car il devait être utile en certaines circonstances.On apprend au fil de l'étude que notre cerveau est soumis à un compromis intitulé exploitation/exploration. Lors de la prise d'une décision, nous devons à la fois vérifier nos informations et anticiper le résultat de la décision. Les personnes dyslexiques ayant du mal à interpréter les textes, elles se tourneraient davantage vers l'environnement afin de pallier ce handicap. L'étude leur reconnait donc des facultés d'exploration qui leur permet de découvrir de nouvelles informations dans leur environnement plutôt que de réutiliser des informations transmises.Les conséquences de ce comportement au quotidienPlutôt que de compter sur des transmissions écrites, les dyslexiques se chargent d'inventer et de créer de nouvelles solutions. C'est peut-être pour cette raison qu'ils sont nombreux à intégrer des milieux artistiques ou scientifiques. D'autre part, les personnes dyslexiques peuvent prendre des décisions plus rapidement que celles qui doivent d'abord interpréter les informations qu'elles lisent. Cette capacité essentielle dans un monde où tout va très vite explique notamment pourquoi les dyslexiques représentent une portion importante de la population. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 1, 2023 • 3min

Le jeûne intermittent est-il dangereux pour la santé ?

Vendu par les magazines de santé féminins et par certains coachs sportifs comme le nouveau régime miracle, le jeûne intermittent consiste en l'alternance de périodes d'alimentation et de périodes de jeûne. Sous sa forme la plus commune, il préconise de sauter un repas dans la journée afin de conserver une fenêtre alimentaire de seulement 8 heures, par exemple de midi à 20 heures ou de 8 heures à 16 heures.Les atouts santé avancés par les adeptes du jeûne intermittent sont les suivants : meilleure régulation de l'insuline et de la glycémie, diminution du stockage des graisses, contrôle augmenté sur les prises alimentaires, stimulation de l'autophagie qui nettoie l'organisme, prévention du surpoids et meilleure récupération physique.Cependant, le jeûne intermittent n'est pas sans danger. Comme toute restriction alimentaire, il implique des effets négatifs sur l'organisme.La pratique du jeûne intermittent dans l'Histoire humaineLe principe du jeûne intermittent n'est pas nouveau. Ce mode d'alimentation est d'ailleurs préconisé dans la plupart des religions, que ce soit sous la forme d'un Carême, d'un Ramadan ou d'un jeûne bouddhiste. Ces pratiques restent limitées dans le temps pour la plupart, et ne dépassent pas quelques semaines d'application.Une étude conduite en 2012 sur des pratiquants du Ramadan atteste de la baisse de l'inflammation générale du corps grâce au jeûne. Une deuxième étude conduite en 2013 montre une perte de poids significative des personnes ayant suivi cette forme de jeûne intermittent.L'un des risques du jeûne intermittent : la perte de masse maigreHeadland et Clifton publient en 2016 une étude portant sur les jeûnes intermittents de plus de 6 mois. Les résultats montrent une diminution nette de la masse grasse et de la masse maigre des individus. Si le fait de perdre du muscle est normal en cas de restriction calorique, ce point peut poser problème chez une personne de faible poids initial. En effet, en cas de reprise de poids après le jeûne, c'est la masse grasse qui va principalement augmenter, occasionnant des risques majorés pour la santé.De manière générale, le jeûne intermittent enjoint à consommer moins de calories. Le corps doit donc utiliser ses propres réserves pour compenser la baisse d'apports externes. Outre les graisses, les muscles offrent également de l'énergie à l'organisme lorsqu'il en manque. Si le régime alimentaire pendant le jeûne ne contient pas assez de protéines, l'individu verra son rapport masse grasse/masse maigre augmenter, avec tous les risques associés : maladies cardiovasculaires, hypercholestérolémie, fractures, etc.La fatigue, un effet du jeûne intermittent à considérerQui dit restriction alimentaire dit bien souvent fatigue. Si le jeûne intermittent peut produire un effet inverse par moments, car il soulage le corps du processus continu de digestion, énergivore, il va sur le long terme occasionner davantage de fatigue.Des troubles alimentaires consécutifs au jeûne intermittent ?Le jeûne intermittent ne va pas forcément induire de troubles du comportement alimentaire, mais il est susceptible d'empirer ceux déjà existants. Il n'est donc pas du tout recommandé en cas de boulimie, d'anorexie, d'hyperphagie ou d'orthorexie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 31, 2023 • 2min

Quels sont les dangers du snus, ce tabac non fumé ?

Si vous ne connaissez pas le snus, c'est normal et plutôt rassurant : ce produit originaire de Suède est interdit en France. Les sportifs font partie des consommateurs les plus adeptes de la pratique, mais celle-ci se répand aussi auprès d'une population mineure mal informée des risques de dépendance.Qu'est-ce que le snus, exactement ?Aussi appelé snuff ou encore smokeless tobacco, le snus est une poudre de tabac non fumée. De consistance sèche ou humide, il peut être mâché ou sucé, et se commercialise souvent sous forme de petit sachet. Ce dernier se glisse entre la lèvre et la gencive afin de diffuser la nicotine directement dans la muqueuse buccale.Bien que le snus évite les dangers de la combustion du tabac, il n'en reste pas moins chargé de nicotine, une substance réputée pour son caractère addictif.Les effets recherchés par les consommateurs de snusLe passage direct de la nicotine dans le sang par les muqueuses de la bouche induit un effet rapide qui procure du bien-être. D'après une étude menée en Italie, la nicotine est aussi responsable d'une augmentation de la vigilance, d'une meilleure coordination et d'une hausse de certaines constantes comme la fréquence cardiaque. Ce sont ces aspects qui enjoignent les sportifs et plus précisément les footballeurs à consommer du snus. En effet, la nicotine n'est pas considérée comme une substance dopante : elle reste autorisée dans le cadre d'une compétition.Le snus expose les jeunes utilisateurs à la dépendanceCertes, le tabac non fumé évite de provoquer les désastres bien connus de la cigarette sur le système respiratoire. Ce n'est pas pour autant un produit à consommer à la légère. Prise régulièrement, la nicotine provoque un effet d'accoutumance qui nécessite d'augmenter les doses. L'addiction à la nicotine rend de plus en plus difficile de se passer du produit. En outre, les jeunes consommateurs peuvent être tentés de se diriger ensuite vers des formes de tabac fumé, plus accessibles en France mais encore plus néfastes.D'autres effets délétères du snus sur la santéCe n'est pas tout. Le snus contient des composés cancérigènes, et favorise les lésions buccales. Il pourrait aussi augmenter le risque de développer un cancer du pancréas ou de connaitre un infarctus. Autant de raisons de respecter à la lettre l'interdiction du snus en France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 30, 2023 • 2min

Comment détoxifier son foie après un excès alimentaire ?

Responsable de l'élimination des déchets tels que les toxines, les résidus médicamenteux ou l'alcool, le foie est un organe surprenant. Il régule de nombreuses fonctions organiques et se régénère naturellement, si tant est qu'on lui en laisse l'occasion.Le problème, c'est que le foie n'est pas innervé. En cas de surcharge de travail, après un excès alimentaire par exemple, il ne traduit pas son épuisement comme le feraient l'estomac ou l'intestin. C'est donc à chacun d'adopter les bons réflexes pour prendre soin de son foie et l'aider à se détoxifier après une accumulation de repas copieux.Commencez par éviter tout ce qui donne du travail au foieLe meilleur moyen d'aider votre foie à éliminer les toxines présentes dans votre corps, c'est de ne pas en rajouter. Vous avez beaucoup mangé pendant les fêtes ? Adoptez une conduite raisonnable à table les jours qui suivent. Vous avez passé une semaine de vacances à enchaîner les apéritifs alcoolisés ? Prévoyez le double de jours d'abstinence.Les laitages, les produits excitants comme le thé et le café, les aliments riches en graisse et en sel et tous les produits ultra-transformés devraient être évités pendant un moment.À savoir : le sucre est transformé en graisse par le foie. Évitez tous les sucres ajoutés afin d'alléger le travail de votre organe hépatique.Misez sur des aliments qui contribuent à la détoxification du foieSous forme de complément alimentaire, d'infusion ou intégrés directement dans vos repas, les aliments suivants vont permettre au foie de mieux agir sur l'élimination de toxiques. Comptez notamment sur le radis noir et l'artichaut, deux plantes très utilisées pour détoxifier l'organisme, mais aussi sur les crucifères comme le brocoli ou le chou, sur la betterave, sur les agrumes et sur la patate douce.Combinez vos efforts avec une méthode douce pour la détox hépatiqueFaites chauffer une bouillote, puis placez-la sur votre foie, à droite du ventre, au niveau des dernières côtes. Laissez agir une bonne demi-heure, et renouvelez au besoin. Cette méthode permet de stimuler en douceur la détoxification du foie, tout en apportant du bien-être lorsque l'on se sent barbouillé après un gros repas.Ajoutez une pratique sportive à votre routineDes chercheurs de l'université du Missouri-Columbia ont découvert qu'une pratique sportive régulière et soutenue pouvait protéger le foie contre les dégâts occasionnés par l'alcool. Sans aller jusqu'à fréquenter la salle de sport tous les jours, vous pouvez adopter des petites routines sportives faciles à appliquer qui permettront d'éliminer une partie des toxines pendant l'exercice. Le sport aide aussi à réguler le taux de sucre dans le sang, ce qui permet au foie de se concentrer sur sa fonction d'élimination des déchets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 29, 2023 • 2min

Comment le sommeil lent profond répare-t-il l'organisme ?

Le sommeil de l'adulte se répartit en trois phases bien distinctes. D'abord, le sommeil lent léger fait la transition entre le stade d'éveil et celui d'endormissement. Deuxièmement, le sommeil lent profond fait intervenir des mécanismes de réparation et d'assimilation. Enfin, le sommeil paradoxal constitue la phase au cours de laquelle l'individu est endormi, mais présente des signes d'agitation. C'est dans cette phase que se produisent les rêves et les cauchemars.Intéressons-nous plus en détails au sommeil lent profond. Immobile, le corps adopte un rythme de respiration régulier et calme. Le cerveau devient plus hermétique au stimulus sensoriels, il ralentit son activité. C'est la période propice pour une réparation en profondeur de l'organisme.Que fait le cerveau pendant le sommeil lent profond ?Sur une nuit classique, le sommeil lent profond constitue environ un quart ou un cinquième du temps de sommeil. Il apparait plutôt en début de nuit. Le cerveau réduit son activité à l'essentiel : les sens deviennent beaucoup moins performants, et la personne qui dort ne se réveille pas aisément.Cette baisse d'activité permet au cerveau de se concentrer sur l'élimination des toxines accumulées pendant la journée. C'est aussi l'occasion de remplir les réserves énergétiques vidées par les efforts cérébraux de la période d'éveil. Pendant le sommeil lent profond, le cerveau assimile les acquis de la journée. Il fait le tri entre les informations et renforce celles qu'il juge nécessaires.Les muscles se régénèrent pendant le sommeil lent profondQuelle que soit l'activité pratiquée en journée, les muscles ont besoin de renouveler leur stock de glucose pendant le sommeil lent profond. Au cours de cette phase de sommeil, les muscles vont aussi se développer sous l'action des hormones de croissance, et régénérer les fibres abimées par l'effort physique.Le sommeil lent profond est essentiel à une bonne immunitéDormir serait-il le meilleur moyen de s'assurer une protection contre les maladies hivernales ? En tous cas, le sommeil lent profond favorise le fonctionnement des globules blancs, qui interviennent dans la réponse immunitaire de l'organisme face aux agents extérieurs. Les globules blancs fabriquent notamment des anticorps ciblés pour lutter contre les infections déjà connues.Une belle peau grâce au sommeil lent profondMeilleure crème de beauté possible, le sommeil lent profond stimule la synthèse de collagène dans les couches cutanées. C'est pendant cette phase que l'épiderme peut réparer les blessures et restaurer la barrière hydrolipidique, essentielle au maintien d'une peau saine. Pour retarder les rides, donc, n'oubliez pas de bien dormir ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 26, 2023 • 3min

Qu'est-ce que l'hyperlaxité ?

S'ils sont susceptibles de rendre jaloux les contorsionnistes et les yogis les plus expérimentés, les hyperlaxes n'ont pas pour autant la vie si facile. Dotés d'une souplesse articulaire extrême, ils courent des risques accrus de se blesser. Heureusement, en apprenant à réaliser les mouvements sans aller au-delà de l'amplitude prévue, les personnes hyperlaxes sont capables de réduire significativement leurs éventuelles douleurs et leurs risques d'entorse ou de tendinite.L'hyperlaxité, qu'est-ce que c'est ?Chez les hyperlaxes, les tissus conjonctifs ne se montrent pas aussi performants que chez les personnes normales. Ces tissus, présents notamment dans les articulations, les tendons, les ligaments et les cartilages, permettent la mobilité des membres dans des proportions sécuritaires. Lorsqu'ils sont dégradés, l'articulation ne se bloque plus à l'endroit prévu, ce qui permet à la personne hyperlaxe de réaliser des mouvements d'une amplitude plus grande. On parle d'hyperextension lorsque le mouvement dépasse la norme d'une personne non entrainée, par exemple le coude ou le genou qui se plie à plus de 180°.D'après les statistiques, la prévalence de l'hyperlaxité avoisinerait les 10% de la population mondiale. Les personnes les plus touchées sont les femmes (trois fois plus que les hommes), plus précisément celles qui possèdent un patrimoine génétique relatif aux ethnies d'Afrique ou d'Asie.Comment savoir si vous êtes hyperlaxe ?L'hyperlaxité est définie par par le score Beighton, qui teste la souplesse de 9 articulations. Les personnes obtenant au moins 4 points sur 9 sont considérées comme hyperlaxes. Vous désirez savoir si l'hyperlaxité vous concerne ? Voici quelques tests physiques à réaliser.Tenez-vous debout, le dos bien droit, et penchez-vous sans courber la colonne. Les personnes hyperlaxes sont capables de toucher le sol en y posant les mains à plat, sans plier les genoux ni le dos.Essayez ensuite de ramener votre pouce vers l'intérieur de votre avant-bras. Si le pouce entre en contact avec le poignet, il y a de fortes chances que vous soyez hyperlaxe.Une autre caractéristique bien spécifique des personnes hyperlaxes se situe au-niveau des coudes. Tendez vos bras en extension. L'avant-bras et le bras forment habituellement un angle de 180°, mais les personnes hyperlaxes sont capables de plier encore plus leur coude vers l'intérieur, occasionnant une situation de genu recurvatum.Les risques qui accompagnent l'hyperlaxitéDu fait de la fragilité des tissus conjonctifs, les personnes qui souffrent d'hyperlaxité sont plus exposées à certains risques dont l'entorse, la tendinite, la foulure, la luxation ou la fracture.Pour éviter les blessures, il est possible de s'équiper avec des accessoires protégeant les articulations lors d'efforts physiques comme les coudières et les genouillères. La prévention passe aussi par l'acquisition d'une bonne proprioception et par l'entrainement des muscles profonds, qui compensent partiellement l'hyperextension et le déséquilibre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 25, 2023 • 3min

Quels sont les additifs dangereux mais toujours autorisés ?

Encore très appréciés des industriels pour leurs qualités de conservation, de texture, de couleur ou de goût, les additifs alimentaires n'ont plus si bonne presse auprès des consommateurs. Ces derniers se montrent de plus en plus méfiants envers les aliments ultra transformés, obligeant les fabricants à élaborer des recettes plus saines.Si l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire se charge d'interdire l'utilisation des additifs les plus dangereux, elle ne limite pas forcément d'emblée celle d'additifs controversés par de récentes études. En attendant que ces ingrédients potentiellement mauvais pour la santé soient interdits, mieux vaut éviter de les consommer.Mais quels sont-ils, ces additifs dangereux toujours autorisés dans l'industrie alimentaire ? Voici les principaux responsables, classés en fonction de leur rôle dans la préparation de l'aliment.Les additifs antioxydants qu'il vaut mieux éviterC'est principalement en prévision du rancissement des matières grasses que les antioxydants sont utilisés dans l'industrie alimentaire. Ils permettent de conserver les qualités organoleptiques du produit.Parmi les antioxydants encore autorisés mais controversés, on peut noter :les gallates de prophyle et d'octyle, E310 et E311, allergènes et potentiellement cancérigènes ;le BHA et le BHT, respectivement E320 et E321, suspectés d'entrainer des troubles de la reproduction.Les additifs conservateurs qu'il vaut mieux éviterL'intérêt des conservateurs est de limiter la prolifération bactérienne, afin d'allonger la durée de conservation des aliments. Les plus problématiques encore autorisés sont les suivants :l'acide benzoïque et toute sa famille, E210 à E219, qui entrainent des risques d'allergie, de cancer et aggravent l'hyperactivité des enfants ;le pimaricine, E235, présent dans certains fromages pour ses propriétés antibiotiques ;l'acide formique, E236, à caractère irritant et allergène ;l'anhydride sulfureux, E220, qui provoque des troubles digestifs et des allergies ;le formaldéhyde, E240, responsable de mutations et probablement cancérigène.Les additifs édulcorants et exhausteurs de goûts à éviterS'ils améliorent le goût et rehaussent la saveur sucrée, ces additifs ne sont pas exempts de défauts :les glutamates, E620 à E625, provoquent des migraines et se montrent nocifs sur le long terme ;l'acésulfame K, E950, et l'aspartame, E951, n'apportent pas de calories mais leur innocuité est sérieusement mise en doute.Faire preuve de bon sens quant à la consommation d'additifsIl n'est pas toujours possible d'éviter tous les additifs alimentaires. Plutôt que de traquer la moindre référence sur chaque étiquette, il est plus intéressant de varier son alimentation en y intégrant le maximum de produits bruts et non transformés. La dangerosité des additifs réside en effet surtout dans leur récurrence et leur addition au sein des aliments consommés sur le long terme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 24, 2023 • 2min

Est-il risqué d'avoir le cœur à droite ?

Lorsqu'on demande à quelqu'un de désigner son coeur, il porte généralement sa main vers sa poitrine gauche. Vous seriez donc bien surpris si votre interlocuteur désignait son côté droit. Aurait-il des difficultés à discerner sa gauche de sa droite ? Pas forcément. Il faut savoir qu'environ une personne sur 10 000 possède un organe cardiaque en position inversée. Y a-t-il des risques à avoir le coeur à droite ?Situs ambigus ou situs inversus ?Le premier cas de coeur situé à droite et reporté dans la littérature date de 1643. Depuis, les médecins ont pu établir que deux types de situation revenaient chez leurs patients.Le situs ambigus consiste en l'inversion partielle de la place des organes dans le corps. Le coeur peut se trouver à droite et les autres organes à leur place habituelle, ou bien le coeur être positionné à gauche et d'autres organes se trouver déplacé par rapport à la constitution humaine normale.Le situs inversus concerne l'inversion de l'ensemble des organes. Le coeur est donc systématiquement à droite, et tous les autres organes se trouvent positionnés en opposition selon une symétrie verticale : le foie à gauche, l'estomac à droite, la vésicule biliaire à gauche, la rate à droite, etc.Les risques de présenter un coeur à droiteLa plupart des patients dont les organes sont entièrement inversés ne le découvrent que de façon fortuite, lors d'une échographie pour des douleurs par exemple. Si tous les vaisseaux sont correctement reliés au coeur, la personne peut vivre normalement sans se douter de sa différence.En revanche, en cas de situs ambigus, lorsque les organes sont répartis de façon anarchique, la connexion des vaisseaux s'avère plus délicate. Il est fréquent que les patients souffrent de malformations cardiaques nécessitant une opération dès l'enfance. Or, lorsque le coeur est en position inversé, la chirurgie ou la greffe d'un organe s'avère extrêmement complexe. Pour loger un nouveau coeur dans une cavité inversée, les chirurgiens doivent faire preuve de beaucoup de doigté et de créativité.Enfin, un quart des personnes atteintes de situs integrus présentent aussi un syndrome de Kartagener. Ce dernier entraine des difficultés respiratoires et des sinusites très fréquentes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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