

Choses à Savoir SANTE
Choses à Savoir
Développez facilement votre culture dans le domaine de la santé avec un podcast par jour ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Episodes
Mentioned books

May 24, 2023 • 2min
Pourquoi le froid donne-t-il envie de faire pipi ?
Il suffit parfois d’un petit courant d’air, d’une sensation de froid pour que notre organisme éprouve une sensation pressante d’uriner. Ce drôle de phénomène s’explique en fait par une série de mécanismes biologiques à l’origine de cette envie soudaine d’aller faire pipi dès qu’il fait froid.L’effet du froid sur la production d’urineL’un des principaux mécanismes qui explique la réponse physiologique de notre corps au froid est la vasoconstriction. Ce rétrécissement des vaisseaux sanguins permet de limiter la perte de chaleur lorsque notre corps subit un refroidissement. Exposé au froid, l’organisme réduit le débit sanguin dans les extrémités du corps afin de concentrer l’apport d’oxygène vers les organes vitaux et de maintenir la température centrale à son niveau optimal.Cette vasoconstriction a pour conséquence une augmentation de la pression artérielle et une baisse du volume sanguin en circulation. Les reins sont alors stimulés à produire davantage d’urine, un phénomène appelé diurèse de pression, qui s’avère responsable d’une augmentation du besoin d’uriner dans un environnement froid.Lorsque la pression artérielle augmente, la libération de l’hormone antidiurétique est inhibée. Or, cette ADH connue sous le nom de vasopressine est normalement libérée par l’hypophyse dans le but d’augmenter la réabsorption d’eau par les reins. Si elle est inhibée, les reins réabsorbent moins de liquide, la vessie se remplit alors davantage et l’urine s’y retrouve en quantité supérieure à la normale.La diurèse froide, un phénomène bien connuEn 1997, Weller mène une étude sur la production d’urine lors d’une exposition à des températures froides. Les résultats parlent d’eux-mêmes : l’urine est produite en quantité supérieure en milieu froid, avec une hausse pouvant aller jusqu’à 40% selon les individus.D’après la même étude, cette réaction est principalement due à l’inhibition de la libération d’ADH dans un premier temps, et à l’augmentation de la filtration glomérulaire par les reins dans un second temps, qui entraine la production plus importante d’urine.Au cas par casLa sensibilité au froid et la réaction du corps à la diurèse froide varient d’une personne à une autre selon de nombreux critères tels que l’âge, le sexe, l’état de santé ou la génétique. En 2003, Degroot a par exemple montré que les femmes s’avèrent globalement plus sensibles au froid que les hommes, donc potentiellement plus sujettes à la diurèse froide.Les personnes âgées sont aussi plus vulnérables à ce phénomène, du fait de leur masse musculaire et graisseuse amoindrie qui les expose davantage à la frilosité. Enfin, les maladies cardiovasculaires et les troubles rénaux sont des conditions qui influencent la manière dont notre corps réagit face au froid, donc notre propension à la diurèse froide. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 23, 2023 • 2min
Pourquoi a-t-on des sillons sur le bout des doigts ?
On les appelle plus communément les empreintes digitales. Les sillons qui se trouvent au bout de nos doigts font partie des caractéristiques intrigantes de la biologie humaine. Ces dermatoglyphes ont pourtant démontré leur utilité au grès de l’évolution, et ont même conduit à des avancées technologiques remarquables telles que l’identification biométrique.Comment se forment les empreintes digitales ?C’est pendant la gestation, entre la 10ème et la 24ème semaine de développement embryonnaire, que se forment nos empreintes digitales. Les crêtes des sillons des doigts sont produites grâce à l’épiderme. Celui-ci pousse vers l’intérieur du doigt et interagit avec le derme sous-jacent, ce qui produit des motifs uniques.Francis Galton, un cousin du célèbre Darwin, a calculé en 1892 que la probabilité d’avoir les mêmes empreintes digitales qu’un autre être vivant était de 1 sur 64 milliards, y compris pour des vrais jumeaux. Ces caractéristiques uniques dépendent à la fois de facteurs génétiques et environnementaux, et ne changent pas pendant toute notre vie, sauf si la couche profonde de la peau est détruite à cet endroit lors d’une grave brûlure ou d’une chirurgie.Les fonctions des sillons sur les doigtsLes empreintes digitales s’avèrent très utiles pour la sensibilité tactile de l’humain. Elles augmentent la surface de contact avec les objets et aident à discriminer les textures grâce aux vibrations transmises par les crêtes des sillons lors d’un contact avec une surface. C’est donc grâce à nos empreintes digitales que nous pouvons manipuler et tenir les objets de notre quotidien.Les sillons des doigts agissent aussi comme des canaux qui évacuent l’eau et améliorent la friction entre les doigts et la surface de l’objet, permettant aux humains de saisir des choses glissantes ou humides. Les crêtes réduisent la pression de contact : notre peau s’adapte ainsi mieux aux surfaces irrégulières et saisit plus efficacement les objets non lisses.De l’usage des empreintes digitales dans la société moderneEn raison de leur caractère parfaitement unique, les empreintes digitales sont désormais largement utilisées comme méthode d’identification biométrique. Différents systèmes de reconnaissance des dermatoglyphes existent pour les accès sécurisés, les passeports, les appareils électroniques ou les identifications au sein des forces de l’ordre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 22, 2023 • 2min
Comment exprimer sa position sur le don d’organe ?
Sujet complexe et délicat, le don d’organe mêle différents aspects médicaux, éthiques et personnels. Quelle que soit la décision prise par chacun, il est important de l’exprimer avant le décès. Cela permet d’éviter aux proches de prendre des décisions difficiles, et de réduire le cas échéant les délais de transplantation des organes.Les enjeux du don d’organeD’après l’OMS, ce sont 130 000 transplantations d’organes qui ont lieu chaque année dans le monde dans le but d’améliorer la santé d’un patient, ou de lui sauver la vie. En France, près de 6000 personnes se trouvent dans l’attente d’une greffe, car l’écart entre les organes disponibles et les patients qui en ont besoin est très important.Malgré ses avantages certains sur la santé à long terme, le don d’organe reste sujet aux préoccupations éthiques. Le consentement présumé, les inégalités d’accès aux transplantations, les dilemmes moraux liés à la priorisation des patients et les croyances personnelles sont autant d’aspects qui rendent le don d’organe plus complexe qu’il n’y parait.Le fait de s’exprimer clairement sur son refus ou son accord pour le don d’organe facilite les démarches qui ont lieu au moment du décès. Il existe plusieurs façons de témoigner de ses volontés.Comment exprimer clairement sa position sur le don d’organe ?Il faut savoir que toute personne décédée en France est présumée consentante au don d’organe si elle n’a pas exprimé son opinion sur le sujet. Cependant, en l’absence de preuve directe, les médecins sont forcés d’effectuer des recherches pour établir la possibilité de prélever les organes, ce qui demande du temps. Les organes sont alors susceptibles de s’affaiblir, voire de devenir impropres à la greffe.Pour exprimer votre position sur le don d’organe, il faut d’abord vous renseigner et vous documenter auprès de sources fiables comme les rapports de l’OMS, les publications scientifiques et gouvernementales. Ensuite, trois cas sont possibles : soit vous souhaitez donner vos organes sans restriction, soit vous souhaitez donner vos organes avec restriction, soit vous ne souhaitez pas donner vos organes.Les personnes qui choisissent le don d’organe ont la possibilité de porter une carte attestant de leur choix dans leur portefeuille ou dans leurs effets personnels. Elles peuvent également réaliser un écrit accordant le droit de prélever tout ou partie de leurs organes après le décès. Il est également important de parler avec son entourage afin de faire connaitre son choix.Les personnes qui choisissent de ne pas donner leurs organes peuvent s’inscrire au registre national des refus de dons d’organes, qui est systématiquement vérifié en cas de doute sur l’accord ou non de la personne décédée. Là encore, le dialogue en amont avec les proches facilitera les démarches au moment du décès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 21, 2023 • 3min
Comment les incrétines aident-elles à maigrir ?
Encore une nouvelle molécule miracle qui résoudrait définitivement les problèmes épidémiques d’obésité ? Rien n’est moins sûr, mais les incrétines ont en tous les cas éveillé l’intérêt des scientifiques par rapport à la perte de poids. Ces hormones sécrétées par l’intestin sont au cœur des recherches les plus récentes sur l’obésité et le diabète. Comment permettent-elles d’induire une perte de poids ? Ces hormones sont-elles sans risque pour la santé ?Les incrétines, des hormones étroitement liées à la prise alimentaireLibérées lors de l’ingestion de certains nutriments, notamment de glucose et de lipides, les incrétines participent à la régulation des prises alimentaires. Elles se retrouvent principalement à la fin du système digestif, dans l’intestin grêle. Les deux incrétines les plus connues et les plus étudiées sont le glucagon-like peptide-1, dit GLP-1, et le glucose-dependent insulinotropic polypeptide, dit GIP.Une étude récente menée sur des personnes atteintes de diabète de type 2 et présentant un IMC supérieur à la moyenne a montré que les médicaments stimulant la libération de GLP-1 induisaient une moindre appétence pour les aliments gras lors des prises alimentaires suivantes. L’une des explications avancées serait que le GLP-1 favorise la libération d’autres hormones dans l’intestin, elles-mêmes impliquées dans la régulation de l’appétit et dans l’attirance pour les lipides.D’autre part, l’hormone GLP-1 réduit également la libération de dopamine dans le cerveau lors de la prise alimentaire. Ainsi, les personnes qui présentent des taux plus élevés de GLP-1 auront moins d’attirance pour la nourriture grasse, car cette dernière leur procurera moins de plaisir.D’autres effets intéressants des incrétines pour perdre du poidsSi ces premiers mécanismes mis en évidence sont à priori très intéressants pour aider les personnes en surpoids à maigrir, les incrétines procurent d’autres effets bénéfiques à l’amaigrissement. Le GLP-1 inhibe la libération de l’hormone qui stimule l’appétit, le neuropeptide Y. Avec une moindre sensation de faim, les personnes réduisent naturellement leurs prises alimentaires.Les incrétines augmentent aussi la dépense énergétique de base. En stimulant la thermogénèse, ce processus qui convertit les calories en chaleur, elles favorisent la hausse du métabolisme qui contribue à la perte de poids.Enfin, les incrétines ont été identifiées par une étude de Holst en 2007 comme des éléments favorables à la sécrétion d’insuline. Elles permettent d’améliorer la sensibilité à l’insuline, un phénomène clé pour les personnes atteintes de diabète 2.Les limites des médicaments anti-diabétiques qui stimulent les incrétinesPlusieurs médicaments stimulant ou améliorant la libération d’incrétines sont actuellement testés sur des populations diabétiques. Si les résultats semblent prometteurs, certaines limites ont déjà été identifiées. D’abord, tous les patients ne répondent pas de la même façon aux incrétines, et les traitements peuvent être parfois inefficaces. Ensuite, le mode d’injection sous-cutanée des agonistes du récepteur GLP-1 freine encore l’adhésion au traitement. Pour finir, le risque potentiellement accru de cancer soulevé par une étude de 2011 doit inciter à la prudence et au bon calcul du rapport bénéfice/risque en cas de prescription. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 2023 • 43sec
Notre nouveau podcast: La rumeur
Pour écouter le podcast La rumeur:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bGoogle Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3DDeezer:https://deezer.com/show/3871907 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 18, 2023 • 3min
Comment l’organisme peut-il se guérir lui-même ?
Merveilleux pouvoir hérité de la nature, l’auto-guérison de l’organisme humain prend des formes variées. Capable de se réparer et de se régénérer grâce à différents mécanismes biologiques, notre organisme est parfois notre meilleur médecin. Quels sont les procédés mis en œuvre par notre corps pour se protéger des traumatismes, se défendre des infections et s’attaquer aux agents extérieurs ?Le système immunitaire, la première ligne de défensePrincipal acteur de l’auto-guérison, le système immunitaire se divise en deux branches : l’immunité innée et l’immunité adaptative, aussi appelée immunité acquise.L’immunité innée est une défense qui intervient rapidement en cas de lésion ou d’infection. Elle mobilise les phagocytes, des cellules immunitaires qui englobent et détruisent les agents pathogènes. Elle n’est pas spécifique à un microbe, mais a l’avantage de se produire très vite dès le début de l’affection.L’immunité adaptative, elle, sollicite les lymphocytes B et T. Ces derniers sont produits une fois que l’agent pathogène a été identifié, et répondent de façon plus ciblée à l’attaque en libérant des anticorps qui neutralisent les microbes, en se fixant sur leurs antigènes.La cicatrisation, un processus de réparation efficaceC’est un phénomène complexe qui se produit pourtant tous les jours chez la plupart des humains. La cicatrisation implique plusieurs étapes qui permettent de réparer des tissus endommagés par une lésion, un choc, un traumatisme ou une attaque d’un agent pathogène.La cicatrisation commence par l’inflammation, une réponse immunitaire qui mobilise les cellules de défense en les dirigeant vers le lieu de la blessure. La prolifération des cellules est amplifiée par des facteurs de croissance également présents sur place, ce qui permet de combler la perte de tissu. Pendant ce temps, la matrice extracellulaire, une structure protéinée qui soutient les cellules et les tissus, est renforcée afin d’assurer la solidité et la flexibilité du nouveau tissu cicatriciel.La régénération tissulaire, au-delà des limites de guérisonSi la cicatrisation est un pansement naturel sur la plaie qui force l’admiration, la régénération tissulaire est un processus encore plus impressionnant. Le corps remplace complément les tissus endommagés en les recréant à l’identique. Cette régénération est possible grâce aux cellules souches, des cellules capables de se différencier afin de prendre les caractéristiques précises du tissu perdu. Des recherches menées par Trounson et McDonald en 2015 montrent que la thérapie par cellules souches est susceptible d’améliorer la capacité de l’organisme à se régénérer de lui-même.L’homéostasie maintient l’équilibre des variables internesUne déshydratation en vue ? Le corps produit une sensation de soif pour trouver de l’eau et survivre. Un excès de température lié à la fièvre ou à la chaleur ? Le corps stimule la transpiration, qui participe au refroidissement de l’organisme. Le principe d’homéostasie est la capacité de notre corps à maintenir son équilibre interne malgré les changements qui lui sont appliqués. C’est un mécanisme crucial pour guérir et se maintenir en forme tout au long des années.Par l’homéostasie, par la cicatrisation, la régénération et la défense immunitaire, notre organisme utilise donc de nombreuses ressources internes qui lui permettent de s’auto-guérir sans aucune intervention extérieure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 17, 2023 • 3min
Quelles sont les conséquences de l’alcool sur la sexualité ?
Un petit verre de vin pour mieux se laisser aller, un fond d’alcool fort pour accroitre ses performances : que valent vraiment les idées reçues sur l’alcool et la sexualité ? En tant que substance psychoactive, l’alcool s’avère impliqué dans les réactions sexuelles, tant au niveau physique que psychologique. Et c’est souvent la dose qui fait la différence sur le résultat.L’effet de l’alcool sur la libido et le désirL’université de Washington a publié en 2019 une étude qui atteste qu’une consommation modérée d’alcool est susceptible d’augmenter temporairement le désir sexuel. Cet effet s’explique par le fait que l’alcoolémie contribue à réduire l’anxiété et à lever les inhibitions sociales.En revanche, consommé en excès, l’alcool altère le système de récompense du cerveau. La libido connait alors un effet inverse, et la personne ressent moins de désir sexuel qu’à l’accoutumée.L’effet de l’alcool sur les performances sexuellesEn ce qui concerne la capacité physique à connaitre un rapport sexuel, l’alcool est plutôt néfaste. On lui attribue des conséquences nombreuses, tant chez les femmes que chez les hommes, lorsqu’il est consommé en excès. Environ 37% des hommes qui boivent de façon excessive souffrent de dysfonction érectile. Cela s’explique par le fait que l’alcool perturbe la coordination entre les stimuli sensoriels, les centres cérébraux du désir et de l’excitation et les nerfs impliqués dans la réponse vasculaire du pénis.D’autre part, l’alcool provoque une vasodilatation, un phénomène de dilatation des vaisseaux sanguins qui réduit la pression artérielle et la résistance vasculaire. En cas de consommation excessive, le flux sanguin vers le pénis peut être amoindri et l’érection insuffisante.Du côté des femmes, l’alcool provoque des troubles de l’excitation et de la lubrification, en raison de son impact sur les connexions nerveuses et sur les taux d’hormones. Il est en effet prouvé que l’alcool modifie les concentrations en œstrogènes, en progestérone et en testostérone. Or, ces hormones jouent un rôle majeur dans l’établissement de l’excitation et de la lubrification.Enfin, les personnes qui consomment beaucoup d’alcool peuvent avoir du mal à atteindre l’orgasme. En altérant la sensibilité et la coordination musculaire, l’alcool rend plus difficile le processus d’atteinte du plaisir ultime.L’effet de l’alcool sur les comportements sexuelsUne étude menée en 2016 a démontré que la prise d’alcool augmentait le risque de comportements sexuels négatifs, tels que les rapports sexuels non protégés. Une autre étude menée en Caroline du Nord valide cette tendance en révélant que les buveurs excessifs ont deux fois plus de risque d’avoir un rapport sexuel non protégé.La consommation d’alcool altère le jugement, et peut diminuer la conscience des risques ou augmenter le risque de prise de décision sexuelle imprudente. Par ailleurs, selon une étude réalisée par l’université de Buffalo en 2013, près de la moitié des agressions sexuelles sont associées à une consommation d’alcool, de la part de l’agresseur et/ou de la victime.En conclusionMalgré un effet désinhibiteur propice au lâcher-prise dans les relations sexuelles, l’alcool engendre de nombreuses conséquences physiques et psychologiques négatives pour la poursuite de rapports sexuels sains, protégés, satisfaisants et consentis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 16, 2023 • 3min
Comment se manifeste le syndrome d’excitation génitale persistante ?
Le syndrome d’excitation génitale persistante ou permanente fait partie des troubles rares de la sexualité. Particulièrement handicapant, il concerne surtout les femmes et se caractérise par des sensations d’excitation génitale incontrôlables et persistantes, et ce sans stimulation sexuelle ni désir. Quels sont les symptômes du SEGP ?Le principal symptôme du SEGP est la présence de sensations d’excitation génitale d’intensité forte, qui sont involontaires et persistantes. L’excitation physique peut durer plusieurs heures, voire plusieurs jours. Elle s’accompagne d’une congestion de la zone pelvienne et d’une importante lubrification vaginale.Ce qui différence le SEGP de l’hypersexualité, c’est le fait que la personne ne ressent pas de désir sexuel ou de pensées érotiques liés à ces sensations d’excitation. D’ailleurs, une étude menée en 2010 montre que les personnes atteintes de SEGP peuvent éprouver une réelle détresse psychologique et une baisse de leur qualité de vie à cause de leur état médical.Le diagnostic du SEGP reste complexe, car il n’existe pas de critères universellement acceptés pour le poser. Les médecins doivent notamment exclure les autres causes possibles d’excitation génitale comme les infections, les effets secondaires des traitements ou les troubles neurologiques.Les différentes causes possibles d’un SEGPCertains travaux dont les résultats ont été publiés en 2012 par Komisaruk et Lee suggèrent que le SEGP pourrait être lié à une dysfonction des nerfs pelviens, ceux-là même qui sont responsables de la transmission des sensations d’excitation génitale au cerveau. Des lésions sur ces nerfs ou leur sensibilité accrue pourrait participer à créer des sensations persistantes d’excitation génitale.Le corps médical considère aussi la possibilité d’une cause hormonale dans le développement du SEGP. La ménopause, la prise de contraceptifs hormonaux, les troubles endocriniens peuvent contribuer à l’apparition du SEGP, bien que cela reste encore à prouver de façon claire.Une étude de 2012 réalisée par Facelle montre que chez certaines femmes atteintes de SEGP, la vascularisation de la région génitale n’est pas normale. Des problèmes vasculaires pourraient donc être impliqués dans l’apparition de ce syndrome.Enfin, et même si le SEGP n’est pas un trouble psychiatrique, les symptômes s’avèrent sensibles aux facteurs psychologiques tels que le stress, les traumatismes ou l’anxiété. Ces derniers sont capables d’induire une exacerbation des sensations d’excitation génitale persistante.Les traitements proposés pour améliorer le SEGPParmi les solutions utilisées pour traiter un SEGP, les médecins choisissent parfois des antidépresseurs, des antihistaminiques ou des anxiolytiques dont le but est de réduire les symptômes, soit en bloquant les récepteurs impliqués dans les sensations d’excitation, soit en agissant au niveau des neurotransmetteurs.Les techniques de relaxation aident quant à elles à limiter le stress et l’anxiété. Les thérapies cognitivo-comportementales contribuent à la meilleure gestion des pensées et des comportements liés au SEGP.En cas de cause sous-jacente nerveuse ou hormonale, le traitement de ladite cause soulage souvent les symptômes du SEGP. Enfin, la chirurgie est parfois envisagée dans le but de résoudre des troubles vasculaires ou nerveux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 15, 2023 • 3min
Comment expliquer un faux positif sur un test de grossesse ?
D’après une étude publiée en 2004, le risque d’avoir un faux positif avec un test de grossesse issu du commerce est compris entre 1,2 et 5,4%, selon le type de test et la marque utilisée. Largement utilisés pour dépister rapidement un début de grossesse, ces tests restent fiables dans une grande partie des cas, dès lors qu’ils sont utilisés correctement. Alors, quelles sont les causes qui peuvent expliquer un faux positif ?Principe de fonctionnement du test de grossesseLes tests dépistant les grossesses recherchent la présence d’une hormone nommée HCG, la gonadotrophine chorionique humaine. Produite par le placenta dans les semaines qui suivent la nidation de l’embryon, cette hormone augmente rapidement au fil des jours et indique une grossesse de façon précoce.Le taux d’HCG peut être recherché par une prise de sang effectuée en laboratoire et, de façon plus courante, à l’aide d’un test urinaire réalisé à domicile. Dans ce second cas, les faux positifs résultent principalement de causes physiologiques, médicamenteuses ou d’erreurs de manipulation.Les causes habituelles d’un faux positifD’abord, il convient de savoir qu’un test de grossesse trop sensible à l’hormone HCG peut indiquer une grossesse alors que la femme n’est pas enceinte, tel que l’atteste l’étude menée par Cole en 2011. En effet, le corps secrète toujours d’infimes quantités d’HCG, même en l’absence de grossesse.L’immersion prolongée de la bandelette dans l’urine est aussi susceptible de provoquer un faux positif, comme l’a montré Barnhart dans son étude de 2005. Pour éviter ce phénomène, il convient de respecter les consignes d’utilisation indiquées sur la notice par le fabricant.Deux causes physiologiques sont responsables d’une partie des faux positifs. Lors d’une fausse couche précoce, l’hormone HCG continue à être détectable dans les urines quelques temps après la perte de l’embryon. Le test est alors positif, alors que la grossesse s’est déjà interrompue. La grossesse môlaire est la deuxième cause physiologique qui explique un faux positif. Dans ce cas, il n’y a pas d’embryon mais des tissus anormaux se développent dans l’utérus et entrainent la production d’HCG.Finalement, les traitements contre la stérilité contiennent parfois de l’HCG, ce qui peut contribuer à fausser un test de grossesse urinaire.Comment éviter un faux positif sur un test de grossesse ?Pour obtenir un résultat fiable, optez d’abord pour un test de grossesse avec une sensibilité normale, d’une marque reconnue et validée par les normes européennes. Respectez bien les instructions dans l’ordre afin d’éviter toute erreur de manipulation. Enfin, choisissez le bon moment pour faire votre test de grossesse. La période la plus indiquée est d’une semaine après la date de retour supposé des règles. L’HCG est alors suffisamment élevée pour être détectée par un test urinaire classique, qui sera confirmé par un test sanguin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 14, 2023 • 2min
Quelles sont les différences entre la rhinite allergique et le rhume ?
Ces deux affections courantes des voies respiratoires supérieures présentent un certain nombre de ressemblances. La rhinite allergique et le rhume ont pourtant des causes différentes, et leurs mécanismes dépendent de facteurs dissemblables.Les symptômes : un tronc communUn éternuement, un nez qui coule : la plupart d’entre nous identifient là un rhume. La rhinite allergique et le rhume traditionnel présentent des symptômes assez semblables, parmi lesquels les éternuements, la congestion nasale, l’écoulement clair nasal, les démangeaisons dans le nez et la gorge, et éventuellement une légère toux.Toutefois, chaque affection présente des caractéristiques plus spécifiques. Les symptômes de la rhinite allergique, par exemple, peuvent durer plusieurs semaines en fonction du taux d’exposition à l’allergène en question. Ils s’accompagnent souvent de larmoiements des yeux, de rougeurs et de démangeaisons oculaires. Dans le cas d’un rhume, les symptômes qui peuvent s’ajouter sont la fièvre, les frissons, les maux de tête, la fatigue et les douleurs musculaires. On constate également un épaississement et un jaunissement de l’écoulement nasal au fur et à mesure que l’infection progresse.Les causes et mécanismes du rhume et de la rhinite allergiqueLa rhinite allergique constitue en une réaction inflammatoire nasale, provoquée par une exposition à des allergènes. Ces derniers peuvent être du pollen, des acariens, des moisissures ou des squames animales. La rhinite résulte alors d’une réponse immunitaire inappropriée de l’organisme, qui produit des immunoglobulines E spécifiques à l’allergène, en croyant que cet allergène est un danger pour le corps.Le rhume, lui, est une infection virale. Il peut être causé par un coronavirus, un adénovirus, un entérovirus, mais il résulte le plus souvent d’une infection par un rhinovirus. La transmission du rhume se fait par contact direct avec une personne ou une surface, tandis que la rhinite allergique ne se transmet pas d’une personne à une autre. Elle est cependant influencée par des facteurs génétiques et environnementaux.La saisonnalité : des variations distinctesDu fait de leurs causes respectives distinctes, le rhume et la rhinite allergique apparaissent généralement à des périodes de l’année différentes. Très fréquente au printemps et en été à cause de la forte concentration de pollen dans l’air, la rhinite allergique se manifeste toute l’année chez les personnes allergiques aux acariens ou aux animaux, dès que la personne se trouve en contact avec l’allergène.Le rhume est plus fréquent en automne et en hiver. Comme l’a démontré une étude menée par Eccles en 2002, le regroupement des personnes dans des espaces clos favorise la propagation du virus responsable du rhume. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


