
Points de vue Guerre en Iran : que dit le droit international ?
Mar 5, 2026
Sarah Scialom, avocate spécialisée en droit international et pénal international, explique la légalité des opérations militaires et la notion de légitime défense. Elle aborde la responsabilité des États via leurs proxys, la distinction préemption/imminence, l’impact du classement des Gardiens et les limites des juridictions internationales. Elle évoque aussi la portée politique des qualifications juridiques.
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Episode notes
Le Droit International Comme Langage De Légitimité
- Le droit international reste le langage de la légitimité entre États et n'est pas seulement rhétorique.
- Sarah Scialom souligne que qualifier une opération d'illicite est le meilleur moyen de la discréditer diplomatiquement.
Légitime Défense Et Responsabilité Des Proxys
- La charte de l'ONU n'interdit pas totalement l'usage de la force; l'article 51 préserve le droit naturel à la légitime défense.
- Les actes des proxys financés ou contrôlés par un État peuvent engager la responsabilité de cet État selon la jurisprudence de la CIJ.
Imminence Et Limites De La Préemption
- Le droit distingue frappes préventives (interdites) et frappes préemptives (admissibles si l'attaque est imminente).
- La doctrine admet aujourd'hui la légitime défense anticipée mais la charge de la preuve d'imminence pèse sur l'État attaquant.

