

Collège de France - Sélection
Collège de France
Une sélection des enseignements et conférences du Collège de France. Retrouvez l’ensemble des podcasts du Collège de France par professeur sur notre site internet.
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Feb 11, 2022 • 56min
Cycle Europe - Angelika Nussberger 4/4 : Les deux Europes : cohésion fragile, fragmentaire ou fausse ?
Samantha BessonDroit international des institutionsCollège de FranceAnnée 2021-2022Les divergences et controverses concernant le rôle d'un État européen au XXIᵉ siècleAngelika Nussberger - Conférencier invité - Cycle europe du Collège de France : Dialogue inachevé entre les idées constitutionnelles en Europe de l'Est et en Europe de l'Ouest 4/4Juriste, professeure à l'université de Cologne (Allemagne), juge internationale auprès de la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine, ancienne juge auprès de la Cour européenne des droits de l'homme.L'étude du « patrimoine » de l'Europe doit enfin conduire à se tourner vers l'avenir, tout en réfléchissant aux convergences et à ce qui peut devenir commun, et à leur mise en place. C'est principalement l'apport de l'héritage constitutionnel de l'Europe qui est en jeu. Il est censé fournir des critères évidents pour distinguer ce qui est constitutif d'un « État de droit » ou d'une « démocratie », d'une part, et des systèmes où ces valeurs ont perdu leur sens, d'autre part. Ces idées européennes peuvent être envisagées comme un patrimoine fragile, mais clairement comme un patrimoine commun. Il est également possible de discerner une certaine fragmentation qui, bien qu'elle puisse être partiellement surmontée, doit être acceptée comme telle. Enfin, l'idée d'une conception commune de l'État et de la société en Europe peut être jugée comme fausse. Au terme de ces quatre conférences, il conviendra de tirer des conclusions de l'analyse développée, et d'articuler quelques propositions et orientations à l'intention des décideurs politiques de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe.

Feb 10, 2022 • 57min
Cycle Europe - Angelika Nussberger 3/4 : Les divergences et controverses concernant le rôle d'un État européen au XXIᵉ siècle
Samantha BessonDroit international des institutionsCollège de FranceAnnée 2021-2022Les divergences et controverses concernant le rôle d'un État européen au XXIᵉ siècleAngelika Nussberger - Conférencier invité - Cycle europe du Collège de France : Dialogue inachevé entre les idées constitutionnelles en Europe de l'Est et en Europe de l'Ouest 3/4Juriste, professeure à l'université de Cologne (Allemagne), juge internationale auprès de la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine, ancienne juge auprès de la Cour européenne des droits de l'homme.Il n'y a pas une, mais deux histoires à raconter sur le développement des idées constitutionnelles en Europe : une pour l'Europe de l'Est et une pour l'Europe de l'Ouest. Dès le siècle des Lumières, l'Ouest du continent, en particulier la France, se considéra comme moteur des idées progressistes sur l'État et le droit, tandis que l'Est semblait davantage en retrait. Bien que la Constitution polonaise ait été rédigée quelques mois avant la Constitution française de 1791, elle était perçue comme désuète, alors que la seconde a été reçue comme un modèle de réussite. L'État à laquelle elle donnait un cadre était de plus confronté à la politique expansionniste de ses voisins. Certains États à l'Est, comme l'Empire russe, n'étaient aucunement prêts à laisser prospérer les idées des droits de l'Homme et du constitutionnalisme, et avaient même tendance à les transformer immédiatement en leurs contraires. Ces faits historiques peuvent être interprétés de diverses manières : soit comme l'illustration d'une Europe à deux vitesses, soit, à la suite de Samuel Huntington ou Jenö Szücz, comme l'expression d'héritages juridiques différents qui ne peuvent être réunis en un patrimoine commun.

Feb 4, 2022 • 59min
Cycle Europe - Angelika Nussberger 2/4 : La fausse promesse : les années 1990 et l'illusion d'un héritage constitutionnel commun
Samantha BessonDroit international des institutionsCollège de FranceAnnée 2021-2022La fausse promesse : les années 1990 et l'illusion d'un héritage constitutionnel communAngelika Nussberger - Conférencier invité - Cycle europe du Collège de France : Dialogue inachevé entre les idées constitutionnelles en Europe de l'Est et en Europe de l'Ouest 2/4Juriste, professeure à l'université de Cologne (Allemagne), juge internationale auprès de la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine, ancienne juge auprès de la Cour européenne des droits de l'homme.Il n'y a pas une, mais deux histoires à raconter sur le développement des idées constitutionnelles en Europe : une pour l'Europe de l'Est et une pour l'Europe de l'Ouest. Dès le siècle des Lumières, l'Ouest du continent, en particulier la France, se considéra comme moteur des idées progressistes sur l'État et le droit, tandis que l'Est semblait davantage en retrait. Bien que la Constitution polonaise ait été rédigée quelques mois avant la Constitution française de 1791, elle était perçue comme désuète, alors que la seconde a été reçue comme un modèle de réussite. L'État à laquelle elle donnait un cadre était de plus confronté à la politique expansionniste de ses voisins. Certains États à l'Est, comme l'Empire russe, n'étaient aucunement prêts à laisser prospérer les idées des droits de l'Homme et du constitutionnalisme, et avaient même tendance à les transformer immédiatement en leurs contraires. Ces faits historiques peuvent être interprétés de diverses manières : soit comme l'illustration d'une Europe à deux vitesses, soit, à la suite de Samuel Huntington ou Jenö Szücz, comme l'expression d'héritages juridiques différents qui ne peuvent être réunis en un patrimoine commun.

Feb 3, 2022 • 1h 1min
Cycle Europe - Angelika Nussberger 1/4 : Dialogue inachevé entre les idées constitutionnelles en Europe de l'Est et en Europe de l'Ouest
Samantha BessonDroit international des institutionsCollège de FranceAnnée 2021-2022Dialogue inachevé entre les idées constitutionnelles en Europe de l'Est et en Europe de l'OuestAngelika Nussberger - Conférencier invité - Cycle europe du Collège de France : Dialogue inachevé entre les idées constitutionnelles en Europe de l'Est et en Europe de l'Ouest 1/4Juriste, professeure à l'université de Cologne (Allemagne), juge internationale auprès de la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine, ancienne juge auprès de la Cour européenne des droits de l'homme.Il n'y a pas une, mais deux histoires à raconter sur le développement des idées constitutionnelles en Europe : une pour l'Europe de l'Est et une pour l'Europe de l'Ouest. Dès le siècle des Lumières, l'Ouest du continent, en particulier la France, se considéra comme moteur des idées progressistes sur l'État et le droit, tandis que l'Est semblait davantage en retrait. Bien que la Constitution polonaise ait été rédigée quelques mois avant la Constitution française de 1791, elle était perçue comme désuète, alors que la seconde a été reçue comme un modèle de réussite. L'État à laquelle elle donnait un cadre était de plus confronté à la politique expansionniste de ses voisins. Certains États à l'Est, comme l'Empire russe, n'étaient aucunement prêts à laisser prospérer les idées des droits de l'Homme et du constitutionnalisme, et avaient même tendance à les transformer immédiatement en leurs contraires. Ces faits historiques peuvent être interprétés de diverses manières : soit comme l'illustration d'une Europe à deux vitesses, soit, à la suite de Samuel Huntington ou Jenö Szücz, comme l'expression d'héritages juridiques différents qui ne peuvent être réunis en un patrimoine commun.

Jan 20, 2022 • 1h 7min
Leçon inaugurale - Daniel Lincot : Énergie solaire photovoltaïque et transition énergétique
Daniel LincotInnovation technologique Liliane Bettencourt (chaire annuelle 2021-2022)Collège de FranceAnnée 2021-2022Énergie solaire photovoltaïque et transition énergétiqueLeçon inaugurale : Énergie solaire photovoltaïque et transition énergétiqueC'est l'énergie que l'on n'attendait pas, celle qui ne pesait pratiquement rien il y a encore une dizaine d'années et que le début du XXIe siècle a vu éclore et se développer de façon exponentielle. Il s'agit de l'énergie solaire photovoltaïque issue de la transformation de la lumière du soleil, portée par les photons, en énergie électrique. Tout cela directement, sans bruit, sans pièces tournantes, sans vapeur, sans consommation de carburant ou de matériaux, ni usure, lui donnant un caractère unique, voire magique aux yeux de ses premiers témoins, dans l'éventail des moyens classiques de production d'électricité.Sa découverte remonte à près de deux siècles, en 1839 précisément, lorsque Edmond Becquerel, au Museum national d'histoire naturelle, baigné dans le bouillonnement créatif et d'innovations suivant la découverte de l'électricité et de la photographie, chercha à mesurer l'intensité de la lumière par un signal électrique via un montage de Volta adapté sous éclairement. Il avait 19 ans.Il fallut attendre le tournant du siècle pour que de premières cellules solaires voient le jour, que l'effet photoélectrique soit expliqué par A. Einstein en 1905 et attendre encore cinquante ans pour que naissent la technologie moderne des cellules au silicium. Avec les développements associés à la conquête spatiale, le photovoltaïque moderne était né. La théorie, issue de physique quantique, était posée, de nouveaux procédés, de nouveaux matériaux en couches minces émergeaient (GaAs,CdTe, silicium amorphe, Cu(In,Ga)Se2) tandis que les rendements augmentaient sans cesse, avec un bouillonnement créatif et innovant s'amplifiant encore aujourd'hui, avec la découverte de nouvelles filières issues de la chimie comme le photovoltaïque organique ou le pérovskite. Il a cependant fallu attendre le début de ce siècle pour, qu'enfin, le rêve, porté par des générations de scientifiques et d'utopistes de voir le photovoltaïque prendre racine sur terre, se réalise. Grâce à l'impact de politiques publiques de soutien volontaristes, en Allemagne et au Japon en particulier, et aux progrès technologiques, le secteur industriel a pu se mettre en place, d'abord en Europe et ensuite en Chine, consolidant la chaîne de valeur du photovoltaïque et amorçant la réduction des coûts liée au changement d'échelle. Les coûts élevés, barrière infranchissable, étaient enfin battus en brèche, au point que ceux-ci ont baissé d'un facteur 10 en dix ans, et permettent de générer aujourd'hui une électricité compétitive au niveau économique. La progression est telle que l'Agence internationale de l'Énergie parle du « Roi Soleil » pour la qualifier. Le photovoltaïque est de fait devenu la source d'électricité la moins chère au monde.En parallèle, les capacités de production photovoltaïque explosent au niveau mondial avec des installations annuelles passant de 300 MW en 2000 à 143 GW en 2020 pour une capacité totale s'approchant du seuil symbolique du Térawatt. Dans certains pays, dont l'Allemagne, près de 10 % de l'électricité consommée est d'origine photovoltaïque, pour 2,5 % en France.L'énergie solaire photovoltaïque est ainsi entrée dans la cour des grands pour contribuer à la transition énergétique. L'abondance de la ressource solaire et sa distribution au niveau mondial font que le potentiel de développement et d'accélération est considérable, allant du local avec les toits des maisons aux grandes installations terrestres ou maritimes. De nombreuses études prospectives prédisent une contribution très élevée dans le mix énergétique à venir en substitution des énergies fossiles.Ce développement à grande échelle s'accompagne aussi de questions fondamentales concernant la soutenabilité de cette progression au niveau économique et ses impacts environnementaux et sociaux. Il ne pourra se faire que si la technologie photovoltaïque répond à ces critères et s'accompagne d'une acceptabilité sociale portée par l'adhésion des citoyens, le soutien des pouvoirs publics en matière de développement industriel, et d'une éthique tournée vers l'engagement dans la lutte contre le changement climatique.Au-delà des aspects technologiques, scientifiques, l'analyse approfondie des cycles de vie (ressources, bilan carbone, recyclage…), ce sont donc aussi des éléments culturels, liés à la perception même de la relation de l'humanité avec l'énergie solaire et à la confiance nécessaire, qui détermineront le succès ou non du recours à l'énergie photovoltaïque. Ils stimuleront d'autant plus les efforts de recherche en cours dans les laboratoires du monde entier en lien aussi avec les problématiques complémentaires de stockage, de production d'hydrogène ou autres « carburants solaires », aptes à pallier l'intermittence – heureuse – inhérente à la lumière de notre étoile.

Jan 13, 2022 • 1h 8min
Leçon inaugurale - Jean-Jacques Hublin : Homo sapiens, une espèce invasive
Jean-Jacques Hublin Paléantropologie Collège de France Année 2021-2022 Leçon inauagurale : Homo sapiens, une espèce invasive Résumé Partie de sa niche éco-géographique africaine, l'espèce Homo sapiens a étendu son emprise sur l'ensemble de la planète au cours de son expansion, entraînant une perte de la biodiversité et la disparition d'autres espèces humaines, comme les Néandertaliens, avec lesquelles elle a parfois coexisté. Comment notre espèce s'est-elle ainsi imposée ? Était-elle réellement plus avancée que les autres formes d'humanité qui ont évolué parallèlement à elle ? Cette leçon inaugurale tente de définir Homo sapiens, de l'évolution de ses traits morphologiques et physiques à ses capacités cognitives, en passant par la maîtrise de certaines technologies. Jean-Jacques Hublin est paléoanthropologue, auteur de nombreux travaux sur l'évolution des Néandertaliens et sur les origines africaines des hommes modernes. Il a joué un rôle pionnier dans le développement de la paléoanthropologie virtuelle, qui fait largement appel aux techniques de l'imagerie médicale et industrielle, et à l'informatique pour reconstituer et analyser les restes fossiles. Il s'est aussi intéressé à l'évolution des rythmes de croissance et au développement cérébral chez les hominidés ainsi qu'à l'histoire de sa discipline.Professeur invité sur la chaire internationale depuis 2014, il devient titulaire en 2021 de la chaire Paléoanthropologie.

Dec 9, 2021 • 1h 9min
Leçon inaugurale - Christian Gollier : Entre fin du mois et fin du monde : économie de nos responsabilités envers l'humanité
Christian GollierAvenir Commun Durable (chaire annuelle 2021-2022)Collège de FranceAnnée 2021-2022Leçon inaugurale : Entre fin du mois et fin du monde : économie de nos responsabilités envers l'humanitéLes générations futures vont subir un changement climatique dont l'intensité dépendra des sacrifices que nous consentirons pour affronter nos responsabilités. Le temps est à l'action ! Certes, mais devant la myriade d'actions pour le climat, quelles sont celles qu'il faudrait rationnellement mettre en œuvre, à quel coût, à quelle intensité, et quand ? S'il est manifeste que nous avons jusqu'à présent privilégié « la fin du mois », jusqu'où aller dans le renforcement de la prise en compte des impacts de très long terme de nos efforts, et de leur soutenabilité ? Jusqu'où aller dans notre confiance dans la croissance économique et scientifique pour résoudre nos maux cumulatifs ? Lors de cette séance inaugurale de la chaire Avenir Commun Durable, je chercherai à répondre à ces questions en discutant deux outils opérationnels qui déterminent les actions pour le climat qui seront, ou ne seront pas, mis en œuvre : le taux d'actualisation et la valeur du carbone.

Nov 24, 2021 • 49min
Jean-Marc Rochette - L'Année de la bande dessinée au Collège de France
Catherine MeurisseL'Année de la bande dessinée au Collège de FranceEntretien avec William MarxCatherine Meurisse est née en 1980. Après un cursus de lettres modernes, elle poursuit ses études à l'école Estienne, puis à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. En 2005, elle rejoint l'équipe de Charlie Hebdo. Elle dessine également pour des magazines et des quotidiens et illustre des livres jeunesse chez divers éditeurs. Elle signe plusieurs bandes dessinées, parmi lesquelles Mes hommes de lettres (éditions Sarbacane, préfacé par Cavanna), ou comment faire entrer avec humour toute la littérature française dans un seul album, Savoir-vivre ou mourir (éditions Les Échappées, préfacé par Claire Bretécher), guide des bonnes manières enseignées par la baronne de Rothschild, Le Pont des arts (éditions Sarbacane), récit d'amitiés entre peintres et écrivains, ou Moderne Olympia (éditions Futuropolis), une relecture du mythe de Roméo et Juliette.Aux éditions Dargaud, elle publie Drôles de femmes, en collaboration avec Julie Birmant, un recueil de portraits de femmes du spectacle, ainsi que La légèreté, récit de son retour à la vie, au dessin et à la mémoire, après l'attentat contre Charlie Hebdo. En 2016, elle sort Scènes de la vie hormonale, et en 2018 Les Grands Espaces. En 2019, avec Delacroix, toujours chez Dargaud, Catherine Meurisse s'invite dans les souvenirs d'Alexandre Dumas et de son amitié avec Eugène Delacroix. En janvier 2020 elle devient la première dessinatrice élue à l'Académie des beaux-arts.William Marx est professeur du Collège de France, titulaire de la chaire Littératures comparées.

Nov 10, 2021 • 1h 4min
Emmanuel Guibert - L'Année de la bande dessinée au Collège de France
Catherine Meurisse, illustratrice talentueuse ayant collaboré avec Charlie Hebdo, et William Marx, figure clé de la bande dessinée, discutent des liens entre l'art et la mémoire. Ils explorent comment le dessin connecte des expériences personnelles et collectives. La rencontre entre créativité et enfance est mise en avant, tout comme l'importance des souvenirs dans le processus créatif. Ils partagent des réflexions sur l'expérimentation en BD et l'impact émotionnel de la narration visuelle, soulignant son pouvoir de relier les gens.

Nov 4, 2021 • 1h 5min
Leçon inaugurale - Yadh Ben Achour : La révolution, une espérance - Yadh Ben Achour
Yadh Ben AchourCollège de FranceMondes francophones (chaire annuelle 2019-2020)Année 2021-2022Leçon inauagurale : La révolution, une espéranceAprès avoir prévu dès 1785 le fatal avènement de la révolution française, Joachim Cerruti publiait en 1788 son Mémoire pour le peuple français. Il y lançait un cri d'alerte : « Le sujet de nos espérances est devenu celui de nos disputes ». L'espérance du juste est l'élément commun entre toutes les révolutions dans le monde. Si la révolution est une révolte qui passe dans le droit et la Constitution, c'est parce que le droit est précisément le champ qui recueille les espérances. La plupart des révolutions qu'a connues le monde musulman ancien sont des réactions, soit à un problème d'inégalité ethnique, soit à une intolérable discrimination sociale, soit à l'excès de pouvoir. Évidemment, dans le monde ancien, les révolutions prenaient une expression religieuse. Les révolutions modernes n'ont ni le même langage, ni les mêmes conceptions philosophiques, comme le prouve l'expérience de la révolution tunisienne de 2010 / 2011. Cette révolution démocratique sera examinée à la lumière de son passé historique, théologique et anthropologique, puis dans les contradictions, les revers et les crises qui la font passer de l'espérance à l'incertitude. La leçon inaugurale s'achèvera par une réflexion générale sur les révolutions dans le monde arabe actuel.


