

Choses à Savoir SCIENCES
Choses à Savoir
Développez facilement votre culture scientifique grâce à un podcast quotidien ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Episodes
Mentioned books

Jul 16, 2022 • 29sec
Au programme cet été !
Tout l'été, écoutez le meilleur de Choses à Savoir ! Je vous retrouverai le lundi 29 août pour des épisodes inédits, au rythme habituel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 14, 2022 • 2min
Les amis ont-ils la même odeur corporelle ?
On sait que l'odorat joue un grand rôle chez les animaux qui, avant de frayer avec un congénère, prennent soin de le renifler. Mais ce sens influencerait aussi notre vie sociale, et notamment nos relations amicales.Les amis ont des odeurs similairesDes chercheurs sont partis du postulat qu'une personne nouerait des liens d'amitié avec une autre parce qu'elle aurait une odeur corporelle proche de la sienne.Pour vérifier cette hypothèse, ils ont procédé à une expérience. Ils ont utilisé, pour la mener à bien, un "nez" artificiel, dispositif capable de "sentir" les nombreuses composantes de l'odeur corporelle humaine.Ils ont ensuite réuni vingt couples d'amis, femmes ou hommes, qui avaient déclaré s'être sentis immédiatement attirés l'un par l'autre. Ces personnes ont ensuite dormi avec un vêtement en coton, dont l'odeur a été analysée par le nez électronique.En examinant les résultats, les chercheurs se sont aperçus que les odeurs des membres de chaque binôme amical se ressemblaient davantage que celles de deux personnes n'ayant pas noué de liens d'amitié.Ce résultat a d'ailleurs été confirmé par des personnes connues pour leurs facultés olfactives développées.Une similitude d'odeur laisse présager une amitiéLes chercheurs ont ensuite voulu savoir si la similitude d'odeur entre deux personnes pouvait laisser présager la naissance d'une amitié entre elles.Pour cela, ils ont demandé à 17 personnes de se tenir les unes en face des autres, à une courte distance. Elles devaient bouger lentement leurs mains, sans parler. De telles dispositions devaient permettre aux participants de reconnaître, la plupart du temps de manière inconsciente, l'odeur de leurs vis-à-vis.On demandait ensuite à chacun comment il s'était senti avec son partenaire. Grâce au nez artificiel, qui reconnaissait les odeurs de chaque participant, les chercheurs ont pu constater que, dans 71 % des cas, une similitude d'odeur permettait de prédire la naissance prochaine d'une amitié.Au contraire, une différence d'odeur entre deux personnes permettait de conclure que, dans 68 % des cas, elles ne deviendraient pas proches.Cependant, cette similitude d'odeurs entre deux amis pourrait aussi s'expliquer par une grande proximité et le partage de certaines habitudes de vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 13, 2022 • 2min
Les bâches limitent-elles la fonte des glaciers ?
Si le réchauffement climatique devait s'intensifier, la fonte des glaciers se poursuivrait à un rythme inquiétant. Entre 2003 et 2015, les glaciers alpins ont déjà perdu 25 % de leur surface. Et certains pourraient disparaître d'ici 2100. C'est pour freiner ce phénomènes que certains glaciers sont recouverts de bâches.Une couverture artificielle des glaciersDans certaines régions montagneuses de la planète, comme la Suisse ou la Chine, des glaciers sont recouverts en partie de grandes bâches blanches. Ces couvertures, épaisses seulement de quelques millimètres, sont faites de géotextile ou de nanofibres.Le géotextile est un revêtement synthétique utilisé pour recouvrir la partie du sol consacrée aux plantations de jardin. Quelle que soit leur matière, ces bâches ont pour but de réfléchir les rayons du soleil, protégeant ainsi la couche de neige des ultraviolets.En Suisse, la surface recouverte par ces bâches a doublé depuis 2012. Elle représente environ 180.000 km2. Ce procédé a ainsi permis de sauver 300.000 m3 de glace en 2019.De nombreuses limitesCette couverture des glaciers menacés par le réchauffement climatique semble une solution ingénieuse, mais sa mise en œuvre se heurte à divers obstacles.En premier lieu, son efficacité n'est pas toujours avérée. Elle dépend en grande partie des matériaux utilisés. Cependant, les sources ne s'accordent pas sur leur action.Ainsi, pour le site "Swissinfo", les bâches en géotextile posées sur certains glaciers des Alpes suisses permettraient de réduire de 50 à 70 % la fonte de la neige et de la glace.Cette réduction ne serait que de 30 % pour le site "Sciencepost.fr", qui relate l'expérience menée sur des glaciers chinois. D'après cette source, les bâches en nanofibres seraient plus performantes puisqu'elles limiteraient de 56 % la fonte des glaciers.Le second obstacle est le coût de ce procédé. "Sciencepost" rappelle ainsi que la couverture des glaciers suisses aurait coûté entre 700.000 et 900.000 francs suisses en 2019.Et encore l'étendue couverte est-elle très limitée. En effet, seulement 0,03 % des glaciers suisses aurait été revêtu de ces bâches. Autant dire que la couverture de l'ensemble des glaciers serait une opération ruineuse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 12, 2022 • 2min
Pourquoi la France n'exploite-t-elle pas le gaz de schiste ?
De rares pays, comme les États-Unis, le Canada, la Chine ou la Pologne, exploitent ce qu'on appelle le gaz de schiste. En France, comme dans d'autres pays européens, cette exploitation est interdite, en raison de ses dangers pour l'environnement.Une méthode alternativeL'exploitation du gaz de schiste se fait au moyen de la fracturation hydraulique. Cette méthode consiste à injecter dans la roche contenant du gaz un liquide sous pression qui la fissure. À ce liquide s'ajoutent le plus souvent du sable et divers produits chimiques.Cette technique est utilisée pour récupérer du gaz, ou du pétrole, dans des roches où les hydrocarbures ne forment pas une poche, plus accessible, mais se mêlent à la substance rocheuse elle-même.La fracturation hydraulique permet donc d'exploiter le gaz ou le pétrole dans des zones où le forage classique se montre peu efficace. Cette technique est interdite en France depuis 2011, et, à part en Pologne et au Royaume-Uni, peu utilisée dans la plupart des pays du continent européen.Des dangers pour l'environnement et la santéSi la fracturation hydraulique soulève autant de doutes, parmi les spécialistes mais aussi dans l'opinion publique, c'est en raison de ses effets nocifs pour l'environnement.En effet, le gaz extrait par ce moyen est souvent du méthane, dont on sait qu'il s'agit d'un gaz à effet de serre. D'autre part, les opérations mêmes de fracturation répandent dans l'environnement des polluants, comme du benzène ou du monoxyde de carbone.Il est par ailleurs possible que la fracturation contribue à polluer le sous-sol et même les nappes phréatiques. De même, elle pourrait exposer les populations locales au risque de développer des maladies graves, comme certaines formes de cancer.C'est pourquoi, d'ailleurs, l'interdiction de cette technique a paru plus urgente dans certaines régions densément peuplées du continent européen que dans les vastes étendues, en partie inhabitées, où se trouvent les principaux gisements américains et canadiens.Même si tous ces risques ne sont pas totalement avérés, l'interdiction de cette pratique en France, réitérée à plusieurs reprises, se fonde en partie sur le principe de précaution. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 11, 2022 • 2min
Quel est le pari pris par la Chine sur Mars ?
On sait que la rivalité entre les grandes puissances n'a pas la Terre comme seul cadre. En effet, l'espace est, lui aussi, l'objet d'une vive compétition. Dans un tel contexte, la Chine annonce lancer, plus tôt que les Américains et les Européens, une mission de récupération d'échantillons sur Mars.Une mission complexeAu départ, la Nasa et l'Agence spatiale européenne (ESA), avaient mis au point une mission conjointe, dont le but était de ramener sur Terre, en 2031, des échantillons de roches prélevés sur le sol martien.Mais le programme initial a dû être revu. En effet, le retour des échantillons sur Terre a été repoussé de deux ans, et ne devrait pas intervenir avant 2033.Ce report s'explique en partie par la complexité de la mission. En effet, il faut envoyer sur Mars un atterrisseur doté d'une fusée, pour pouvoir quitter la planète rouge. Il faut aussi prévoir un second vol, destiné à déposer sur la planète le rover qui collectera les échantillons.On a donc renoncé à un vol unique, remplacé par deux départs distincts. Enfin, un orbiteur devrait être lancé, pour récupérer les échantillons apportés par la fusée. L'ensemble de ces vols est désormais programmé pour 2026 et 2027, avec un retour des échantillons prévu, comme on l'a vu, en 2033.Un projet plus simpleFace au programme conjoint imaginé par la NASA et l'ESA, le projet chinois paraît plus simple. En effet, il ne comprend qu'un atterrissage sur Mars, celui de l'atterrisseur et du véhicule d'ascension.Quant à l'orbiteur, qui doit, là encore, récupérer les échantillons, il devrait être lancé un peu plus tard. Et les Chinois n'ont même pas prévu d'utiliser un rover pour prélever les roches martiennes.Si cette mission chinoise paraît avoir de bonnes chances de succès, c'est qu'elle a été préparée par plusieurs missions, qui ont démontré l'efficience des technologies utilisées. Notamment en termes d'atterrissage sur Mars et de récupération des échantillons.Autant de raisons qui expliquent pourquoi la Chine pourrait bien passer devant ses principales concurrentes en étant la première à récupérer ces précieux échantillons martiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 10, 2022 • 2min
Quel est le mystérieux phénomène Steve ?
Apparu au Nord du Canada, un énigmatique phénomène lumineux intrigue les scientifiques. Ils ont d'abord pensé qu'il pouvait s'agir d'une aurore boréale, avant de changer d'avis.Un phénomène lumineux dans le Grand Nord canadienCette manifestation lumineuse a été baptisée "Steve", un acronyme qui, en français, signifie "forte augmentation de la vitesse d'émission thermique". Ce phénomène a été observé au-delà du cercle polaire, dans le ciel nocturne du Grand Nord Canadien.Il se présente sous la forme d'une ligne lumineuse, dont il est possible de distinguer le début et la fin. On discerne aussi, dans ce ruban de lumière, des sortes de stries. Il est dans les tons roses et violets. Au total, le phénomène dure entre 20 minutes et une heure.L'attention des scientifiques a été attirée par des photos d'amateurs, publiées sur un site financé en partie par la NASA.Autre chose qu'une aurore boréaleDans un premier temps, les astronomes ont cru que Steve était une aurore boréale. Ce qui était d'autant plus plausible que cette dernière semble toujours accompagner cet étrange phénomène lumineux.Mais, à y regarder de près, ils se sont aperçus que cette manifestation lumineuse était trop différente d'une aurore boréale pour en être une. En effet, une aurore boréale se forme au cours d'une phase d'intense production d'énergie, quand des vents solaires chargés de particules interagissent avec l'atmosphère.Or, rien de tel n'a été constaté au moment de l'apparition de Steve. Par ailleurs, celui-ci n'apparaît pas aux mêmes endroits que les aurores boréales. On l'a en effet repéré à des latitudes bien plus basses.Enfin, il ne présente ni la même forme ni les mêmes couleurs qu'une aurore boréale. Cette dernière est plutôt ovale, et arbore des teintes tirant sur le bleu, le vert et le rouge, tandis que Steve est décrite par les observateurs comme une sorte de ruban violet.Il faudra rassembler davantage d'informations pour percer le mystère de ce phénomène lumineux. Des hypothèses ont cependant été émises pour tenter de l'expliquer, comme la circulation, à une très grande vitesse, de courants d'ions et d'électrons chauds. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 7, 2022 • 2min
Pourquoi la France a-t-elle signé les Accords Artemis ?
Après bien des hésitations, la France a fini par signer les Accords Artemis, conçus sous l'égide de la NASA pour préciser les conditions d'exploration du système solaire. Elle a en effet obtenu les précisions qu'elle attendait sur certains points de ce traité, qui lui paraissaient contestables.La France signe enfin les accords ArtemisLa France est ainsi devenue le 20e pays à ratifier les Accords Artemis. Dans la mesure où de grandes puissances spatiales, comme la Russie ou la Chine, n'ont pas signé le texte, la France apparaît désormais, aux yeux de la NASA, comme son principal partenaire.Elle doit notamment ce statut à la part prépondérante qu'elle prend au budget de l'Agence spatiale européenne et au rôle essentiel joué par Arianespace, la principale entreprise de transport spatial.Ces Accords ne concernent pas seulement l'exploration de la Lune, mais aussi celle de Mars et, plus généralement, des comètes ou des astéroïdes qui pourraient traverser notre galaxie.Des points controversésMaintenant que la France a rejoint les rangs des signataires de ces accords, on peut se demander pourquoi elle a mis si longtemps à les parapher.Si les responsables français ont hésité à signer ce texte, c'est qu'il leur paraissait peu compatible avec d'autres documents, destinés, eux aussi, à encadrer l'exploration de l'espace. Il s'agit surtout du traité sur l'espace, paraphé en 1967, et du traité sur la Lune et les autres corps célestes, signé en 1979.Or, ces textes précisent qu'aucune partie de la Lune ou de Mars, par exemple, ne peut faire l'objet d'une appropriation par un pays. Autrement dit, ces corps célestes appartiennent à la communauté internationale, donc à l'humanité.Or, les Accords Artemis envisagent l'exploitation des ressources naturelles de notre satellite. Il a paru à la France qu'une telle activité, qui n'est pas considérée par le traité comme une forme d'appropriation, pourrait déboucher sur la revendication de la souveraineté de telle ou telle partie de la Lune.Autre pomme de discorde, la création de "zones de sécurité", secteurs que s'approprieraient les pays signataires. La France a donc obtenu des précisions qu'elle estime suffisantes sur ces points controversés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 6, 2022 • 2min
Pourquoi un produit gratuit nous semble-t-il indispensable ?
Notre comportement de consommateur n'est pas toujours aussi rationnel qu'il peut paraître au premier abord. Ainsi, la notion de gratuité nous fait parfois perdre un peu notre bon sens.La valeur surestimée d'un produit gratuitL'expérience a été menée, voilà quelques années, par un universitaire américain. Il a proposé à quelques volontaires le choix entre deux options : soit manger gratuitement du chocolat de piètre qualité, soit payer une petite somme pour déguster du chocolat réputé.L'expérience fut très instructive. En effet, deux fois plus de participants ont choisi le chocolat le moins bon. Ce qui leur a paru le plus important, plus que la qualité de cette friandise, c'est de pouvoir en profiter gratuitement. Et donc de faire une bonne affaire.Dans la mesure où le produit est gratuit, on a également tendance à en surestimer la valeur. C'est ce que l'on appelle l'effet prix-zéro.Par contre, il ne joue plus si le produit est payant. Ainsi, les mêmes volontaires ont préféré le chocolat de bonne qualité, dès lors que l'autre n'était plus gratuit, même s'il était vendu à un prix dérisoire.Et pourtant, dans les deux cas, l'écart de prix, entre les deux chocolats, restait le même.Une offre intéressante seulement en apparenceCet effet fonctionne également quand le commerçant inclut de la gratuité dans son offre. Il sait par expérience qu'une telle démarche ne peut que lui valoir des clients supplémentaires.Ils sont notamment intéressés quand on leur fait miroiter des frais de port gratuits. Lors d'une enquête sur cette question, plus des trois quarts des personnes interrogées ont indiqué que c'était cette offre qui les décidait à acheter finalement le produit.Bien avant la possibilité d'être livré le jour même de l'achat par exemple. Le non paiement des frais de port donne à l'acheteur l'impression d'avoir fait, là encore, une bonne affaire.Ce qui n'est pas si sûr. Car il arrive assez souvent que le commerçant répercute les frais de port sur le prix d'achat. Si bien que, de manière paradoxale, il peut être plus avantageux de payer ces frais de port à l'achat que de s'en voir proposer la gratuité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 5, 2022 • 2min
Le mystère des origines de la peste noire vient-il d'être percé ?
Entre 1346 et 1353, la peste noire déferle sur l'Europe. Cette terrible pandémie tue entre 30 et 50 % de la population européenne. De récentes fouilles ont permis de découvrir l'origine de cette effroyable maladie.Le bacille de la peste retrouvé dans des tombesEntre 1347 et 1352 environ, cette maladie, que les contemporains appellent la "peste noire" ou la "grande peste", tue environ 25 millions de personnes. On sait, depuis la fin du XIXe siècle, qu'elle est due à un bacille, appelé "yersinia pestis", du nom de celui qui l'a découvert, Alexandre Yersin.Mais on ne savait pas vraiment où la peste s'était d'abord déclarée, avant de se répandre dans une grande partie du monde de l'époque. Grâce à de récentes fouilles, menées dans le Kirghizistan actuel, on a découvert la clef de l'énigme.Les archéologues ont mis à jour, dans le nord du pays, des tombes où étaient enterrés des morts appartenant à des peuples chrétiens vivant dans la région. Certaines d'entre elles, où reposaient des personnes mortes de "pestilence", étaient datées de 1338-1339.En analysant l'ADN contenu dans les dents de ces défunts, les scientifiques y ont retrouvé des traces du bacille responsable de la terrible peste noire.Une maladie partie d'Asie centraleCette terrible maladie serait partie de cette région d'Asie centrale. En fait, la bactérie découverte dans la pulpe dentaire serait l'ancêtre des bacilles responsables de la "grande peste" qui envahit l'Europe à partir de 1346.On sait que cette bactérie est hébergée par les animaux puis, quand les conditions s'y prêtent, transmise à l'homme. Ici, le vecteur de la maladie n'est sans doute pas la puce du rat, comme en Europe. C'est peut-être par le biais de la marmotte, un animal très répandu dans la région, que l'homme a fini par être contaminé.Les voies empruntées par la maladie ne sont pas non plus connues avec certitude. Les échanges commerciaux ont sûrement favorisé sa rapide diffusion. Les déplacements de populations induits par les guerres y ont sans doute aussi contribué.En tous cas, cette découverte est une étape essentielle dans la connaissance de la peste noire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jul 4, 2022 • 2min
La Chine a-t-elle vraiment détecté une vie extraterrestre ?
Depuis des décennies, les astronomes essaient de capter les signes d'une éventuelle vie extraterrestre. Des scientifiques chinois ont récemment déclaré avoir détecté un tel signal. Mais cette annonce demande à être éclaircie.Un télescope géantDes astronomes chinois auraient perçu, voilà quelques jours, un signal qui, selon eux, pourrait être interprété comme la manifestation d'une vie extraterrestre. De tels signaux suspects avaient déjà été repérés, en 2020, par cette équipe d'astronomes chinois. Il est vrai qu'ils possèdent, pour ce genre de recherches, des moyens que leurs confrères n'ont pas.En effet, le signal a été détecté par "Sky Eye". Il s'agit d'un radiotélescope de 500 mètres d'ouverture. C'est le plus grand appareil de sa catégorie, c'est-à-dire doté d'une parabole. Et c'est aussi le plus sensible.La recherche d'une éventuelle intelligence extraterrestre, ce que les Anglo-Saxons appellent SETI ("Search for extra-terrestrial intelligence") est l'une des spécialités de ce télescope.Une provenance extraterrestre à confirmerIl serait cependant prématuré de crier victoire trop tôt. Il existe en effet, dans l'annonce de cette découverte par les astronomes chinois, des points assez obscurs. De fait, elle a d'abord fait l'objet d'un article paru, le 15 juin dernier, dans un journal qui, comme tous les médias en Chine, est sous la surveillance de l'État. Article repris d'ailleurs par d'autres journaux.Puis il a été brusquement retiré. On ne connait pas la raison de ce retrait. Mais on peut supposer que l'article n'a pas plu aux autorités. Il se peut aussi que le communiqué annonçant la nouvelle ait été publié trop tôt, sans laisser le temps à la communauté scientifique de vérifier l'information.C'est en tout cas la procédure habituelle en Chine. Une telle nouvelle n'y est jamais annoncée, d'ordinaire, avant qu'elle n'ait été soumise à d'autres scientifiques compétents en la matière.Ils s'assurent notamment que le signal reçu ne provient pas de simples interférences radio. Ce n'est qu'au terme de telles vérifications que la provenance extraterrestre du signal peut être indiquée come plausible.Or, nous n'en sommes pas là pour le moment. Aussi faudra-t-il prévoir une enquête approfondie pour découvrir l'origine du signal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


